l'étoile de la chat box


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Qui de nous deux inspire l'autre ? - PV Jaime. ♪

Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Mar 18 Juin - 4:59

La capitale. Si il y avait bien un lieu que Spherany n'arrivait guère à supporter c'était bien celui-ci. Dépaysée elle se sentait vraisemblablement trop dépaysée. Il faut dire que lorsque l'on a la chance de vivre dans une luxueuse et spacieuse villa au cœur même de la campagne. La capitale, ça vous met une claque monumentale.  Ce n'était pas tant l'ambiance ou même la devanture qui lui déplaisait, mais plutôt ce sentiment d'être enfermée entre quartes murs. Quelque chose d'amer qui trônait au fond de sa gorge, nouant cette dernière tout en lui apportant ce sentiment de suffocation.

Fort heureusement pour elle il n'était pas question d'y vivre. Ses parents lui avaient demandé de faire le chemin afin de rencontrer l’aîné d'une famille aisée. Il faut croire que la fortune donne des ailes et vous console dans l'idée qu'il vous est possible de courtiser n'importe quelle demoiselle sous prétexte qu'ils en ont le pouvoir. Les demandes en mariages comme celle-ci, c'était très peu pour elle. En réalité il lui était impossible de concevoir comment l'on pouvait émettre une proposition de mariage sans même avoir rencontrée la dite dû. Posséder un titre ne suffisait pas si cela résonnait comme être dépourvu de tout bon sens.

Spherany avait donc rejoint l'individu dans une taverne réputée pour son alcool de bonne qualité. Drôle d'endroit pour une proposition telle que celle-ci mais ma foi.. pourquoi pas. Son séjour fut de courte durée car bien entendu pas une seule fois elle n'avait songé à accepter cette demande. Elle avait juste estimée qu'il était nécessaire de faire le chemin pour refuser l'offre en bonne et du forme avec politesse, élégance et prestance. Si l'image de sa famille n'était pas en jeu elle ne se serait peut être pas donnée tant de peine cela dit. À contrario cela ne l'avait pas empêchée de commander quelques verres. La taverne était réputée pour son alcool alors autant se faire son propre avis sur la question et honorer cette réputation, d'autant que la demoiselle n'était pas du genre à se faire attendre lorsqu'il s'agissait de s'enivrer.

Après un certain temps elle décida de quitter les lieux afin de retourner dans ses appartements. Elle n'avait pas remarquée que la pénombre du crépuscule s'était installée dans les ruelles de la capitale et qu'il y planait une obscurité morbide. Il faut dire que l'alcool embrumait énormément ses capacités intellectuelles. Fort heureusement pour elle, son cheval lui n'avait consommé aucune liqueur quelconque et rattrapait légèrement l'état déplorable de la belle. Diantre, il ne manquerait plus qu'elle tombe sur une personne de la haute société et sa famille en prendrait sûrement un coup. Déjà qu'elle allait devoir leur annoncer avoir une nouvelle fois refusée une demande en mariage. Si avec ça elle devait regagner ses terres avec une autre mauvaise nouvelle cela serait de trop.

Malheureusement pour elle son cheval se rua sur le chemin, sûrement effrayée par quelque chose ou avait elle effectué un geste trop brusque.. Il ne lui était pas possible de le définir. Cependant cela suffit pour qu'elle perde l'équilibre et se retrouve alors le derrière ramassé au sol. C'était du jolie, vraiment. Surtout pour une dame de son rang qui avec ça était censée contrôler l'équilibre. Il ne faudrait pas que cela devienne une habitude car à force cela risque de lui porter énormément de préjudices. Heureusement qu'il était rare pour elle de se retrouver dans de pareils états. À quoi avait elle bien pu songer ? Sûrement une fulgurante exaspération qui avait du prendre le dessus sur sa raison. C'est là qu'elle l'aperçu. Au départ elle se demanda : qu'est ce qu'une personne vient faire dans les bois seule à cette heure ci ? Sauf qu'elle n'était ni dans les bois ni même hors de la capitale. Elle ne l'avait toujours pas quittée en réalité.. Son cheval aussi d'ailleurs, sûrement trop attachée à sa maîtresse. Il était revenu sur ses pas et se tenait à quelques centimètres d'elle. Lorsque la silhouette se fit plus perceptible la belle leva alors les yeux vers lui. Un homme qu'elle n'avait jamais vu jusque là, élancé et ferme avec un charme qui ne la laissait vraiment pas indifférente et une expression faciale si neutre qu'elle aurait cru à une hallucination. Sa voix résonna alors, comme un gazouillement de petit bambin si bien qu'elle n'oserait jamais se rappeler de cette humiliation.

« Et... C'est que t'es plutôt pas mal quand même.... »
Diantre qu'elle allait avoir du mal à assumer ça au réveil. Ses petites billes d'ambre se plantèrent dans les siennes alors que son visage totalement embrumé par l'alcool reflétait une intensité écarlate foudroyante. Un léger ricanement s'échappa alors de ses lèvres, s'éloignant un peu trop de l'innocence. C'est du jolie ça mademoiselle. Du grand spectacle.



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Mar 18 Juin - 14:56

"L'action est toujours égale à la réaction ; c'est-à-dire que les actions de deux corps l'un sur l'autre sont toujours égales et de sens contraires." Isaak Newt-Hon.

La journée s'était bien passée dans l'ensemble. Des patients présentant des pathologies simples, des nobles intéressés par mon art médical et un carnet de rendez-vous qui ne cesse de se remplir. La capitale est une véritable mine d'or pour qui sait creuser au bon endroit. Bien que je sois à la recherche de véritable challenge, je dois avouer que tisser des relations avec des gens de la haute société par le biais de maladies et d'opérations basiques me convient tout à fait. Ils me voient comme quelqu'un ayant la réponse à leurs problèmes, et je me garde bien de leur dire que n'importe quel médecin de bas étage aurait pu arriver au même diagnostique. Non, ce que je cherchais et d'autant plus intéressant que mes recherches, avoir le bras long est un art qui me permet de faire bonne presse à la famille Cooper tout en développant mon réseau de patient. J'avais reçu des nouvelles de ma grande sœur qui m'avait expliqué ô combien elle était contente de mon travail ici. Je devinais que c'était une ruse de sa part pour me conforter dans l'idée de rester ici et de ne pas lorgner sur l'affaire familiale. Mais peu m'importe, ce que je fais ici est d'autant plus important que m'occuper d'un vulgaire commerce.

Mon entreprise a moi, c'est de sauver les vies humaines et de faire avancer à pas de géant l'art de la science. Depuis que j'étais ici, mes avancées avaient été prodigieuses et j'entretenais une correspondance assidue avec ma mère pour lui faire part de mes avancées et avoir son avis concernant mes projets. Au moins avec elle, je pouvais lui parler de choses réellement intéressantes au lieu d'échanger de vulgaire civilité avec mon père. Ce monde m'ennuie tant il tend à être simple. J'aimerais parfois trouver de véritable challenge. Tomber sur quelque chose que je ne comprends pas et qui me donne matière à réfléchir ne serait pas de refus. A force de ne pas solliciter mon cerveau, il finira sans doute par perdre ses capacités et ce serait une des pires choses qui puissent m'arriver. C'est pour cette raison que j'ai décidé de venir vagabonder dans le coin, à la recherche d'un intérêt pour éviter de me coucher avec ce sentiment d'avoir tout de même perdue une journée. Igor, mon fidèle assistant m'accompagnait. C'était quelqu'un de volontaires et qui obéissait rapidement sans poser de question. Je n'avais pas besoin d'un deuxième cerveau, le mien suffisait par contre les capacités physiques d'Igor, au dessus de la moyenne était intéressante. Il portait ma valise de médecin et je savais que vu son gabarit impressionnant de 2 mètres de haut pour une bon quintal, il était suffisamment dissuasif pour faire en sorte de tenir les bandits loin de moi.

C'est alors que je vis une scène des plus banales dans la capitale, une noble je dirais à l'allure qui venait de tomber de son cheval. Je n'avais pas besoin de l'ausculter pour me rendre compte qu'elle était ivre. Je l'aurai sûrement deviné à son air béa malgré sa chute. En soi, elle a de la chance, l'alcool diminue la douleur. J'en savais quelques choses moi qui avait déjà opéré quelqu'un sous alcool sans user de mon pouvoir. Mais là où je me dis qu'il doit y avoir un dieu pour les ivrognes, c'est qu'elle ne semble pas s'être blessée malgré une chute et un atterrissage chaotique. Non, la demoiselle ne semble souffrir d'aucun mal. Je m'approchais tout de même pour vérifier si tout allait bien. Je plantais mon regard dans celui de la jeune fille. Je devais avouer que son visage était étrangement bien symétrique et plutôt bien proportionné. Léon Art-de-Vinscie, grand génie du passé disait que l'on retrouvé la beauté dans ce qui était symétrique et dans la proportion. Je partageais assez bien son point de vue, mais ce qui me chiffonnais davantage, c'était cette couleur de cheveux assez inhabituelle. Moi qui habituellement trouvait ce genre d'excentricité d'une laideur infâme, je trouvais que cela allait beaucoup à cette jeune femme.  Elle me parlait sous l'effet de l'alcool, son cerveau avait été désinhibé probablement pour me parler de cette manière. Oh il y avait bien des enfants nobles pourris gâtés qui parlaient ainsi, mais je ne pense pas que cette demoiselle en soi de ceux là. Je retirais avec ma main gauche mon gant droit, puis gentleman, je me penchais vers la demoiselle en tendant ma main dégantée pour l'aider à se relever

"Un compliment qui honore celle qui le déclare, mais mademoiselle, ne restez pas ainsi sur ce sol qui ne mérite pas d'accueillir ainsi votre postérieur.  Vous n'avez rien ? C'est une sacrée chute que vous avez faite."

