Le royaume d'Aryon
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Un royaume prospère dans un monde plein de magie, de mystères et surtout d'aventures !
Natif de cette contrée, vous allez pouvoir défier votre destinée et créer votre légende au travers d'un récit épique qui marquera l'histoire du royaume... Que vous soyez un artisan de génie, un commerçant fourbe, un noble prétentieux, un aventurier intrépide ou un garde incorruptible, vous avez tous votre place dans le royaume d'Aryon !
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[FB] Placée sous surveillance

Lin E. Gher
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Lin E. Gher
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Mer 5 Juin - 9:28

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Prostrée dans un coin de ma cellule, j’aimerai pouvoir pleurer. Pleurer d’avoir perdue ce doux sentiments qui me portait jusqu’à maintenant. Pleurer à cause du regard déçu de Daniela, celle qui se rapproche le plus d’une mère à mes yeux même si elle s’en défend… Pleurer pour avoir cru être aimer par ce garçon. Mais je n’ai plus de larmes à donner, mes yeux sont secs et douloureux d’avoir trop pleurer. Pleurer depuis mon arrestation par la garde puis pendant le procès. Le procès n’a fait que meurtrir plus mon coeur déjà amochée par ce que j’avais déduit par moi-même dans ma cellule. L’entendre dire par celui que je pensais mon âme-soeur sous l’effet de la potion de vérité m’a fait mal. Je n’étais qu’un objet, un outil que l’on jette lorsque l’on en a plus besoin… Lorsque mon tour est venu, je n’ai pas lutté pour ne pas prendre la potion, même sans cela, je m’en serai tenue à la vérité. A quoi bon mentir pour un garçon qui ne vous aime pas…

Assise contre le mur, les genoux contre la poitrine, je me demande ce que l’on va faire de moi… Les autres ont été condamnés à l’exil mais pas moi. Les juges m’ont jugée innocente. Innocente mais trop dangereuse pour être remise en liberté comme ça. Ils n’avaient pas encore pris de décision lors du verdict aussi m’a t-on à nouveau enfermé ici… Combien de temps a passé depuis ? Difficile à dire, on m’apporte un repas de temps en temps, de l’eau assez souvent. Mais ce ne sont pas des repères suffisants pour savoir combien de journées sont passées. Hormis quand les gardes ouvrent la porte, je suis dans le noir. J’enfouis mon visage contre mes genoux lorsque j’entend le bruit de la clé dans la serrure de la lourde porte en bois. Peut-être encore à manger… A ne pas bouger, je n’ai pas faim, ni même l’envie de manger. Peut-être devrait-je me délester de mon énergie dans les murs pour ne faire que dormir et manger. La porte s’ouvre en grinçant inondant la cellule de lumière. J’entend que plusieurs personnes murmurent à l’entrée. Les gardes sont gentils avec moi habituellement, je crois qu’ils apprécient que je soit sage dans ma cellule… Les murmures cessent et le claquement caractéristique de talons frappant sur la pierre résonne dans la cellule. L’équipe précédente a due être relevée, la dernière fois, c’était un homme. Immobile, j’attend qu’ils repartent après avoir poser le repas sur le lit. Je sursaute lorsqu’une main se pose doucement sur mon épaule. Je lève tout juste suffisamment les yeux pour reconnaître cette robe. Une des soeurs du temple de Lucy.

Viens Lin, on rentre au temple.

A son de cette voix, des larmes se mettent à couler le long de mes joues. Joie de la retrouver, peine de l’avoir déçu, peur de ce qu’il va m’arriver, tout un pêle-mêle d’émotions qui se mélange en moi. Submergée par mes émotions, je me jette dans les bras de la Soeur.

Je suis désolé Daniela ! Je ne voulais pas faire ça…

Je sens ses bras qui se referme autour de moi me serrant contre elle. On reste ainsi un moment, jusqu’à ce que mes larmes se tarissent.

Tu n’as rien fait de mal ma chérie, tu ne savais pas. Maintenant, viens, je te ramène à la maison.

J'acquiesce sans dire un mot. Quitter cette cellule sombre me rend heureuse mais cela veut aussi dire que l’on a pris une décision me concernant. Elle m’oblige à me relever et m'entraîne avec elle. A la porte, je reconnais le garde qui a veillé à ce que je mange bien et que j’ai assez d’eau pendant mon incarcération, en particulier après le procès. Je le remercie de sa sollicitude même si personne ne s’attend à être remercié dans ce genre de situation. En chemin pour le temple, je questionne Daniela sur mon avenir, inquiète et perdue. Je la connais depuis toute petite, son expression me dit qu’elle n’est pas sereine. Après un soupire, elle me livre sans détour ce qu’il a été décidé par les juges concernant mon avenir. Un tuteur, garde, pour me surveiller en permanence et veiller à ce que l’on ne tente pas à nouveau de m’utiliser. L’obligation d’aller à la Capitale, où la surveillance sera plus aisée et où personne ne connaîtra mon pouvoir. Et, pour finir, l’obligation à vie de rendre des comptes sur mes activités à mon tuteur même lorsqu’il aura été jugée que je pourrais vivre seule… Ma mine déconfite doit l'alerter car elle essaye rapidement de me présenter ça comme l’occasion d’avoir un semblant de vraie famille ainsi que de voir autre chose que la ville aquatique. Avoir un tuteur ne me pose pas spécialement de problèmes, non, je m’en accomoderai… Mais partir d’ici… Loin du temple qui est mon chez moi, là où j’ai passée toute ma vie me fait peur. A mon interrogation concernant la date de mon départ, je n’ai pas de réponse juste une lèvre pincée avant que d’un souffle, elle ne réponde.

Demain…

Demain… Demain, on m’arrachera à mon monde, à ma famille que sont les Soeurs pour me jeter dans une ville inconnues… Mes mains se resserrent sur le bras de mon accompagnatrice signe de mon appréhension. Je soupire avant de lui signifier que je respecterai la décision qui a été prise ajoutant que s’il en est ainsi, c’est certainement une chance que Lucy veut me voir saisir. Mon retour au temple n’est donc qu’un simple passage pour rassembler mes affaires et me rendre présentable devant mon futur tuteur…

Le lendemain, je me présente au chateau de la ville résignée à devoir quitter la ville qui m’a vue grandir avec un ou une inconnue en guise de parent de substitution… Je traine une petite malle derrière moi contenant mes maigres possessions, principalement des vêtements et un livre donné hier soir par Daniela. Un livre sur les préceptes de Lucy pour me porter chance.