Si elle attrapait ma main, je l'aiderais à se relever. C'était une noble après tout, il serait tout à fait inconvenant de la laisser ainsi dans pareille posture. Son cheval bien que l'ayant faites tombé revient auprès d'elle. C'est une belle monture qu'elle a là. J'ai moi aussi un cheval, mais c'est plus un cheval de trait destiné à pousser une carriole qu'un véritable cheval de course. D'ailleurs, le système immunitaire du cheval est beaucoup plus performant que celui d'un être humain. Il semble produire beaucoup plus d'anti-corps que les hommes. Vous imaginez ? Il me suffirait d'y injecter un échantillon de maladie puis de récupérer cet échantillon affaibli quelques heures après pour avoir de quoi élaborer un antidote. Mais je m'égare, je reportais mon attention sur la belle. Je ne savais pas pourquoi, mais elle m'intriguait au plus haut point. Serait-ce sa symétrie si parfaite ? Non, il devait y avoir autre chose. Je déclarais par la suite accompagné d'un sourire bienveillant.

"Je suis le Docteur Jamie Cooper, ravie de vous rencontrer. Puis-je connaître le nom de la magnifique jeune femme que le destin a mis sur ma route ?"

Evidemment que je ne croyais pas au destin, à ce qui est figé etc... Je ne suis tout de même pas sot au point de croire en la fatalité quand mon travail est justement d'éviter qu'une maladie en devienne une. Mon sourire bienveillant était une arme très efficace pour mettre à l'aise les gens que je rencontrais. Là, j'avais envie de bien paraître devant la belle. Je ne sais pas pourquoi, habituellement je ne fais rien de désintéressé. Elle ne me payera probablement pas pour ça, et pourtant j'avais envie de l'aider. Serais-je en train de devenir philanthrope ? Oh je l'étais déjà suffisamment en trouvant des solutions aux maux de notre temps. Mais faire du social n'était vraiment pas quelque chose qui m'intéressait habituellement avoir d'avoir un gros intérêt au bout. C'était assez étrange comme sensation mais plutôt plaisant.
Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Mar 18 Juin - 21:01


Sa beauté n'avait d'égale que sa courtoisie et Spherany ne pouvait qu'éprouver un sentiment d'aisance en sa compagnie. Habituellement elle aurait dissimulé son attirance avec habilité et prestance mais lorsque l'alcool s'en mêle cela devient bien plus compliqué. Son euphorie béat ne quittait pas l'étreinte de son visage qui dégageait une expression des plus tangible. Elle le détailla un moment et cela sans aucune once d'incommodité avant de tendre maladroitement la main vers lui et de se laisser porter pour retrouver une tenue plus correcte. Dans sa lancée elle n'avait vraisemblablement pas prévue qu'il possède une telle force. Son équilibre s’annihila sur le coup, la poussant à le recouvrer sur lui. Heureusement pour elle que son cerveau se voyait embrumé par l'alcool, cela lui évite un embarras irréfutable. Elle posa un pied en arrière, effectuant un mouvement de reculs avant de relever les yeux vers lui et d'élever sa voix fébrile.

« A-Ah.. Pardonnez mon.. Mmh. Incontenance ? Non non mon inconvenance. Oui ! Oui c'est ça mon inconvenance ! » Un sourire béat accompagna ses mots suivi d'un léger ricanement. Malgré son état d'ébriété indéniable la belle tentait tout de même tant bien que mal de rattraper son humiliante apparence. Elle se rappela alors les mots du jeune homme. Blessée ? C'est vrai qu'elle avait fait une mauvaise chute. Mais pour une cavalière telle qu'elle ce n'était pas quelque chose d'inaccoutumé. Il était même bien connu qu'un bon cavalier avait pour habitude de chuter, cela résultait de sa valeur. Une drôle d'idée mais qui portait vraisemblablement ses fruits.

Spherany leva alors les bras, effectuant quelques tours afin d'examiner maladroitement l'état de son corps. Manquant presque de rechuter par moments. Rien d'apparent en tout cas ne semblait attiser son inquiétude. Elle avait eu une certaine aubaine c'était évident. Intérieurement elle remerciait Lucy d'autant prendre soin d'elle. Sans oublié sa monture qui était revenue auprès d'elle alors qu'elle avait sûrement du l'effrayer. Il n'y a pas à dire elle possédait réellement un lien exceptionnel avec ses canassons. Son attention revint alors sur le bel homme qui avait croisé son chemin. La belle écarquilla alors les bras comme pour attester de son état et cela accompagné d'un ricanement enfantin victorieux.

« Non tout va bien regardez ! Mais je vous remercie de votre aide cela dit... » Elle leva alors son doigt. «Vous savez une bonne cavalière se doit de chuter par moment, il paraît que cela résulte d'une bonne montée... Enfin c'est toujours ça de pris. » Étrangement, Spherany se sentait médusé d'arriver à aligner plusieurs mots à la fois. Elle était peut être ivre mais avait tout de même encore pas mal de ressources en elle.

Docteur Jaime. Jusque là elle n'avait encore jamais entendu parlé de lui. Peut être que vivre éloignée de la capitale la détachait de toutes nouvelles ou occasions de tisser des liens. Pourtant son statut de noble lui offrait toutes sortes d'opportunités si elle se décidait à s'en intéresser plus en profondeur. Ses pommettes virèrent à une couleur plus écarlate face aux compliments du jeune homme et elle se démêla alors pour rétorquer le plus aisément possible.

« Magni-.. Mmh.. Ravie de faire votre connaissance aussi. Je suis heum.. Spherany. Spherany Ambroise. » Bien joué c'est plutôt pas mal. Quand l'on pense que la majeur partie de son cerveau est plus occupé à festoyer qu'à raisonner cela relève du miracle d'aussi bien tenir le rythme. Peut être accordait elle trop d'importance à son image. Pour sa famille ? Non, cela ne lui coûterait rien ou en tout cas ce serait sa parole contre la sienne. Et puis elle se doit de garder une once de liberté dans sa vie. Mais c'était plus intime que ça. Il l'intriguait, peut être même plus que ce qu'elle imaginait. Elle n'arrivait pas à déterminer si c'était l'alcool qui le rendait si charismatique à ses yeux ou si.. Elle secoua alors nerveusement la tête, manquant une nouvelle fois de perdre l'équilibre. Décidément, ce n'était pas gagné et plus les minutes passaient plus elle se sentait comme divaguer. Partir. Pourtant seule Lucy pouvait savoir ô combien elle souhaitait plus contempler cet homme dont elle se sentait éperdument attirée. Alcool ou non. C'est là qu'elle leva d'ailleurs les mains, les déposant sur les pommettes du jeune homme alors qu'elle cherchait presque à détailler de plus prêt les traits charismatique et attrayants de ce dernier.

« Diantre... C'est flou mais ça me plaît aheum... » Elle gazouillis une nouvelle fois d'un air enfantin, manquant à nouveau de chuter. À force, elle ne tiendrait pas bien longtemps. Mais cette aisance qui s’emparait d'elle différait tant de ses mœurs que cela en devenait fort.. Plaisant.



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Mer 19 Juin - 5:24

La demoiselle m'offrait un spectacle des plus ridicules, mais chose parfaitement étrange venant de ma part, je n'en tenais pas cure. Habituellement la bêtise humaine a tendance à m'exaspérer. Al Berteinstein, un autre de mes illustres prédécesseurs avaient même tendance à dire qu'il y a deux chose d'infini : L'univers et la stupidité humaine. Et encore il se nuançait lui même en disant qu'il n'était pas sûr pour l'univers. L'être humain est stupide de base, c'est dans sa nature, il faut l'accepter tel qu'il est. Mais la stupidité n'est pas non plus un droit, et travailler son intelligence et sa culture est un bon moyen de ne pas sombrer dans l'ignorance et l'idiotie. C'est comme ça que je vois les choses du moins. La demoiselle présentait une multitude de symptômes typique d'un taux d'alcoolémie trop important. Regard vitreux,dérèglement des fonctions motrices,perte d'inhibition et j'en passe. Rien qu'en faisant un tour sur elle même pour vérifier qu'elle était intacte, elle avait failli tomber. Je ne sais pas pourquoi, habituellement ce genre de comportement idiot m'exaspère, mais là cela me fit sourire.