Flashback à l’époque des 15 ans de Lin, période où on lui impose un tuteur.
Lyxiae
Anonymous
Invité
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Mer 5 Juin - 15:46

 
Chacun sa chance


« Tu devrais accepter. »
Tels sont les mots de son mentor vis à vis d'une proposition qui lui a été soufflé tôt dans la matinée. Une histoire, une affaire, une jeune fille prise sur les faits et dont la justice de la nation offre la possibilité d'une rédemption moins pénible que la prison. Du haut de ses dix-neuf années, Caïn était... particulièrement insensible à ce genre d'histoires. Pour ne pas dire qu'il n'en avait cure. Son air dédaigneux se voyait que trop bien et sa chevelure était particulièrement courte ; à l'image même d'un soldat. Ce n'est que plus tard, pour une raison qui lui est propre, que sa crinière ne sera que plus libre.

Mais là, tout de suite, il doit penser à son avenir.
On s'en doute, que trop bien, que l'idée de lui coller une enfant dans les pattes n'est pas venue sans rien. Pour le sensibiliser, pour redorer son image, lui donner l'occasion qu'il n'est pas qu'un soldat égocentrique. Autant il était prometteur, autant son caractère le rendait particulièrement ... irritable. Cela faisait à peine quatre années qu'il avait rejoint la garde, de manière officielle, et ses antécédents ne sont que trop nombreux.
Cependant, les résultats sont là, ils parlent pour lui ; il a ce qui faut, mais il ne veut pas. Peut-être parce que son ambition n'est pas une raison suffisante pour motiver un homme à changer. Et grâce à ça, beaucoup ont refusé de le mettre à la porte... à condition que cela s'arrange avec le temps.

Je dois donc m'occuper d'une enfant pour prouver ma bonne foi ? Son regard s'est posé sur la calèche mis à disposition, la réponse viendra dans un soupir las. ... Très bien.

Une dernière conversation avec son supérieur, s'il doit vivre avec cette criminelle, alors autant que ce soit dans un endroit convenable pour ça. Qui sait, si Lucy en a décidé ainsi, c'est pour une raison ? Ou bien se joue-t-elle de ceux qui ont toujours priorisé leur personne avant les autres ?
Ou bien... est-elle la seule à savoir les raisons qui poussent ce jeune homme à être ainsi ?
__________________________

Le départ s'est fait le lendemain.
Vêtu de son armure d'apparat et de sa lame de service, le regard du blondin est rivé sur le paysage qui défile au fur et à mesure que le véhicule s'avance. Peu à peu, l'air marin allait titiller ses narines et la verdure laissera sa place à une étendue d'eau vaste et sans fin. Il aurait pu trouver un certain charme à cette ville, si seulement il n'avait pas cette sensation pénible que son destin serait de finir pêcheur s'il restait ici.
Mais ça, ce n'est que préjugé.

Il intima le conducteur de l'emmener au lieu de rendez-vous. Chose faite, il sortit de la calèche pour mieux se présenter et sortir la médaille de la garde. Arrogant, peut-être, mais poli avant tout. Après un échange avec la personne qui accompagne l'adolescente - et un bref coup d’œil sur elle - la route allait vite être reprise. Plus vite ils seront repartis, plus vite ça sera moins difficile.
Surtout que, à l'heure actuelle, le ciel était couvert de nuages gris.

Ce n'est qu'après les adieux que Caïn s'est donné le droit d'observer la demoiselle qui allait figurer sur ses papiers, à présent et qui se trouve sur le siège en face du sien. Pendant une poignée de secondes, une sensation de compensation a pu naître en lui, mais autant dire que cela est vite remplacée par une austérité palpable. Comme dit, à cette époque... il n'était pas facile. Mais l'effort se fera quand même.

... Tu pourrais revenir les voir plus tard, n'ait crainte. Ces mots sont adressés à la jeune fille, qui était encore chez les sœurs il y a peu. Je m'appelle Caïn, comme dit. J'ai demandé un logement adéquat pour toi.

Un flash, un souvenir. Une image qui lui coupe le souffle un court instant.
Un peu d'honnêteté ? Peut-être. Sa faute doit certainement lui peser sur la conscience, nul besoin d'instaurer une ambiance morose en plus de ça. Après tout, c'est lui l'adulte, c'est à lui de faire en sorte que cela se passe bien... C'est son rôle, après tout.

As-tu faim ? Je dois admettre ne pas connaitre la nourriture locale. Une rapide attention sur les nuages. ... Même si le temps est un peu capricieux, aujourd'hui.

Le sourire n'y est pas, mais cela va venir.
Espérons-le.
Lin E. Gher
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Lin E. Gher
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Jeu 6 Juin - 13:04

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Non, cet homme ne me dit rien qui vaille… Je sais que je suis soit-disant une criminelle mais était-il nécessaire de me coller un homme. Un homme aussi austère que la porte de ma cellule… Non, même la porte était plus chaude que lui. Et puis, est-ce vraiment bon de confier une jeune femme de 15 ans à un homme qui semble avoir à peine la vingtaine ? Depuis hier soir, je pensais que l’on me confierait à une femme… Ignorant cet homme, le parent que l’on m’impose, de la même façon qu’il le fait, je charge ma malle sur la calèche avec l’aide du chauffeur. J’ai déjà fait mes adieux aux Soeurs et à Daniela. Je la salue poliment lorsque le moment est venu de partir.

Assise dans la calèche, je sens son regard sur moi alors que je me concentre sur le paysage. Je n’ai pas besoin de le regarder pour savoir ce qu’il pense certainement de moi. Une criminelle qu’on lui colle dans les pattes, certainement de force, une gêne plus qu’autre chose. Silencieuse, j’essaye de trouver une position pour dormir, le sommeil m’ayant fuit une bonne partie de la nuit. Et même quand j’ai réussi à m’endormir, les cauchemar de la cellule me sont revenus. Cet exil forcé vers la Capitale ne me plaît pas, j’aurai voulu continuer à vivre avec les Soeurs, ma seule famille. Coupant court à mes efforts pour dormir, le garde m’indique que je pourrais revenir de temps en temps. Bien que l’idée m’enchante, je reste consciente que ce n’est qu’un pis-aller. Ma vie ne sera plus jamais la même qu’avant tout ça… Il enchaîne en se présentant à nouveau. Chose qu’il fait bien car je n’ai rien écouté de sa petite introduction sur le parvis du château. Caïn… Cela ne devrait pas être trop compliqué à retenir. A sa remarque sur un “logement adéquate”, je me redresse essayant de comprendre ce qu’il veut dire.

Cela veut-il dire que j’aurai une chambre pour moi ?

J’essaye de rester polie avec cet inconnu qui doit devenir un simulacre de famille pour moi… Est-ce que les juges espèrent qu’il prendra la place d’une figure paternel dans ma tête ? Ma mère m’a abandonnée au temple mais où était mon père ? Lui aussi m’a abandonné même avant ma mère… Rien que l’idée qu’il puisse essayer de jouer au père avec moi me hérisse. Daniela m’a déjà parlée de ma mère… Une jeune fille à peine plus vieille que moi maintenant, petite. Signe distinctif, elle a les cheveux et les yeux violets. Qu’est-ce que je ferai si je la retrouve, je ne sais pas… A quoi bon se battre, l’expérience de la prison m’a suffit pour ne plus vouloir y mettre les pieds. Plutôt que de me morfondre sur mon ascendance, je préfère mettre les choses au clair avec le soldat bien trop sérieux à mes yeux.

Comment dois-je vous appeler ? Monsieur Caïn ? Caïn ? Cher tuteur ? Père ? Non oubliez le dernier, c’est tout simplement hors de question. Je me contenterai de Lin ou Eudia comme vous le souhaitez…

Une chose que ma mère a bien fait, j’aime bien mes prénoms… Elle a bien fait de donner mon nom complet aux Soeurs en me laissant, je ne me serais pas vu affublée d’un des prénoms qu’elles donnent aux nouveau-nés abandonnés… Gloria, Sonia, Monique… Que des noms déplaisants à porter.

Au bout d’un moment, mon estomac grogne, réclamant un repas plus copieux que mes “je ne sais plus combien” repas de prisonnière. Je lève les yeux vers Caïn qui me demande si j’ai faim… Bien sûr que j’ai fin triple buse ! Tu as vu ce que l’on donne à manger aux prisonniers ? C’est dégueulasse et trop peu. A croire qu’il fait tout pour m’être antipathique…

Des spécialités locales ? Il y a bien l’anguille, c’est pas mauvais mais sinon, les spécialités de la Ville Aquatique sont plutôt pâtissière.

Je soupire, on est de toute façon trop loin pour envisager de faire un arrêt pour acheter à manger… J’attendrais que l’on s'arrête pour manger un morceaux. Pour faire passer le temps et m’éviter de penser, je le questionne sur mon avenir à la Capitale.

Qu’est-ce que l’on va faire de moi à notre arrivée à la Capitale ?

Toute ma vie, j’ai été relativement libre de faire ce que je souhaitais. Ne souhaitant pas devenir Soeur, je n’ai jamais été contrainte de participer aux enseignements de Lucy, juste aider à la vie commune pour mériter mon logement. Une situation qui me convenait parfaitement. Je suppose que ce temps est révolu, du moins le temps que l’on m’accorde un peu plus de confiance.
Flashback à l’époque des 15 ans de Lin, période où on lui impose un tuteur.
Lyxiae
Anonymous
Invité
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Jeu 6 Juin - 23:55

 
Chacun sa chance


Le temps défile comme le paysage à travers la fenêtre de leur véhicule. Autant dire que cette affaire ne lui plaisait guère, du moins, pour l'instant. En bon soldat, en bon adulte, il se devait d'envisager son futur dans lequel il va devoir prendre en considération cette jeune femme, jusqu'à ce qu'elle soit suffisamment assez âgée. C'est donc, d'une certaine façon ; une simple question de temps.
Malgré son air et son allure, Caïn avait déjà développé son don d'anticipation, réflexion aux multiples possibilités d'une situation.
Dans l'immédiat, cette demoiselle n'avait rien d'une criminelle.

C'est la sensation qu'elle dégageait... alors comment elle a fait pour s'embourber dans un tel merdier ? Vu son expression et sa corpulence... autant dire qu'elle a tout d'une jeune crédule. Encore une fois, d'une certaine façon, elle est plus victime que coupable.
Cela veut-il dire que j’aurai une chambre pour moi ? La question était particulière. Un sourcil fut haussé aussitôt la phrase entendue. Que voulait-elle dire par là ? Avant de partir dans des suppositions qui peuvent, d'une certaine façon, le mettre dans une mauvaise humeur palpable, il préfère ne rien dire et mimer un instant d'hésitation. Bien que la réponse est rapide ; via un signe positif de la tête.

Comment dois-je vous appeler ? Monsieur Caïn ? Caïn ? Cher tuteur ? Père ? Mais cette question-ci, a eu le don de le mettre subitement mal à l'aise. Il est resté figé, inerte, à la fixer avec de grands yeux...
Foutredieu, c'est vrai.

C'est vrai qu'à partir de cet instant, cette enfant sera considérée comme un membre de sa famille. Tuteur veut dire responsable, responsable veut dire éducation, éducation veut dire "avenir". Vu de cette façon, cela relève un certain défi. Si cette fille, dont l'image a été terni par un méfait insouciant, devient une jeune femme respectable et droite plus tard... alors ça sera, en partie, grâce à lui.
Mais bon sang, il va falloir se donner.

La suite de ses questions ne sera qu'un enchaînement. Le blondin restera interdit, puis lâchera un rire nerveux tandis qu'il dissimule son faciès avec sa main. Mais ce rire était léger et en rien moqueur, juste... ça devait sortir.
Bon sang, dans quoi s'est-il embarqué ? Est-ce que le prestige et la renommée méritent tant d'efforts ? Bien qu'arrogant et présomptueux, il n'était pas stupide et aveugle. S'il n'avait rien pour prouver sa bonne morale...