La demoiselle n'en finissait pas de m'offrir un spectacle comique, si bien qu'Igor restait derrière moi regardait lui aussi la scène captivée. Pas pour les même motifs que moi cependant. Igor est une personne qui brille par d'autres qualités que l'intelligence. Il parle très peu, ce qui réduit fortement son potentiel stupidité. Non pas en terme proportionnel certes, mais en terme quantitatif c'est déjà très intéressant. Je reporte mon attention sur la belle cavalière qui n'arrivera probablement pas à rentrer chez elle dans son état actuelle. Elle me divulgue son nom, Spherany Ambroise. Ambroise ... Ambroise ... Ce nom m'est vaguement familier. Il me semble que c'est une famille qui a prospéré via l'art de l'équitation. C'est donc pour cela qu'elle se sent honteuse de ne plus arriver à monter à cheval. Une drôle d'ironie n'est ce pas ? Comme quoi, boire ou monter à cheval, il faut choisir. Le canasson semble prêt à laisser la demoiselle remonter sur son dos, mais moi je ne suis pas prêt à prendre ce risque. La chance étant un facteur aléatoire, elle pourrait très bien se faire mal si prochaine chute il y a. Je ne suis pas un joueur né, et je préfère m'essayer à un chemin plus logique et moins hasardeux : La voie de la raison. J'attrape les mains de la demoiselle et y appose un baise-main de la plus élégantes des manières sans la quitter des yeux avant d'ajouter.

"Je suis enchanté de faire votre connaissance Mademoiselle Ambroise, votre vue en cette douce soirée a illuminé mon cœur. Je ne saurais souffrir de vous laisser prendre la route ainsi. L'idée même de vous voir rechuter de votre cheval me porterait peine au plus haut point."

Tout en diplomatie, je sais que la susceptibilité des personnes ivres est généralement exacerbée et qu'il faut donc choisir avec attention chacun des mots prononcés. Il y a également une autre particularité à cet état d'ébriété, c'est qu'il ne faut surtout pas dire à une personne qu'elle est ivre. Sinon, généralement, elle essayera de vous le montrer par A + B avant de se confondre en ridicule. Pour éviter un spectacle navrant, je ne lui ferais pas remarquer directement son état avancée d'alcoolémie, je préfère au contraire conserver une certaine distance entre sa prise de conscience et son humeur actuelle. Cependant, je ne peux m'empêcher de m'inquiéter quand elle me dit qu'elle commence à me voir flou. Il existe bien évidemment des maladies qui altèrent la vision, mais là je pense que la demoiselle est pas loin du coma éthylique et il conviendrait que je l'amène dans un lieu plus sécurisé que les rues de la capitales la nuit. Toujours en ayant les mains de la demoiselle entre les miennes, je la gratifiais d'un sourire charmeur avant d'ajouter d'une voix douce et séductrice.

"Je serais absolument honoré de pouvoir vous héberger pour la nuit, les rues n'étant pas sûre et votre trajet paraissant long, il serait plus sage de faire une halte avant de vous aventurer sur les routes. J'ai une chambre d'amie de disponible et j'espère pouvoir vous présenter mon cabinet si un jour vous avez besoin de mes services."

Un peu moins de fioriture et un peu plus de concret. Voilà qui me correspondait davantage dans ma manière d'être. Même si j'avais soigné les formes, le fond demeurait clair et précis. Je sais que cela fait un peu tôt pour lui proposer de venir chez moi, mais la demoiselle étant en train de sombrer petit à petit dans le coma éthylique, je souhaiterais qu'elle parcoure d'elle même une partie du trajet. Je sais très bien traité les cas de surdose d'alcool, en soit cela ne représente pas un grand challenge, mais je serais ravi d'aider la demoiselle à se sentir mieux. Mon sourire étincelant n'attendait que l'accord de la demoiselle pour s'élargir davantage.
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Spherany D. Ambroise
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Jeu 20 Juin - 2:17


Lorsqu'il finit par joindre ses mains aux siennes afin de lui faire don d'un baise-main la belle se sentait déjà fondre. Diantre que cela semblait être une mauvaise idée de joindre un touché pareil à un taux d'alcoolémie aussi élevé. Elle peinait énormément à dissocier ses propres sentiments à ceux qui étaient vraisemblablement disproportionnés par l'alcool. Sans compter qu'avec cela les paroles qu suivirent ses actes transmettaient bien plus qu'une simple inspiration troublante à la demoiselle. Sa gorge se noua légèrement alors qu'elle baissa soudainement le regard, une teinte d'incommodité fulgurante s'installant sur ses pommettes.

« Aaaah.. Oui heum. J-Je .. Diantre cessez de tant me perturber ! Je n'arrive même plus à trouver mes mots ou à placer un semblant de raison sur mes pensées.. Enfin non c'est pas ce que je voulais dire enfin... Aheum. »

Allez quémander à une personne alcoolisée de placer de la cohérence dans ses propos. On verra si cela sera plus efficace que pour elle. Par ailleurs la proposition du jeune homme n'avait eu guère que peu d'effets sur la demoiselle. Si jusqu'ici elle avait visiblement énormément de mal à s'exprimer la tache serait bien plus compliquée maintenant qu'il lui avait offert l'hospitalité. Imaginez un peu tout ce qui peut traverser son esprit si fuguasse et si embrumée. Il était même presque étonnant qu'elle ne soit pas déjà atteinte d'une panique ou d'un embarras contraignants.

Sa gorge se noua une nouvelle fois alors qu'une sensation de putréfaction farineuse semblait altérer le bon fondement de son pharynx. Voilà déjà les méfaits de l’alcoolémie, si c'est pas misérable tout de même. Mettre de l'ordre dans son esprit ; voilà ce qui lui semblait primordiale à l'heure qu'il est. Le poids de ses jambes se faisaient de plus en plus ressentir et elle avait de plus en plus de mal à tenir convenablement debout. La feinte de ses paupières ne cessaient de se fendre alors qu'elle songea quelque instants à la proposition qu'il lui avait faite.

Dans le fond, il n'avait pas tort. Étant donné l'état déplorable dans lequel elle s'était mise il lui serait utopique de penser pouvoir rentrer chez elle sans palabres. Sans son intervention elle serait sûrement toujours au sol à larmoyer sur son triste sort, ou bien au contraire à ricaner naïvement comme si cela allait changer quelque chose à sa position. Mais l'idée même de passer la nuit chez un homme dont elle ne connaissait rien si ce n'est ce qu'il avait bien voulu laisser transcrire semblait pour le moins folle. Aussi sexy soit il.

« Vous êtes vraiment un gentleman et je suis très aheum.. Touchée par votre proposition. Mais je ne saurai quoi vous répondre. Nous venons à peine de nous rencontrer et .. Diantre je ne sais que dire. Je suis assez lucide pour comprendre qu'il me serait vraisemblablement difficile de rentrer chez moi ainsi, cependant j-je... » Balbutia t-elle.

Si son état de sobriété laissait fortement à désirer, Spherany n'en restait pas moins une femme assez intelligente pour ne pas se voiler la face sur sa condition. Sa température corporelle prônait une toute autre mélodie que sa raison et plus les secondes passaient plus elle sentait sa compagnie devenir extrêmement contraignante. L'alcool y mettait beaucoup du sien, c'était irréfutable. Mais ses désirs étaient voilés par sa condition loufoque et il elle se sentait dans une position plus délicate que celle de marcher sur des œufs. Aucune cohérence ne semblait vouloir coordonné avec ce qu'elle souhaitait réellement. Cela en devenait presque exaspérant à force.

Pourtant son sourire la faisait fondre un peu plus et son regard qui s’entremêlait au safran et à la délicatesse de l'ambré se figeait dans le sien presque trop malicieusement à son goût. Puis vint une valse intrigante qui se traduisait par son action de baisser et relever son regard sur lui. Une gêne. Une inconvenance évidente. Elle se mordilla la lèvre, tentant de trouver quelque chose de plus cohérent à émettre que ses derniers mots. Une éloquence qui rimerait plus avec ses croyances.

« J-Je.. » À peine elle n'eut le temps de finir ce qu'elle allait rétorquer qu'une sensation d'instabilité interrompit son élan. C'était inévitable : elle allait s'évanouir. Si son taux d'alcoolémie entrait en jeu, son affaiblissement physique et psychologique accentuèrent ses effets. Une céphalée s'abattit instantanément sur sa boite crânienne, laissant sa vue se troubler jusqu'à ce qu'elle finisse par perdre connaissance. Diantre que le réveil risque d'être difficile et surtout... Comment elle allait assumer ça ? Énorme mystère. Ça promettait d'être amusant.



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Jeu 20 Juin - 3:21

La demoiselle était dans un triste état, encore une fois, mon diagnostic a été des plus pertinents. La demoiselle n'arrivait plus à penser rationnellement, elle balbutiait et son regard devint bientôt encore plus vitreux qu'habituellement avant de tomber à la renverse, visiblement victime de son alcoolémie élevé.  J'eus tout juste le temps de ployer l'un de mes genoux et tendre mon bras pour attraper la demoiselle au vol. Par chance, elle ne pesait pas bien lourd et je n'ai pas perdu l'équilibre en la rattrapant. Au moins je lui ai évité d'avoir les cheveux au contact de la boue. La demoiselle semblait avoir tourné de l’œil, inutile d'espérer la réveiller dans cet état là. Mon regard se bloqua sur le visage endormie de la cavalière, ce visage aux proportions si parfaites, et surtout ce je ne sais quoi qui m'intrigue. Je ne sais pas pourquoi, il y a chez cette personne quelque chose qui me plait énormément et je ne sais pas pourquoi. De la magie ? Non, c'est autre chose. Il y a en elle quelque chose que je ne saurais expliqué. Je passais mon autre main sous ses genoux pour la soulever de terre. J'ai une bonne condition physique donc je pense que je peux l'amener jusqu'à chez moi ainsi et je lui retirerais tout l'alcool qu'elle a dans le sang.  Je prévenais Igor.