Juste Caïn. Ou bien "sale tête de pioche". Du moins, je suppose que tu dois me voir ainsi. Il n'est pas dupe. Après tout, il avait son âge... quatre ans auparavant. Et on peut faire un détour, il est vrai que je n'ai rien mangé non plus.

Suite à cet aveu, il tape le bois de la calèche pour ensuite faire découvrir une petite ouverture par laquelle il s'adresse au conducteur. Un bref échange pour demander - non - ordonner à ce qu'un détour soit fait en direction d'une pâtisserie. Le ton du futur Lieutenant est perceptible. Du moins, la différence est notable lorsqu'il s'adresse à l'un puis à l'autre...
Elle a de la chance d'être jeune, on va dire.

La calèche prend alors un détour, au lieu de continuer sa route vers la sortie de la ville, c'était de justesse, on va dire.

Et... concernant ton avenir... Il réfléchit, même si ce n'est pas nécessaire. T'inscrire à l'école, le temps de te trouver une formation dans le métier de ton choix. Cela prouvera ta volonté à te racheter.

De sa part, cela peut sonner comme une condamnation. Au fond, n'est-ce pas la même chose ? Mais c'était obligatoire, surtout à son âge.

En tant que tuteur, je recevrais une bourse pour toi. La gestion de tes finances est de ma responsabilité. Ses iris azurés sont posés sur l'ex délinquante, si on peut l'appeler ainsi. Tu auras ta chambre, bien entendu. Tu es une jeune fille, tu as besoin d'intimité.

Des mots corrects prononcés avec une voix à l'intonation hautaine. Mais à ce stade... il ne fait même pas exprès.
Tiens, ils sont bientôt arrivés.
Lin E. Gher
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Lin E. Gher
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Ven 7 Juin - 9:01

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Poser des questions me semblait une bonne idée pour essayer d’amorcer un semblant de discussion. Après tout, autant l’un que l’autre, nous allons devoir nous supporter pour quelque temps… Certainement plusieurs années. Quelques années pour montrer que je ne suis pas une criminelle et que l’on n’a pas à regretter de ne pas m’avoir exilée comme les autres. Mais pour le moment, j’ai l’impression de parler à un mur… Un mur avec une quantité d’expression faciale limitée qui, comme tout bon mur, ne sort pas un mot en réponses à mes questions. Tout juste un hochement de tête pour me signifier que oui, j’aurais une chambre pour moi seule.

Lorsque j’abandonne l’idée de poser des questions qui ne trouvent aucune réponse, il se met à rire. C’est qu’il se moque de moi en plus maintenant ! A ce qu’on dit les femmes de mon âge sont plutôt sensibles au saut d’humeur. En un instant, je me referme sur moi-même préférant me murer dans le silence comme lui et faire comme si de rien n’était. A ma grande surprise, il se décide enfin à répondre à mes interrogations commençant par la façon dont je dois l’appeler. Je souris lorsqu’il me propose de l’appeler Tête de pioche. Cela ne me serait pas venu à l’idée mais si c’est autorisé, je ne m’en priverai pas. Je n’ai aucune envie d’être sa pseudo-fille adoptive et, même s’il est mon unique seconde chance, il ne gagnera pas ma sympathie, les hommes ne sont que des traîtres… Actant le fait que lui aussi à envie de manger, il demande à notre chauffeur de faire un détour avant que l’on quitte définitivement la ville. Contente de constater que je ne vais pas mourir de faim pendant tout le voyage, je me détend un peu. Il s’adresse à moi, revenant sur mon avenir. Des précepteurs, me trouver un futur métier, rien de bien différents de ma vie chez les Soeurs finalement. Daniela insistait souvent pour que j’aille observer les artisans travailler espérant que je me découvrirai une passion pour un métier. Mais cet avenir sonne comme une obligation dans sa bouche. Est-ce pour cela que l’on m’a collé ce gars dans les pattes ? Pour qu’il me rappelle toujours que je suis punie… Je fais une grimace espérant que la Capitale m’inspirera plus pour trouver un métier… La ville est plus grande, plus vivante, il doit y avoir d’autres possibilités qu’à la Ville Aquatique que d’être cordonnière, pâtissière ou tailleuse. M'apprêtant à répondre, il me coupe pour continuer arguant qu’il va recevoir de l’argent pour moi et veillera à ce que je ne manque de rien avant de faire une remarque désobligeante sur le fait que je demande une chambre pour moi toute seule. Son ton hautain et sa façon de croire qu’il sait mieux que moi pourquoi je fais cette demande me fait sortir de mes gonds. Sautant de mon siège, je pointe un doigt accusateur vers lui.

Vous ne savez rien de moi alors arrétez de me juger ! Je veux une chambre avec un verrou ! Un verrou pour me protéger de vous !

Il a l’air jeune, certainement quelques années de plus que moi… Je ne suis pas dupe concernant ce qu’il se passe dans de telles situations et il est hors de questions que je me fasse avoir à nouveau. La calèche s’immobilise doucement et je me précipite à l’extérieur. Les quelques pièces que Daniela a glissée dans ma poche ce matin suffiront à me nourrir aujourd’hui. La devanture de la pâtisserie me met immédiatement l’eau à la bouche remplaçant ma colère par une faim immense. Je prend mon temps pour prendre de quoi manger. Une grosse brioche feuilletée pour moi et un bout de pain dur pour le garde, objet de ma colère. Je prend également une pâtisserie à base d’amande et miel, plus consistante pour lui, les préceptes de Lucy faisant partie intégrante de mon éducation. Je cache cette pâtisserie avec ma brioche. Il l’aura s’il se montre plus gentil et moins hautain sinon, le pain dur sera son unique repas correct aujourd’hui. Je remonte dans la calèche et lance son bout de pain à mon tuteur.

Pour toi, Tête de pioche.

Je reprend ma place sans plus de cérémonie et commence à déballer ma brioche pour grignoter. S’il le faut, je peux tenir deux jours avec celle-là.
Flashback à l’époque des 15 ans de Lin, période où on lui impose un tuteur.
Lyxiae
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Lun 10 Juin - 15:59

 
Chacun sa chance


Ah, nous y voilà enfin.
Elle s'énerve, s'emporte, commence à déblatérer des mots qui se veulent impactant. Cependant, l'expression de Pentaghast se veut neutre, pour ne pas dire : dépourvu de toutes émotions.
Cette attitude est un "déjà-vu" pour lui. Encore un peu et il aurait pu s'entendre envers son mentor qui avait eu un comportement presque détestable à son égard lors de ses débuts. Mais quoi de plus normal, quand on ne sait rien l'un sur l'autre ? Percute-t-elle que ce qu'elle dit vaut également pour lui ?
A-t-elle conscience qu'elle est également vu un potentiel ? S'il y a bien une chose qu'il a su apprendre à ses dépends ; c'est que la taille ne veut assurément rien dire une fois que tout le monde est endormi.
Une tête reste une tête, qu'un cou est une zone sensible... tellement de possibilités pour occire un individu sans la moindre force, juste de la précision.
Si elle est jugée "criminelle", est-elle capable de ça ?

Pour toi, Tête de pioche. Lâche-t-elle avec dédain face à un Caïn qui n'a point pipé mot durant tout le reste du trajet. Son regard azuré se pose sur le pain donné qu'il ne prend pas. Le cocher reprend donc sa route en direction de la sortie de la ville, on peut y voir le cheminement via les fenêtres de la calèche...
Il patiente, encore et encore, dans un silence qui se veut pesant et pénible, mais pas pour lui. Non, pour lui ; tout ceci n'est que le prologue d'une scène qui va se présenter sous peu.

Brusquement, sa main martèle le bois de la calèche pour signaler un arrêt soudain. Chose faite, le véhicule cesse tout mouvement au beau ... milieu du chemin ? De nulle part ? Tant et si bien que la ville maritime n'est plus visible, que le ciel est devenu encore plus sombre. Tiens, il se met même à pleuvoir...
Soudainement, la porte s'ouvrit pour donner un meilleur panorama ; juste de la verdure, la lisière de la forêt qui doit certainement abriter bien des dangers.  


Tu es grande, non ? Il se donne le droit de briser son silence, d'une voix abrupte. Alors fais ton choix, sachant qu'il y aura avantage et conséquence.

Mais il ne s'arrête pas là, sans pour autant se mouvoir. Son expression se veut ferme et stricte. Elle veut péter un câble ? Très bien, qu'elle le fasse ; mais ce n'est pas sans résultat par la suite.
Y a bien une chose qu'un homme tel que lui ne supporte pas, c'est d'être parlé ainsi.

Hors de question que tu te transformes en victime sous ma tutelle. Si tu pars, tu affrontes la vie seule, je ne te retiendrai pas. Car oui, elle ne pourra pas retourner chez les sœurs. J'inventerais une histoire, je payerais le conducteur pour son silence. Cela n'est pas un problème.

Sa voix est toujours forte et grave, ce qui accentue le côté incisif de ses propos. Comme pour alerter les environs, attirer les bêtes, les bandits ? Qui sait. En tout cas, l'homme qui conduit ne peut rien dire, il reste là ; simple spectateur... après tout, il est qui pour intervenir ? Il préfère guetter les alentours, juste au cas où...

Soit tu viens avec moi et tu as d'autres possibilités de vie, d'avenir. Il ne cesse de fixer la jeune fille face à lui. Mais comprends bien que rien, absolument RIEN ne m'oblige à subir tes caprices.

Il prend une longue et profonde inspiration, tandis que l'orage commence à gronder, la pluie l'accompagne de très près.

Si je ne sais rien de toi, n'oublie pas que c'est réciproque. Ses yeux sont orientés vers l'horizon, qui s'assombri de plus en plus. Même si les options ne te plaisent pas, ça reste un choix. Avantage et inconvénient.

Elle veut être considérée comme une grande ? Voilà l'occasion.
Elle n'est pas retenue, personne ne la retient. Dès lors où le choix est là, que les options plaisent ou pas, elle sera traitée comme une adulte responsable. Mais certainement pas comme une victime.
Nous avons toujours le choix.
Et ceci est la première leçon en tant que tuteur.
Lin E. Gher
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Lin E. Gher
Citoyenne
Mar 11 Juin - 9:06

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Pas un branchement, ni même un mouvement qui pourrait indiquer un éventuel mécontentement. Caïn est une foutu statue de marbre… A moins qu’il soit juste dénué d’émotions ? Non, il s’est moqué de moi tout à l’heure ! Il est juste un fichu soldat qui cache ce qu’il a dans la tête. Un fieffé menteur comme eux… Rester le plus éloignée possible de lui est certainement la meilleure solution, qui sait ce qu’ils ont vraiment en tête en me plaçant sous sa tutelle. Choisissant de faire comme s’il n’était pas là, j’attaque ma brioche alors que le cocher donne ses ordres aux chevaux.

Le voyage n’est pas des plus intéressants. Qu’est-ce que j’espérai de tout ça… Peut-être quelqu’un de plus ouvert avec qui une relation de confiance aurait pu se construire peut-être. Je me prend à regarder le paysage défilé m’endormant peu à peu jusqu’à ce que des coups violents sur le bois de la calèche me réveille en sursaut. Face à cette brutalité, je me recroqueville dans mon coin alors qu’il ouvre brutalement la porte. Mon regard se fixe sur lui lorsqu’il se met à parler sa voix faisant comme un fouet claquant sur ma peau. Les images de la cellule et des gardes défilent rapidement devant mes yeux. Certains étaient brutaux n’hésitant pas à me faire mal pour que j’obéisse… Au fur et à mesure de son discours visant à me faire choisir entre une mort certaine et la vie avec lui, je me recroqueville en position foetal attendant juste le moment où il me frappera pour me jeter hors de la calèche. J’essaye de me faire petite, de disparaître alors que je retiens mes larmes certaine qu’il sera violent si je pleure devant lui.

Plus terrorisée qu’autre chose, je reste muette et incapable de choisir quoi que ce soit. J’ai grandi avec les soeurs, je ne sait rien de la vie sauvage, je serait certainement morte avant d’atteindre un village toute seule… Ou capturer et violer par des bandits… Mais rester avec ce garde qui me terrorise… D’un murmure, je lui fait savoir que je ne compte pas partir.