"Igor, occupez vous du cheval, on ramène tout ce beau monde au cabinet. Cette demoiselle a besoin de repos et d'un petit coup de pouce pour sortir de cet état d'ébriété."

Igor acquiesçait et saisi le cheval par les rênes en douceur. Le cheval semblait vouloir résister mais nous a suivi quand il a vu qu'il suivait sa maîtresse de près. C'était un cheval remarquablement bien éduqué, je serais étonné de savoir comment fonctionne le cerveau du cheval pour être à la fois si sauvage parfois, et si obéissant par moment. Ce serait un remarquable sujet d'étude. Je ne connais pas le comportement de l'animal et c'est la seule raison pour laquelle je n'ai pas déposée la demoiselle sur le dos de ce dernier. Une autre chute dans cette état pourrait avoir des conséquences désastreuses. Ma seule hantise serait qu'elle rende son reste sur mon veston, ce qui m'ennuierais au plus haut point. Mais visiblement, elle est trop dans les vapes pour en avoir la possibilité. Nous nous approchons de la fin de la capitale et j'aperçois enfin mon laboratoire, cabinet et maison. Et oui, je fais tout là dedans. C'est une grosse bâtisse divisé en 3 parties. Il y a un premier rectangle servant de cabinet, puis derrière, il y a ma maison et encore derrière mon laboratoire.  La seule partie que le public connait, c'est la partie cabinet, je n'autorise personne appart Igor a se promener dans les autres parties de l'établissement. J'allais faire une exception pour la belle au bois dormant, mais ce serait, comme son nom l'indique, exceptionnel. Mais d'abord, j'installais la demoiselle sur la table d'opération. Inutile de m'habiller pour effectuer une chirurgie, je vais utiliser mon pouvoir pour ce coup là. Je m'adressais à Igor juste avant.

"Merci Igor, lié le cheval à l'endroit prévu à cet effet et allez vous couchez. Soyez de retour pour demain vers 6 heures du matin, apportez des croissants pour notre hôte. Je pense qu'un peu de sucré lui fera du bien avant de reprendre la route."

Igor s’exécuta et je me retrouvais bientôt seule avec la demoiselle. La vue de son corps allongeait sur la table me fit hésité. En temps normal, je l'aurai déshabillé entièrement pour ausculté le corps et le soigner au maximum, mais je ne m'en sentais vraiment pas l'envie aujourd'hui. Abîmée pareille divine créature serait un péché dont je ne me remettrais probablement jamais. Je suis resté bien 10 minutes interdits devant le corps inerte de la demoiselle à me demander ce que j'allais bien faire. Et finalement il m'est venue une idée. Ma main gauche se leva et le sort, incanté quelques minutes plus tôt apparu finalement. Nous étions dans ma sphère d'opération tous les deux bien évidemment. Je plantais l'aiguille dans la peau de la demoiselle, visant une veine avec adresse, et je retirais l'aiguille. Le sang se mit à jaillir comme au ralenti jusqu'à flotter autour de moi. Je décidais de le diviser à son maximum jusqu'à séparer chaque atome en plusieurs tas. J'isolais les hématies, les leucocytes, les thrombocytes et le plasma sanguin. C'est dans cette dernière partie que je vis les atomes d'alcool que j'isolais du reste pour les déposer dans un flacon. Bien, la manœuvre terminée, je mélangeais dans les mêmes proportions le sang avant de le réinjecter dans la veine que j'avais touché avec mon aiguille. Un peu de tissu régénérant et la trace de la piqûre avait disparu, au même titre que l'alcool présent dans son sang. Je déposais la demoiselle ensuite sur le canapé de ma maison se situant derrière mon labo.

La pièce était décorée de façon classieuse, les couleurs étaient relativement épurées. C'était la pièce de liaison entre le cabinet et ma maison. Je voulais qu'elle paraisse bien entretenue à chaque fois au cas où quelqu'un de curieux passe sa tête par l'encadrure de la porte. Il y avait bien évidemment une autre entrée par l'extérieur si je ne voulais pas passer par le cabinet, mais c'était impossible que quelqu'un l'ouvre par inadvertance, étant elle même fermée à clé la plupart du temps. Bref, j'avais installé la demoiselle sur le canapé. Je n'allais pas resté là à attendre qu'elle se réveille, elle était partie pour dormir une bonne partie de la nuit, et j'avais des recherches à continuer. Bon, vu que je veux garder un œil sur la demoiselle, je continuerais mes calculs sur ce tableau blanc le temps qu'elle se réveille.  C'est ainsi qu'à passer une bonne partie de la nuit, seul avec mon tableau et des équations à en perdre la tête pour quiconque ne serait pas un initié. Mon étude portait sur la compatibilité de deux ADN distincts, toujours dans l'optique de continuer mes travaux sur le transhumanisme. Je doutais fort que mon hôte comprenne un traître mot de ce qu'il y avait sur ce tableau, donc c'est pour ça que je me permettais de continuer mes travaux malgré la demoiselle endormie à côté de moi. Je ne fus interrompu que par le retour d'Igor, amenant les croissants. Il avait préparé du café et du thé pour la demoiselle. C'était une des qualités d'Igor, il aimait faire plaisir et était doté d'un sens de l'initiative intéressant, dans la mesure où cela ne dépasse pas ses capacités intellectuelles. J'étais assis sur un tabouret devant mon tableau captivé. Je n'entendis même pas Igor déposé le plateau sur la petite table faisant l'angle où je déjeunais habituellement. C'est alors qu'il se mit à se racler la gorge bruyamment pour attirer mon attention en désignant la demoiselle qui semblait émergée.

Je me redressais et après avoir pris soin de remettre en état mon veston, je m'approchais de la demoiselle. Normalement, l'opération que je lui ai fais subir ne devrait pas lui apporter le moindre inconfort. Je n'ai fais qu'enlever des molécules d'alcool de son sang. J'ai même résister à la tentation de lui injecter directement des leucocytes tellement ils semblaient peu présent dans son organisme. Je le ferais à sa demande uniquement si cela l'intéresse, mais bon, il y a mieux comme sujet de conversation au réveil. Je m'accroupis devant la demoiselle qui peinait à ouvrir les yeux, un sourire bienveillant serait sans doute la première chose qu'elle verrait. Mon but n'était pas de la brusqué, je lui fis signe que tout allait bien. Elle se réveillait dans un endroit qu'elle ne connaissait pas et je tenais à la rassurer. Imaginez un peu, si en plus elle a des pertes de mémoires et qu'elle a oublié qui je suis, je dois passer pour un étranger qui l'a kidnappé si tel est le cas.  C'est pour ça que je me permis de prendre la parole.

"Bon réveil Mademoiselle Ambroise, et bienvenue dans mon humble demeure. Ne paniquez pas, vous êtes en sécurité ici."

Tandis que je lui souriais, j'essayais d'avoir l'air des plus charmants possibles. J'avais passé toute la nuit à travailler et à veiller sur elle, j'espérais avoir toujours l'air présentable.
Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Ven 21 Juin - 3:19

Maintenant qu'elle avait quitté son état d'ébriété c'était avec plus d'aisance qu'elle pouvait limiter les dégâts de cette soirée qui avait tournée vers une situation des plus humiliante. Après quelques mots échangés avec le jeune homme la belle avait sombré dans un sommeil profond, emportant avec elle ses tourments de la vieille. Voyons les choses du bon côté : dans cet état elle ne commettrait plus l'erreur impromptu et irréfutable de débattre autant de faits compromettants. On lui offrait même la possibilité de se reposer pleinement et sereinement englobant l'atmosphère d'un silence des plus chérissable. Vu la situation dans laquelle elle se trouvait, c'était du luxe. Quant on pense que la raison initiale de sa venue à la capitale était de refuser une demande en mariage et que peu de temps elle se retrouvait dans un état lamentable avec l'incapacité d'aligner deux pensées distinctes sous les yeux de parfaits inconnus. Un désastre, c'était le mot.

Durant le trajet, Spherany n'était pas tout à fait inconsciente. En réalité une part d'elle se raccrochait toujours à la réalité, tirant brutalement sur ses fonctionnalités. Bien que ses paupières étaient fermement clos et qu'elle donnait tout l'air d'être assoupie, il lui était en réalité possible de discerner quelques petits détails qui l'entouraient. Les mouvements, le souffle, la chaleur humaine ou encore les odeurs. Des petits éléments qui venaient se fragmenter dans sa boîte crânienne comme un puzzle qui lui faudrait reconstituer pour recouvrer la mémoire et avoir don de clairvoyance. Ainsi lorsqu'il la ramena contre elle et entama le chemin jusqu'à sa demeure chaque battements de cœur fractionnaient en elle. Comme un signal, quelque chose qui lui fallait déchiffrer. Sa chaleur humaine lui donnait une sensation de réconfort qui apaisait son sommeil si léger et les pas lourds qu'il effectuait vibraient en elle comme pour lui donner une idée de ce qu'il se passait. Pourtant pour un cerveau humain autant embrumé ce n'était pas réellement facilement d'associer chaque éléments à d'autre.

Puis au bout d'un certain temps ce combat que son inconscient menait avec sa conscience prit fin jusqu'à ce qu'elle relâche toute pression et s'abandonne aux bras de Morphée. Tout ce qui suivit l'arrivée chez le jeune homme et son réveil demeurait un mystère totale. Une énigme qui lui serait bien plus important à résoudre qu'elle ne l'aurait cru.