J’ai promis à Lucy de saisir la chance qu’elle m’a offerte et l’aide qu’elle m’a envoyée…

Daniela m’a toujours appris à aider mais aussi à accepter l’aide que l’on me proposait. Un des préceptes fondateurs de Lucy… Joignant le geste à la parole, je me lève pour fermer la porte de la calèche et toquer deux fois sur le bois donnant ainsi l’ordre de reprendre la route au cocher. Je reprend ma place en position foetal en m’enroulant dans ma cape. Je rabat ma capuche sur mon visage pour étouffer mes sanglots. Coincée dans cette calèche avec un tuteur qui me terrorise, je tremble. Je n’ai connu que la Ville Aquatique et les Soeurs, qu’est qui m’attend à la Capitale ? Les marques de mains des gardes les plus brutaux sont encore visibles sur mes bras me rappelant qu’il pourrait tout aussi bien devenir comme eux...
Flashback à l’époque des 15 ans de Lin, période où on lui impose un tuteur.
Lyxiae
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Mar 11 Juin - 16:20

 
Chacun sa chance


J’ai promis à Lucy de saisir la chance qu’elle m’a offerte et l’aide qu’elle m’a envoyée… Et c'est là son choix.
Le temps de sa réponse, Caïn n'a pas cligné des yeux une seule fois. Pire encore, il fut pris d'une rigidité soudaine, tel un prédateur dans l'attente de la décision de sa proie ; rébellion ou non ? Mais les faits ont été exposé, les risques également, et les conséquences par-dessus le marché. C'était une évidence même, qu'une gueularde comme elle, choisisse la sécurité à l'inconnu.
Il ne s'est encore rien passé, il ne l'a pas touché ; mais par Lucy, qu'il ne supporte pas d'être pris pour un abruti.

Il la laisse refermer la porte et faire signe au conducteur de reprendre la route. Bien, parfait. Lui, comme à son habitude, reste immobile et silencieux, l'air impérieux et sévère. Autant il veut bien lui laisser de la liberté, autant il faut savoir tirer sur la bride pour y mettre un stop.
Et ça, il en est totalement capable.

Bien, alors cesse de te faire passer pour une martyre. Lâche-t-il dans un souffle audible, à l'image même d'une bête agacée. Tu seras nourris, logée, vêtue et en sécurité. N'exige pas plus dans l'immédiat.

Il faut bien établir les bases, après tout. Et lui rappeler, même de manière directe, que sa position actuelle ne lui donne aucunement le droit d'exiger quoique ce soit. C'est déjà une aubaine pour elle de finir uniquement sous la tutelle d'un garde... la plupart n'ont pas eu cette chance.
Enfin, à considérer qu'être sous la surveillance d'un homme tel que lui comme une chance...

Ne m'insulte plus, par ailleurs. En effet, un tantinet rancunier, il peut l'être. Si j'étais un dévergondé, je n'aurais jamais eu ce médaillon.

Bien entendu, il parle du symbole de son appartenance à la garde. Soyons francs, une réputation peut vite ternir une image, au point de rendre le quotidien de quelqu'un exécrable. Ce qui n'est pas son cas.
Sa seule réputation est de faire preuve de virulence lorsqu'on le provoque. Impulsif, rancunier et cruel, c'est comme ça qu'on peut le décrire.
Mais en aucun cas injuste, fermé et inflexible. Sinon... il n'aurait même pas accepté ce rôle.

Lorsqu'on sera à la capitale, tu déposeras tes affaires, et on ira manger. Son regard se perd, à nouveau, vers l'étendue verte du paysage qui défile. Demain, on vérifiera tes vêtements, savoir s'il faut t'en acheter des nouveaux.
Lin E. Gher
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Lin E. Gher
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Mar 11 Juin - 20:15

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Un silence de plomb s’installe dans la cabine de temps en temps brisé par le cahot de la calèche sur un caillou. Mes larmes se tarissent rapidement mais je reste dans ma position faisant mine de dormir pour ne plus avoir à l’entendre et réduire le risque qu’il me frappe. Un moment, j’hésite à transférer mes forces pour vraiment m’endormir mais la peur de cet homme me retient. Je tressaille lorsque sa voix retentit, une pointe d’agacement perçant à travers son timbre. Martyr… En quoi avoir peur de lui et de ses pairs fait de moi un martyr ? Etant donné qu’il sait visiblement que je ne dors pas, je reprend une position “normale”, préférant cela au risque de l'énerver encore plus. Je fuis son regard lorsqu’il énumère le fait que l’on veillera à ce que je ne manque de rien tant que je serais sous sa tutelle et que je devrais me contenter du minimum pour l’instant. Autrement dit, je dois le laisser avoir tout contrôle sur ma vie… Avec un soupire, je murmure.

C’est compris.

Répondre avec des phrases courtes est certainement le meilleur moyen de diminuer sa colère. Ici, je n’ai pas d’option pour fuir… Quand on sera arriver, je trouverai le moyen de l’éviter. Au pire, j’arriverai bien à me réfugier au milieu d’autres gardes, avec un peu de chance, il n’osera pas me frapper devant ses pairs. Je hausse un sourcil lorsqu’il me réprimande de l’avoir insulté. N’est-ce pas lui même qui m’a proposé de l’appeler “sale tête de pioche” ? S’il commence à faire ça, nous ne sommes pas prêts d’arriver à un statu quo… Mon incrédulité atteint son maximum lorsqu’il parle de dévergonder… Un mot inconnu pour moi mais qui clairement n’est pas associé à ce que j’avais en tête. Est-ce qu’il va vraiment falloir que l’on parle de tout ça ? Je n’en ai pas envie mais si cela peut faire retomber sa colère et le risque qu’il se montre violent, cela ne sera pas si douloureux… Joignant mes mains sur mes genoux, j’essaye de capter son regard.

Je ne sais pas ce que veut dire “dévergondé”, Monsieur. Vous êtes un inconnu, un garçon que je pensais connaître à déjà trahit ma confiance… Des gardes comme vous m’ont fais mal alors que je ne luttais pas. Vous comprendrez que je me montre méfiante, je ne vous connais pas, monsieur.

En parlant, je remonte une manche dévoilant plusieurs marques certaines jaunâtres, d’autres encore bien bleue.

Ce n’est pas les pires. J’en ai pris la majorité après le procès par vos propres collègues. Certains après avoir bu, d’autres par simple amusement...

Hier soir sous l’eau, j’ai pu voir l’étendu des dégâts causés par les points et, parfois, les pieds de certains gardes. Des gros bleus parsèment mon corps un peu partout. Au moins, ils ne sont pas trop douloureux. Certains ont été gentils avec moi tout de même parmi mes geôliers. Je descend rapidement la manche de ma tunique cachant ces marques qui me rappelle mon incarcération.

Je l’imite lorsqu’il se concentre sur le paysage considérant que la discussion est close. Je reporte mon attention sur lui lorsqu’il reprend la parole contre toute attente. Son ton me semble moins abrupte, un peu plus doux tout de même… Un petit sourire se dessine sur mon visage à l’évocation d’un repas. Il n’a pas l’air de me tenir rigueur pour le pain dur. Je tique un peu plus concernant mes vêtements. Mes tuniques sont très bien et me convienne parfaitement, je ne suis pas prête à changer encore une autre chose… C’est peut-être mon dernier repère pour me rappeler celle que je suis.

Mes tuniques me vont très bien, je n’ai pas besoin de plus… Laissez-moi mon identité, s’il vous plait.

Je ne me voit pas avec les tenues des filles de mon âge que je croisais en ville. Ce n’est pas moi… Trop voyant, attirant trop le regard, tout ce que je veux, c’est qu’on me laisse seule. Puisqu’il essaye de faire un pas vers moi, je me décide à faire même en me montrant un peu plus agréable. J’attrape délicatement la pâtisserie que j’ai prévu pour lui avant de la lui tendre.

Tenez, c’est pour vous, monsieur.

Je crois que cette cohabitation va être compliquée… Tant qu’il n’essaye de pas de me frapper ou me mens, je n’ai pas de raison de préparer de quoi faire exploser ma future demeure avec lui à l’intérieur.

Flashback à l’époque des 15 ans de Lin, période où on lui impose un tuteur.
Lyxiae
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Mar 11 Juin - 20:50

 
Chacun sa chance


C’est compris. Bien. Tant mieux.
Il le pense, mais sans rien dire dans l'immédiat. Si elle a compris, alors il ne peut pas faire grand chose et quand bien même ; ce n'est pas son genre de trop parler. Son regard azuré est de nouveau orienter vers l'extérieur, la pluie battante martèle la calèche tandis que le conducteur s'en protège, vêtu d'une cape épaisse et avec capuche.
Caïn n'était pas sourd pour autant. Dès lors qu'elle commençait à aligner des mots, c'était là qu'un détail lui revenait en mémoire ; c'était une orpheline. Pas de parents, pas de famille. Sauf si elle considère les sœurs comme telle ? Mais ça, il n'en savait rien.

Aussi impétueux et borné qu'il puisse être, son faciès a du mal à rester neutre face aux mots prononcés, face à l'accusation donnée. Les traces de maltraitances ont eu le don de le faire froncer les sourcils, par Lucy. Autant elle fut accusée d'acte criminel, autant cela ne justifie pas l'abus. Rien ne justifie l'abus.
Il n'est pas un modèle - pas maintenant, du moins - mais qu'on le foudroie si un jour, ça lui prend d'agir de la sorte. Il n'est pas dupe, les pourris sont partout, même parmi la garde. Peut-être même qu'il le sait que trop bien...

Vient alors le moment où elle tend une pâtisserie surprise. Contrairement à elle, il a pu au moins profiter d'un repas convenable avant son départ. Même si, en soi, ça fait maintenant plus de quatre heures... mais il peut tenir. Sa fierté lui en donne l'ordre.

Je te remercie, mais mange. Ça te fera du bien. Il secoue la tête, doucement, sans nonchalance. Si tu n'as point besoin de vêtements, nul besoin d'en acheter. Nécessité fait loi, pour moi.

En soi, ça rejoint un peu son souhait ? Sans doute. L'argent qu'il va gagner sera, en partie, pour l'habiller et la nourrir, sans oublier que son statut actuel permet également de payer un logement modeste. Son supérieur s'est occupé de la paperasse concernant tout ça, il suffit juste de s'installer et de prendre ses repères.
Pendant un instant, il reste silencieux...

Jusqu'à ce que, d'un geste ; il soulève sa cape pour libérer un peu de place sur sa banquette. Ainsi, il l'invite à s'installer près de lui.

Viens. Son intonation est plus calme... plus apaisée ? Peut-être. Comme tu sais, je me nomme Caïn. Et je n'ai jamais connu mon père.

S'il faut faire une certaine confession pour ainsi fabriquer une relation de confiance, alors c'est à lui de faire le premier pas. Ne vont-ils pas vivre sous le même toit, après tout ? Il faut bien qu'elle puisse dormir sur ses deux oreilles, qu'elle sache vers qui elle peut se tourner si jamais il y a un problème.
Son histoire - si cela est vrai - avec les gardes lui a fait réaliser qu'elle reste qu'une enfant, une jeune fille, et que bien des horreurs peuvent lui arriver.

J'ai peu de souvenirs de ma mère. J'ai postulé chez la garde à douze ans. Il continue son récit, la regardant du coin de l’œil.J'apprends la cuisine et je sais confectionner quelques sculptures en bois.

Bien qu'il fasse l'effort, il ne sait... vraiment pas quoi dire de plus. D'un côté, ce n'est pas son genre d'étaler sa vie ainsi. Mais de toute façon, elle le verra bien tôt ou tard...

Mon objectif est de devenir Le Commandant de l'armée. Pour... changer bien des choses. Vrai ? Faux ? Exagération ? En tout cas, il y a de la détermination. Si quelqu'un te touche à nouveau, dis-le moi sans hésitation, d'accord ?