Alors que la lumière du jour pointait difficilement le bout de son nez c'est une sensation désagréable qui la tira de son sommeil. Lentement mais sûrement ses paupières ressentaient énormément de mal à s'ouvrir si bien que les rayons du soleil n'arrangeaient pas les faits. Mais ce qui la tourmentait le plus sur le moment c'était cette douleur acariâtre qui naissait au niveau de son coccyx. Une douleur qu'elle sentait grimper jusqu'à ses épaules par moments et s'abattre jusqu'à son fessier à d'autres. Un râlement s'échappa alors d'entre ses lèvres tandis que son visage se crispa légèrement, grimaçante face à tant d'incompréhension. Elle se redressa alors, difficilement, posant par la suite la main sur le bas de son dos. La mauvaise chute de la veille la ramenait brutalement à la réalité et elle soupira alors d'exaspération.

« Nom de Lucy j'ai la sensation d'avoir pris vingt ans... »

C'est là que tout lui revint. Enfin tout, c'est un bien grand mot. Des flashs, quelques parcelles de souvenirs. La demande en mariage, la taverne, l'alcool, la chute et... Oui c'est ça. Elle redressa un regard rond et raide sur ce qui l'entourait, jetant des coups d’œil à droite à gauche jusqu'à se rendre compte que rien ne lui était familier. Si ce n'est les deux personnes se trouvant dans la même pièce qu'elle. L'un s'approcha d'elle et tandis qu'il lui adressait des mots chaleureux et réconfortant, son identité lui revint en mémoire. Jaime Cooper. Si une majeure partie de sa soirée était floue, quelques éléments refaisaient surface. Et pas des moindres car elle arrivait à se souvenir de mots qu'elle avait pu employer, par quels moyens il avait pu la secourir et de l'image désastreuse et humiliante qu'elle avait pu donner. Voilà. C'est ça : les méfaits de l'alcool.

« Je me souviens de vous.. C'est... C'était un désastre, c'est ça ? » Relâcha t-elle d'un ton désespéré au plus au point. Si il avait eu le malheur de la voir ainsi il lui était dorénavant obligatoire de rattraper les pots cassés. Bon sang si seulement il lui était possible de creuser un trou et de s'y enterrer pour disparaître aux yeux de tous, cela l'arrangerait grandement. Mais alors qu'elle s’accommoda à effectuer un massage crânien elle fut forcée de constater qu'il lui était impossible de ressentir une once de traces de son alcoolémie débordante. Rien, aucune céphalée, rien du tout. Le néant. Elle ne se sentait même pas nauséeuse. L'idée d'avoir pu rejeter tout ce qu'elle avait ingurgité l'horripilait tant qu'elle ne put s'empêcher d'émettre l'hypothèse.

« Diantre ne me dites pas que j'ai... Vous n'avez pas vu ça, si ? Oh non non non non non non non ... » Sa tête tournait de droite à gauche dans un mouvement de panique. « S'il vous plaît ne me dites pas que j'ai rejeté mon repas devant vous !» Elle marqua une nouvelle pause. Son regard dégageait une inquiétude si subjuguante que la couleur de ses pommettes prônèrent une teinte dorénavant plus rougie. En proie à un désarroi sans faille elle reprit alors. « Et quand bien même je l'aurai fait cela n'expliquerait pas mon état de sobriété parfaite actuelle... Je suis vraiment confuse pardonnez moi ... »

Un flot de scénarios venaient entraver son esprit alors qu'elle ramena ses mains jusqu'à son visage. La honte devenait de plus en plus contraignante au point qu'elle n'osait même plus le regarder en face. Lui qui l'avait aidé, lui qui avait été si doux et si patient avec elle. Et elle qui n'avait eu que la bonne idée de lui offrir comme première impression une image aussi désastreuse. Un désastre. Un véritable désastre.




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Ven 21 Juin - 5:01

La demoiselle était perdue, c'était normal en soit. Elle venait de se réveiller dans un lieu totalement inconnue et avec un mal de crâne inexistant malgré sa grande quantité d'alcool absorbée. Il est vrai que cette sensation devait être dérangeante et plaisante à la fois. La plèbe pense que c'est l'alcool dans le sang qui donne mal à la tête, mais en fait c'est plus vicieux que cela. L'alcool dans le sang provoque une déshydratation du cerveau ce qui rend ce dernier plus difficile à fonctionner. C'est d'ailleurs pour cela qu'on vous conseille de boire beaucoup d'eau un lendemain de soirée arrosée. J'avais retiré l'alcool avant que l'effet de déshydratation n'intervienne sur le cerveau de la belle cavalière, ainsi elle ne devait avoir gardé que des souvenirs de cette soirée sans doute particulièrement plaisante. Mon hôte me regardait avec horreur et me confessait qu'elle avait peur d'avoir expulser son résidu gastrique devant moi. C'était étonnant comme confession, mais je pouvais le comprendre. Elle était de noble lignée et devait sans doute se demander si elle n'avait pas fait de mauvaises choses durant son état d'inconscience. Bien qu'il soit très mal vue par la haute société de rendre le contenue de son estomac, cela à au moins le mérite d'expulser des corps nocifs pour l'estomac et éviter ainsi de graves dommages. En réalité, j'avais eu l'angoisse également qu'elle me vomisse dessus durant son transport, mais cela c'était plutôt bien passé, je rassurais la demoiselle.

"Mademoiselle, vous n'avez rien fait de disgracieux devant moi, loin s'en faut. Au contraire, vous êtes demeurée une parfaite princesse endormie tout le long du voyage et de votre sommeil. Je vous ai gardée en observation tout le long de votre inconscience."


J'avais débitée cette phrase lentement pour ne pas la noyer d'information. Bien que j'imaginais que son cerveau devait fonctionner à plein régime pour refaire le scénario de la veille. Bien qu'elle ait repensé à tous ces scénarii, elle n'en demeurait pas moins avide de comprendre ce qui lui était arrivé. C'était compréhensible, je connais peu de monde qui se serait contenté d'une demi vérité. Elle ne devait pas comprendre comment est ce que l'alcool avait été évacué de son sang. Chose compréhensible, mon habilité avait de nombreuses applications, mais soigner mon prochain était la principale. Et quand il s'agit d'un simple taux d'alcoolémie anormalement haut, je n'ai même pas besoin de forcer mon talent. Même si j'aurais préféré un challenge plus intéressant, je demeurais soulagé de ne pas avoir dû entailler un corps si parfait. Cela m'aurait énormément chagriné, et après un bref coup d’œil au creux de son bras, je découvris avec satisfaction qu'il ne demeurait aucune trace de l'aiguille planté dans son bras. Bien, j'étais comme un artiste qui pouvait désormais admirer sa toile dans son intégrité après coup. Mais reprenons mon explication, la belle n'aura pas ses réponses toute seule.

"Durant votre sommeil, pour éviter que vous souffriez des possibles séquelles d'un coma éthylique, j'ai pris la liberté de retirer les 2,9 grammes d'alcool par litre se trouvant dans votre sang. Donc en tout j'ai retiré 14.5 grammes d'alcool pour que vous puissiez bénéficier d'un sommeil réparateur et éviter toute complication due à votre état de la veille. Oh et pendant que j'y pense, vous devriez remontez votre taux de leucocytes, il est anormalement bas."

J'avais débité ça naturellement sans me douter que peut être que la notion de leucocytes étaient étrangères à la demoiselle. Peu importe, elle pourra faire le choix de me poser la question ou de ne rien dire et rester dans son ignorance. L'un de mes précepteurs de l'époque, Monsieur Garry Son disait qu'il n'y a pas de questions stupides, il n'y a que des gens stupides. En soit, j'ai mis un moment avant de me rendre compte de toute la profondeur de la pensée de ce cher Garry. En soit il avait raison, c'était l'appréhension sociale, la peur des critiques des autres qui nous jugeraient idiots qui nous poussent à nous taire et à demeurer dans l'ignorance. La personne la plus stupide, est la personne qui ne pose pas sa question finalement.Mais bref, encore une fois je m'égare, c'est tellement habituelle pour moi que je ne compte plus le nombre de fois où je ... OH MAIS OUI ! Je me lève d'un coup et me dirige vers le tableau blanc, prenant soin de rajouter une bonne ligne à mon équation mathématique avant de la regarder insatisfait. Bon, je trouverais plus tard, je reviens vers la demoiselle et fait signe à Igor d'apporter la table au niveau de la demoiselle. Il y avait du café, du thé et des croissants au beurre pour mon hôte.

"Excusez moi, j'avais une idée en tête et il fallait que je le note avant d'oublier. Servez vous, vous devez mourir de faim. Je vous ai fais porté des viennoiseries pour le réveil, si vous désirez récupérez des forces. N'hésitez pas à vous servir et à ne pas vous lever trop brusquement."