Cela sonnait comme un ordre. D'un côté... qui supporte l'idée qu'on puisse toucher à ce qui est à lui ?
Personne, et encore moins ce type. S'il ne se donne pas ce droit, alors personne ne l'a. Basta.
Lin E. Gher
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Lin E. Gher
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Mer 12 Juin - 12:54

Placée sous surveillance
Caïn & Lin

Lui montrer les marques sur mon bras aura au moins eu l’effet de le faire se radoucir un peu. Moins agressif dans son intonation, il refuse la pâtisserie préférant que je la mange à sa place. Avec un petit sourire, je murmure un bref “merci”. Ce n’est pas grand chose mais s’il accepte de faire un pas vers moi, je peux bien faire de même en me montrant moins distante. Le fait qu’il accepte sans broncher de ne pas m’obliger à changer mes vêtements me réchauffe le coeur, mes tuniques et ma capes sont mes derniers repères pour me rappeler celle que je suis vraiment, celle que je veux rester…

Un nouveau silence s’installe entre nous pendant que je mange la pâtisserie. Je ne l’avouerai pas mais après mon séjour en prison, elle a un goût divin ! Consistante, elle finie de caler mon estomac encore un peu vide du fait d’avoir économiser ma brioche au cas où. On arrivera peut-être à cohabiter finalement… Quand il n’est pas agressif, il n’est pas si effrayant que cela. Repue et moins effrayée, je commence à m’endormir lentement lorsqu’il m’invite d’un coup à venir m’asseoir à côté de lui. Son ton me fait hausser un sourcil malgré le fait que je m’exécute. Est-ce qu’il va essayer de faire le bon paternel maintenant ? Je n’ai jamais eu de parents, juste les Soeurs pour s’occuper de moi, ce n’est pas ça qui va le rendre sympathique à mes yeux… Assise à côté de lui mais avec un espace clair entre nous, je l’écoute attentivement me parler de lui, son passé et son ambition de devenir commandant de la Garde. C’est peut-être à cause de son passé qu’on m’a confié à lui… Qui de mieux qu’une personne n’ayant pas connue une partie de sa famille pour s’occuper et remettre dans le droit chemin une orpheline ? Est-ce que j’ai vraiment besoin d’être remise dans le droit chemin de toute façon… Je ne pense pas être une délinquante au pire une idiote amoureuse… Dans tous les cas, sa vie semble avoir été relativement simple compte tenu du peu d’informations qu’il me livre. La garde est devenue rapidement sa voie, son avenir alors que moi, je n’ai rien trouvé qui me passionne jusqu’à maintenant. A la rigueur, la cordonnerie me plaisait un peu mais pas assez pour faire une bonne apprentie d'après l’artisan. Avec un sourire en coin, je prend note qu’il faudra que je cuisine si je ne veux pas mourir empoisonnée par un plat raté du garde. Puis revient son ton dur et ferme, celui de l’homme qui ordonne… Ordre qu’il n’hésite pas à me donner afin que je le prévienne si on venait à essayer de me frapper à nouveau. Je hoche la tête en silence acceptant l’ordre même si je pense aux représailles que cela pourrait engendrer.

Un nouveau silence s'installe, je sens le regard de Caïn sur moi attendant de voir si je compte faire aussi un effort comme lui vient de le faire ou pas du tout. Hésitante, j’ouvre plusieurs fois puis referme la bouche sans dire un mot avant d’enfin lui parler.

J’ai toujours grandie avec les Soeurs. Daniela m’a dit que ma mère m’a laissée avec elles en promettant de revenir me chercher. Promesse qu’elle n’a jamais tenue… Elle n’a finalement laissée que mon nom.

Plus jeune, j’ai maudit cette mère qui m’a laissée alors que je n’était qu’un bébé. Aujourd’hui, je me suis faite une raison. Peut-être qu’un jour je chercherai cette femme pour savoir pourquoi elle a fait cela…

Daniela a essayé de m’aider à trouver un apprentissage honorable à la Ville Aquatique. J’aurai peut-être dû l’écouter et prendre la proposition du boulanger même si le travail ne me plaisait pas. Je n’aurait peut-être pas croiser la route des mauvaises personnes…

Mes mains se serrent sur ma tunique en repensant à l’époque où je l’ai rencontrée… Depuis le procès, je ne cesse de me demander s’il a éprouvé, ne serait-ce qu’un instant, le moindre sentiment à mon égard… Est-ce qu’il m’a aimé un jour ou étais-je juste un outil ? Je soupire…

Vous connaissez la suite je suppose… Dans tous les cas, je sais cuisiner, faire pousser des plantes, un peu de pain. Et accessoirement et, plus ou moins involontairement, faire exploser des choses. Je maîtrise plutôt bien mon pouvoir mais il m’arrive encore parfois d’en perdre le contrôle.

Au temple, les Soeurs ont banni tout objet pouvant être chargé à rupture avec mon énergie journalière pour éviter de créer des bombes involontairement… Et quand on me retrouvait par terre, tout ce que j'avais en main était éliminé à l'extérieur de la ville par mesure de précaution. C’est en partie certainement une des raisons qui font que Daniela ne m’a jamais encouragée à être plus sportive… Une meilleure forme physique aurait certainement impliquée plus d’énergie à transférer et donc plus de risque. Reprenant le cours de la discussion, je lui fait part de mon manque d’idée pour mon avenir.

Pour l’avenir, je ne sais pas… Il y a beaucoup de choses à la Capitale ?

Devenir Garde n’est même pas envisageable… Je ne pourrais pas me tenir parmi des gens comme ceux qui m’ont battue à la Ville Aquatique. Apprendre à me défendre un peu, pourquoi pas mais pas pour devenir Garde comme lui. Je verrai bien ce que la capitale m’offrira comme opportunités… Peut-être que le fait d’être sous la tutelle d’un garde m’ouvrira plus de portes que la bonté de Daniela. Elle a fait tout ce qu’elle pouvait pour moi et, je l’ai remerciée en la décevant au plus haut point. Préférant changer de sujet, je le questionne sur ma nouvelle demeure, certainement la seule chose qui me donne envie d’arriver.

Et, on va habiter où ? A la Caserne ? Il n’y a pas de cuisine pour les gardes à la Caserne que tu essayes d’apprendre à cuisiner ?

Bien avant de chercher ma voie, je compte bien profiter de cette occasion de voir la Capitale et surtout le palais royal. Les voyageurs venant à la Ville Aquatique en parlait souvent.

Je pourrait voir le palais ? On peut le visiter ?

Beaucoup plus timide, je me saisi de sa manche du bout des doigts pour lui demander quelque chose d’important pour moi. Une supplique plus qu’autre chose.

Tu pourras m’apprendre à me battre ?

Hors de question que je me laisse frapper comme à la prison. S’il le faut, j’utiliserai mon pouvoir pour faire sauter tout ce qui me passe par la main quitte à y laisser ma vie.

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