Mon sourire charmeur s'accentuait. Cela me faisait plaisir de constaté qu'elle était en bonne santé après la petite frayeur qu'elle m'avait faites la veille. Je m'étais inquiété pour rien concernant son dos, apparemment elle ne semblait pas en souffrir tant que cela vue qu'elle a réussi à se redresser aisément. Cette demoiselle était pleine de ressources et au moins je pouvais lui accorder cela, elle était bien plus attirante maintenant qu'elle était revenue à la normale. Non pas que je n'appréciais pas ses compliments, mais, je devais reconnaître qu'elle semblait plus authentique ainsi plutôt que farder par le breuvage. J’essayais de la mettre à l'aise au maximum. Toujours autant fascinée par ce joli minois qui s'offrait devant moi, je ne pouvais m'empêcher de l'admirer intérieurement. Ce côté innocent à rougir de honte était vraiment plaisant.
Spherany D. Ambroise
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Ven 21 Juin - 19:51

Lorsqu'il lui annonça qu'elle n'avait commis aucune erreurs disgracieuses devant lui, la belle ne put retenir un franc soupire s'échapper d'entre ses lèvres comme une bouffée de satisfaction qui venait entraver son esprit réfléchi. Esprit qui, s'efforçait de remettre de l'ordre dans ses pensées et ses souvenirs. Cependant, si elle avait échappé aux désagréments gastrique sa mémoire lui révélait petit à petit quelques fractions de mots qu'elle avait pu laisser s'échapper. Et pas des moindres car si il lui fallu un léger moment pour dissocier le réel de l'imaginaire le résultat n'en restait que peu concluant et glorieux. Elle aurait du en avoir conscience pourtant du risque qu'elle prenait à chaque fois qu'elle se mettait dans des états pareils. Quelle image allait il avoir d'elle dorénavant ? D'autant que ce n'était pas comme si son état de sobriété déclinait souvent vers une ivresse débordante comme la vieille. Au contraire elle prenait grand soin de séparer ses folies de la réalité et ne s'offrait que peu de loisirs comme celui ci. Surtout qu'avec un corps aussi fébrile et sensible que le sien, une simple gueule de bois pouvait nécessiter plusieurs jours de récupération mordante et des complications acariâtres.

« Vous m'en voyez rassurée... Néanmoins … »

Rétorqua t-elle l'air soucieuse. Mais alors qu'elle s'apprêtait à l'interroger sur sa miraculeuse sobriété parfaite, le jeune homme prit les devants et lui expliqua alors la raison de cette dernière. Et quelle raison.. Au départ, Spherany l'écoutait attentivement. Son regard ne quittant pas le sien alors qu'elle buvait chacun de ses mots. L'exactitude de ses révélations et le calcul intellectuel effectué lui offrait un spectacle des plus plaisant. Mais comment avait il pu accomplir un tel exploit ? La demoiselle avait conscience qu'il était médecin certes, mais delà à ce qu'il arrive à retirer son taux d’alcoolémie et lui offrir une récupération aussi admirable.. Il y avait forcément quelque chose en plus. Peut être s'agissait il de son pouvoir ? Il lui fallait en avoir le cœur net. C'est avec une soif d'érudit qu'elle reprit la parole à son tour.

« Je vois .. Mais expliquez moi. Comment avez vous procédé ? Je veux dire par là que j'ai bien conscience de vos talent en ce qui concerne la médecine et de votre savoir indéniable. Mais de là à réaliser un tel exploit cela doit bien avoir une explication plus logique. Enfin logique n'est pas le bon terme néanmoins j'ose espérer que vous me comprenez. S'agit il là de votre pouvoir ? Comment précédez vous ?Cela est fascinant. »


Et pour cause. Si la demoiselle formulait peut être trop d'interrogations mais on ne pouvait lui retirer le fait qu'elle possédait une curiosité sans borne. Dans la vie de tout les jours c'était une femme pleine de ressources d’ôtée d'une soif de savoir propre à elle. Si cela se révélait être la cause de son désir d'en apprendre plus sur tout les commérages de son entourage, cela s'ajoutait aussi à tout les bienfaits de la réflexion et du savoir. Tandis qu'elle songeait à ça, le jeune homme se releva brusquement avant d'aller noter quelque chose sur son tableau que la belle ne pouvait discerner. Il revint ensuite, s'excusant de son léger moment d'absence avant de lui proposer de s'abreuver et d'avaler quelques petites viennoiseries qu'il avait soigneusement présenté devant elle. Elle esquissa alors un doux et fin sourire.

C'était un gentleman. Un vrai. Et la façon dont il prenait soin d'elle ne pouvait que plaire à la demoiselle qui se sentait presque charmée par son sourire et ses attentions. Habituellement elle aurait fait preuve de plus de méfiance et aurait même instaurée une distance entre eux. Mais il dégageait une prestance et un charisme si hypnotisant qu'elle commençait à concevoir pourquoi elle avait eu l'audace de lui dire tout ce qu'elle lui avait dit la veille. Diantre c'est vrai. Les souvenirs douloureux de son inconvenance refirent surface et ses pommettes se mirent à tirer vers une teinte pivoine. Sa voix s'éleva une nouvelle fois tandis que ses petites pupilles se baissèrent d’incommodité.

« Par Lucy je viens d'avoir une réminiscence. Pardonnez mon impertinence de la vieille.. Je n'ose imaginer à quel point mes mots pouvaient être déplacés et indécents. Je ne sais que dire.. Si ce n'est que je vous remercie de votre amabilité et de votre bienséance. Vous avez été si avenant et si doux avec moi. Je ne saurai comment vous remercier... » Elle marqua une légère pause, puis ses mots le revint à l'esprit elle enchaîna alors en relevant progressivement son regard. « Oh et pour mes leucocytes j'en ai malheureusement conscience. Je ne possède pas une condition des plus hargneuse et quoi que je fasse le résultat ne s'avère jamais concluant.»

C'est vrai que le terme de leucocytes ne lui était pas inconnu. Ses parents avaient déjà pris soin d'effectuer de nombreux de tests sur elle et elle avait la joie de rencontrer plusieurs spécialistes qui avaient tenté tout et n'importe quoi pour la remettre d'aplomb. Mais aucun résultat ne fut concluant. Spherany soupira alors. Puis une douleur aiguë s'apparentant à un choc électrique envahi sa colonne vertébrale passant de la naissance de ses reins jusqu'à l'échine de sa nuque. Elle grimaça alors, posant sa main sur le bas de son dos en grommelant.

« Mmh.. » Soupira t-elle. En soit elle ne devait pas avoir quelque chose de grave, peut être simplement un hématome ou quelque chose dans le genre. Mais assez pour l'importuner. Si bien qu'elle en avait oublié le déjeuné. Beaucoup d'informations fractionnaient dans sa boîte crânienne. Il lui faudrait réfléchir à deux fois la prochaine fois qu'elle souhaiterait festoyer quelque chose. Néanmoins elle pouvait dans un certain sens, remercier tout cela. Elle se retrouvait charmée, inspirée et perturbée comme elle ne l'avait jamais été jusque là. Cet homme possédait quelque chose en plus qui la tirait vers lui, la berçant de sa douceur et de son charisme, faisant frémir ses membres délicieusement. Inexplicable et fatale à la fois, il lui était impossible de poser des mots sur ce qu'elle éprouvait. Mais c'était bien là. Naissant, grandissant, bouleversant.



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Ven 21 Juin - 21:04

La curiosité de la demoiselle était un trait de caractère que j'appréciais tout particulièrement. Je ne sais pas qui est le crétin qui a un jour énoncé l'absurdité suivante "La curiosité est un vilain défaut", mais de toute évidence c'était un idiot. Sans curiosité, notre monde n'aurait pas évolué d'un seul centimètre. C'est ce genre de comportement qui m'insupporte et je suis ravie que la jeune Ambroise ne soit pas de ces gens là. En tant normal je ne supporte pas de faire cours et de débiter mes actions à des élèves inattentifs, cela me donne juste l'impression d'essayer d'apprendre à un chien à écrire un théorème . Mais pour elle, je sais pas j'avais l'impression qu'elle méritait beaucoup plus qu'une simple explication. Le fait de raconter n'est rien comparé au fait de montrer. J'avais agité mes doigts pour commencer à incanter mon pouvoir le temps qu'elle me raconte ce dont elle se souvenait. C'était encore un peu flou semble t'il, mais visiblement elle se sentait honteuse de son comportement précédent. Hum, c'est un bon début, si cela peut lui éviter de retomber dans un coma éthylique, je serais plus que ravi de ne pas la retrouver morte étranglée par son propre rejet. Il y a cependant une chose que je n'ai pas appréciée dans sa phrase qui me fit me mordre la lèvre.

Elle avait invoqué le nom de Lucy, vous savez, cette sois-disant déesse qui serait là pour accorder chance et bonne-fortune à tout ceux qui la vénérerait. La décadence de la science, voilà ce à quoi l'obscurantisme religieux et la cécité des hommes a contribué. Le culte de Lucy est le culte fondateur de notre pensée morale, si vraiment la religion avait été l'ami de la science, je n'aurais pas à me cacher pour faire des expériences sur ... euh nous verrons cela plus tard voulez vous ? Bref, tout cela pour dire que la religion est l'ennemi de la science. Et puis soyons sérieux, vénérer une idole que personne n'a jamais vu ni entendu, en pensant prétendument qu'elle existe, c'est le comble de l'obscurantisme et de la stupidité ! Mais où allons nous à la fin ? Notre espèce est elle vraiment la plus intelligente de cette planète pour croire encore à l'aube du premier millénaire à des inepties antédiluviennes ? Mais revenons à la belle qui semble encore gênée par tant d'attention. Oh ce n'est que le minimum que je puisse faire, mais je suis ravi que cela lui fasse plaisir. Mon sourire charmeur toujours affiché j'attrapais de ma main libre la main de la belle cavalière

"Sphérany Ambroise, vous ne m'avez pas incommodé le moins du monde avec vos mots, et encore moins avec votre comportement. Ce fût un véritable plaisir pour moi que de vous prêter assistance. Vous n'avez nullement besoin de me remercier, ce que j'ai fais hier soir c'était avant tout pour mon propre plaisir, de vous savoir en sécurité et dans un meilleur état qu'à notre rencontre."

Je faisais bien évidemment référence à son taux d'alcoolémie anormalement élevée mais je ne voulais pas l'incommoder à le mentionner. Son esprit devait déjà avoir compris ce que je sous-entendais. A moins que ce dernier ne soit obnubilé par sa douleur dans le dos, chose qui serait compréhensible vue la douleur. Oh, et bien, vu qu'elle souhaitait avoir un avant-goût de ce qui se tramait concernant sa guérison miraculeuse, je me suis dis que j'allais faire une pierre deux coups. Je me redressais, toujours agitant ma main et invoquer ma salle d'opération. Une sphère noire mais non-opaques nous entoura. Elle se situait dedans, et cela me permis de la tourner lentement pour apercevoir l'hématome. Une fois ce dernier repéré, le bout de peau avec l'hématome et quelques centimètres d'épaisseurs sortirent de son dos pour se poser dans ma main. Elle n'a du ressentir ni douleur, ni même la perte de cette partie du corps. Peut être a t'elle senti un poids se retirer d'elle et je lui désigné ce morceau de peau avec l'hématome dessus. Il est vrai que cela devait lui faire bizarre de voir son dos sans tourner la tête. Je tenais à la calmer donc je pris une voix rassurante.

"Cette sphère est ce que j'appelle ma salle d'opération. Je peux réaliser tout type d'incision et d'opérations ici. Tout ce qui est dans cette salle d'opération ne peut pas mourir. Toutes les opérations que je réalise sont également sans douleur pour vous. Regardez, c'est une partie de votre dos que je tiens dans la main, et je suis sûr que vous ne l'avez même pas senti. J'ai une maîtrise totale de ce qui se passe dans cette salle d'opération"

C'est vrai, si elle mettait la main à l'endroit où se trouvait son bleu, elle apercevrai un trou de la taille d'une boule de pétanque. Je tenais l'hématome en main et j'ouvrais ce dernier pour réparer les vaisseaux sanguins qui avait explosé durant la chute, je défroisse les muscles qui se sont froisser. Puis une fois le travail fait, je remis le morceau de dos à son emplacement habituelle pour recompléter la demoiselle. Elle ne devrait plus avoir mal au dos. De toute façon si les choses se compliquaient, j'aurai la chance de la revoir pour lui réparer. Mais reprenons un peu notre sérieux, la chirurgie c'est tout un art. Je récupérais à côté de moi un baume pour faire disparaître les cicatrices. SI tôt que j'en aurais appliqué sur ces blessures récentes, si tôt elles disparaîtront. Mais, ne voulant pas trop brusquer la demoiselle je me permis de lui demander.

"Pouvez vous me présentez votre dos ? Il faudrait que j'applique un peu de ce baume pour qu'il n'y ait plus aucune trace d'une quelconque chute de cheval. Je parle bien évidemment pour la petite chute et .... pour la marque que vous avez."


J'étais assez frac et j'espérais ne pas la mettre mal à l'aise pour autant. Quand j'avais refixé le dos de la demoiselle, je m'attendais pas à trouver pareille cicatrice sur ce dos et si elle le désirait je pourrais tout à fait effacer cette marque comme bon lui semble. C'est idiot d'être autant au petit soin d'une personne mais pour elle, cela me faisait énormément plaisir d'être là à veiller dessus.
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Spherany D. Ambroise
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Sam 22 Juin - 1:33

L'étendue de son intellect pouvait facilement en découdre avec les plus grands savants du royaume. Chaque parcelles sonnaient comme un réel plaisir pour la belle qui s'abreuvait de son savoir comme un fou s'abreuverait de clairvoyance. Si elle était aussi curieuse que maligne, au fond d'elle il y avait une part qui adorait en savoir plus sur le monde qui l'entourait. La science, la réflexion, le réalisme ou encore la biologie terrestre et animal. Tant de terrains parfois si peu explorés que cela lui fendait le cœur. Bon, on ne va pas se mentir elle n'est pas non plus vraiment scientifique voir pas du tout en réalité. Mais elle s'y intéresse sérieusement et écoute attentivement lorsqu'on lui donne des explications telles quelles. Après lorsqu'on manipule et contrôle l'équilibre d'un objet ou d'un être vivant on s'y intéresse un peu plus aussi. On creuse, jusqu'à découvre comment l'être ou l'objet tient parfois lui même en équilibre naturellement. Qu'est ce qui le brise ou l'aide à en devenir. Plusieurs questions et facteurs parfois tant existentielles que cela pourrait facilement éreinter le premier venu.

En plus d'être intellect le jeune homme s’accommodait de tant de politesse, de douceur et d'attention que cela avait le don d'adoucir la belle. À ses premiers mots, ses petites pupilles clignèrent rapidement dans un intérêt prometteur et surprenant. Le contact de sa main avec la sienne ne lui était plus inconnu à force mais à chaque nouveau touché elle pouvait ressentir un délicieux frémissement. Elle se délecta alors de ce qu'il lui offrait, ses pommettes rougissantes de plus belle. Balbutiant quelques mots, elle lui rétorqua alors.

« Ah oui ? Ah .. Mmh. Et bien je... Merci ? » Elle avait du mal à trouver ses mots. En réalité elle pourrait s'en vouloir de se sentir autant perturbée par un homme qu'elle ne connaissait à peine. Elle qui habituellement faisant preuve de tant de prestance. Mais c'était plus fort qu'elle. Son palpitant bourdonnait dans sa poitrine alors qu'elle cherchait un moyen d'échapper à cette fatalité si frémissante. Puis il se redressa. Et tout se déroula si rapidement à ses yeux qu'elle n'avait à peine le temps de tout assimiler. Soudain une sensation de détachement s'empara d'elle, une sensation inconnu et particulière qui la fit s'interroger encore plus. Puis il lui expliqua et lui indiqua la raison de sa douleur. Comme elle le pensait, un vilain hématome mais rien de bien méchant. Mais de voir ce morceau d'elle même planté dans la main du jeune homme eut un effet assez.. Inattendu et déstabilisant à la fois. Il lui fallait du temps pour assimiler chaque informations qu'il lui offrait mais ce n'était pas déplaisant à discerner. C'était même très impressionnant en réalité.

Son regard se posait sur son entourage, elle scrutait attentivement cette sphère dont il lui avait parlé. Cette sphère si particulière qui lui permettait de manipuler à sa guise toute partie d'un être vivant. Fascinant, tout bonnement fascinant. Son regard s'apparentait presque à celui d'un petit bambin qui découvrait de nouvelles choses tandis qu'elle ne quittait pas sa manœuvre des yeux. Une légère étincelle dans ses pupilles d'ambre.

« Et bien monsieur Cooper, c'est un spectacle fort enrichissant que vous m'offrez là. Je ne sais que dire si ce n'est que je suis impressionnée par vos talents. Bien que apercevoir cette partie de mon corps entre vos mains reste tout de même assez déroutant je vous l'avoue.» Elle ricana légèrement avant de reprendre doucement. « C'est fascinant, vraiment. Et encore une fois vous m'épargnez de grandes souffrances. Je vous dois une fière chandelle.. Je peux vous rémunérer si vous le souhaitez bien que cela ne pourra jamais assez vous récompenser. »

Et pour le coup elle avait raison, rien ne pourrait égaler face à tout ce qu'il lui avait apporté en si peu de temps. Lorsqu'il lui quémanda de lui présenter son dos, un léger sentiment d'embarras l'envahi. Mais elle s’exécuta. Dans le fond, c'était loin d'être dans ses habitudes de donner sa confiance aussi facilement mais quelque chose au fond d'elle la rassurait sur le fait qu'elle le pouvait. Montrer son dos, elle l'avait déjà fait mais cela dans d'autres circonstances plus intimes.. Cependant bien que cela reste intime il y avait quelque chose en plus qui la rendait peut être plus nerveuse qu'habituellement. Tiens il avait remarqué sa cicatrice. Bon en même temps elle faisait quasiment une bonne partie de son dos et ne passait pas inaperçu. Cela ne lui coûtait rien de le laisser y toucher, au point où elle en était de toute façon. Placée alors dos à lui, le haut relevé elle répliqua sagement et calmement.

« Oui bien sur, je vous en prie. »

Elle se demandait au fond d'elle si ce nouveau touché la perturberait autant que le précédent. C'était une situation assez loufoque pour elle et peu commune.. Tant que cela en devenait fort excitant. La demoiselle laissa alors un fin sourire se dessiner sur ses lèvres tandis qu'elle patientait sagement qu'il se rapproche à nouveau d'elle et lui applique le baume. Sagement, patiemment et presque calmement.



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Dim 23 Juin - 19:25

Alors que je lui proposais de lui appliquer un peu de mon baume à l'extrait de Lhant Airne sur le dos, elle me remercia chaleureusement pour les soins que je prodiguais. C'est vrai, c'était pas dans mes habitudes de prendre autant de temps pour une patiente. Habituellement j'allais au plus vite et si tôt la personne mise en position latérale de sécurité et m'être assuré qu'elle ne risquait rien en la déposant à la première auberge disponible. Mais là, j'avais clairement fait du zèle et ce n'était pas dans mes habitudes. Le temps c'est de l'argent et du temps que j'ai en moins pour mes recherches, mais étrangement je n'étais pas pressé de terminer notre petite rencontre.

Pourtant quand on regarde le temps passé c'est tout bonnement une catastrophe ! Certes j'avais pu avancé le temps de son repos sur mes recherches théoriques, mais j'aurai pu passer davantage de temps à réaliser des expériences, prendre quelques patients pour faire de bonnes rentrées d'argent et bien d'autres choses. Une compensation financière pour le temps perdu aurait été la moindre des choses, mais quand je la regarde, je perds tout de suite cette velléité absurde. Je serais tout à fait incapable de lui demander de l'argent pour prendre soin de ce corps parfait. Mon sourire charmeur toujours arboré, je passais dans son dos et commencer à appliquer le baume sur mes mains en lui expliquant.

"Vous ne me devez pas le moindre cristal mademoiselle. On ne paye mes services que lorsqu'on les sollicite. Je serais un piètre docteur si je réalisais pour vous pareille opération sans votre accord pour vous demander ensuite un paiement. Considérez ceci comme un acte désintéressé et un réel plaisir pour ma part de m'occuper d'une demoiselle aussi désirable."

J’apposais mes mains sur le contour de la découpe que j'avais faites. Je n'étais pas aller bien profond, j'avais juste récupérer la partie endommagée donc le baume fera sans doute son effet en quelques minutes et son corps si parfait demeurera immaculée. Alors que je passe mes mains sur la plaie, elle devrait sentir un petit picotement agréable autour de cette dernière. Mes mains sur sa peau si douce était un vrai moment de bonheur pour moi. En réalité un simple passage de main suffit à faire effet mais je prenais tellement de plaisir à caresser la peau de la belle cavalière que je me suis laissé aller à la masser également autour de la zone. Je me doutais qu'elle n'avait pas l'habitude de ce genre d'opérations c'est pour ça que je profitais, sinon j'aurai arrêté à contre-cœur.

C'était assez perturbant en réalité. J'avais toujours considéré les éleveurs de chevaux comme des gens à l'hygiène douteuse, un peu les bouseux de la campagne étant plus proches de leurs bêtes que des êtres humains en règle générale. Le fait de savoir que cette demoiselle en était une vint mettre un bon coup de pied dans tous les poncifs qui étaient ancrés dans mon esprit. La peau de la demoiselle était entretenue avec soin, cela se sentait, pourtant il y avait une énorme cicatrice bien plus profonde et vieillissante sur son dos. Aucune chance que ce soit sa chute d'hier soir qui ait provoqué cela. Le seule baume de Lhant Airne ne suffirait pas à réparer cela, il faudrait que je lui reprenne rendez vous pour cela. Je ne pus m'empêcher de la questionner à ce sujet

"C'est une bien étrange cicatrice que vous avez dans le dos. Elle date d'y a longtemps ? Vous êtes tombé de cheval ?"

Quand j'ai un intérêt pour quelque chose, j'ai tendance à ne pas y aller par quatre chemin. C'est vrai, il n'était pas rare de voir des gens avec des cicatrices aussi anciennes, mais cela me gênait que cela vienne contraster avec la beauté de la demoiselle. C'était disgracieux, comme une verrue sur le nez q'un visage d'ange. Mais bon, la nature est parfois capricieuse et il demeure des fois où même la meilleur volonté du monde ne suffit pas à préserver son corps des affres de la vie. D'ailleurs cela me donne une idée des plus intéressantes. Il faudrait que je trouve une excuse pour la revoir, et voilà la raison parfaite.

"Si vous le désirez, nous pourrions prendre rendez vous pour vous ôtez cette cicatrice que vous avez là. Comme j'ai compris que la question du paiement était importante pour vous, je peux vous proposer d'échanger ce service contre un cours d'équitation dispensé par vos soins."

En réalité, je n'avais que peu d'intérêt pour le cheval, c'était un animal que j'utilisais plus pour tirer les charrettes plutôt que pour le plaisir de monter. Mais, le fait de me dire je pouvais passer davantage de temps en compagnie de la jeune Ambroise me faisait plaisir. En plus, je serais curieux de la voir évoluer dans un élément qu'elle connait davantage et sortir de ma zone de confort. En plus, quel genre de médecin serais-je si je n'allais pas prendre des nouvelles de ma patiente ?
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Spherany D. Ambroise
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Lun 24 Juin - 23:01


Désirable ? Il avait bien dit désirable ? Alors que son corps laissait transparaître de fins et délicieux frissons, ses pommettes virèrent brutalement à un rouge pivoine vif et hypnotisant. Son palpitant engageait un rythme plus intense alors qu'elle se surprenait à mordiller sa lèvre inférieur. Heureusement pour elle, sa situation actuelle lui permettait de dissimiler cette réaction pour le peu excessive et de n'offrir qu'au jeune homme son dos dénudé. Et quelle réaction.. C'était sans nul doute une nouvelle expérience pour elle. Habituellement, Spherany ne laissait jamais autant impressionner. Depuis son tout premier chagrin d'amour il lui était impensable de se laisser à nouveau endoctriner et corrompre. Elle avait fait preuve de patience et cela jusqu'à acquérir une force et une prestance qui lui permettaient aisément de se défaire de toute emprise. Un jeu malin qu'elle appréciait mener à bien pour des désirs égoïstes. Et jusqu'ici tout fonctionnait pour le mieux. Jusqu'à ce qu'elle tombe sur vraisemblablement, plus fort qu'elle.

Ses mots atteignirent facilement son palpitant tandis que son esprit se concentrait pour n'en retenir que l'essentiel. Il prenait tellement soin d'elle qu'elle pourrait presque se questionner sur ses intentions. Bien que dans le fond, elle n'en doutait pas une seule seconde. C'était assez surprenant d'ailleurs pour une femme dont la nativité n'égale pas la méfiance et la crainte qui veillent en elle. Elle laissa se dessiner sur ses lèvres un doux et tendre sourire, le genre de sourire qui laisse sous entendre un sentiment d'affection et de sérénité. Le genre de sourire qui ne lui était pas aisé de ressentir. Sa garde s'était abaissée au fur et à mesure qu'il lui prouvait sa bonne foie et son attention. Ou peut être ne l'avait elle tout simplement jamais levée.

« Je vous.. Remercie.. » Balbutia t-elle alors. Elle n'avait pas réussi à sortir d'autres mots et dans le fond cela relevait même du miracle qu'elle soit parvenu à en articuler quelques uns. Tout son petit être se voyait totalement perturbé, démuni face à tant d'émotions qui se fractionnaient en elle dans une éloquence de suffocation extrême. Mais alors qu'elle avait déjà du mal à rester placide son palpitant bourdonna soudainement plus fort que les précédentes fois. Elle aurait presque manqué un battement à chaque nouvelle pressions qu'il effectuait et plus le temps s'écoulait plus cela lui apportait du plaisir. Elle se sentait si faible et si accessible que cela commençait à la terrifier dans le fond. Peut être aurait elle préférée prendre la fuite.. Quoi qu'elle en soit totalement incapable. Ses paupières se fermèrent doucement alors qu'un léger soupire brûlant s'échappa d'entre ses lèvres scellées, trahissant son plaisir irréfutable. Cela relevait d'un véritable défi que d'arriver à garder son calme alors qu'il parvenait si aisément à briser son calme et son équilibre intérieur.

Puis il interrompit son acharnement émotionnel. Lucy soit louée qu'il l'ait fait et cela bien que ça sous entendait une nouvelle fois qu'il l'avait tiré d'un certain embarras. Quand diable cessera t-il d'autant dicter chacune de ses réactions et de ses émotions. La question de la cicatrice dans son dos refit alors surface et de vagues souvenirs stimulèrent son esprit jusqu'à ce qu'elle puisse matérialiser chacune des actions de ce jour là. Elle éleva à nouveau la voix, retraçant machinalement les événements de ce jour afin de lui expliquer le plus brièvement possible.

« Oh oui.. Et bien c'est un peu plus complexe que ça. Disons que mon matériel équestre a été saboté par l'un de mes premiers élèves et que cela m'a valu une mauvaise chute. Et comme vous avez pu le constater la chute ne fut pas la seule conséquence. »

L'idée de compenser un nouveau rendez vous à l'aide de ses cours semblait véritablement l'enchanter. Non seulement cela lui permettait de le revoir mais avec ça il s'avérait qu'il portait un réel intérêt à en découvrir plus sur la demoiselle et sur la passion qu'elle exerçait chaque jours. Cela ne pouvait que ravir un peu plus la belle car elle lui découvrait un nouveau charme parmi tout les autres qu'il avait pu lui dédier. Son sourire ne quitta pas l'étreinte de ses lèvres tandis qu'elle rajouta alors, décalant légèrement son regard vers lui.

« Ce serait avec plaisir ! Nous pourrions aller nous balader à cheval si cela vous convient, il y a de splendides paysages non loin de mon domicile. Et puis.. Rien ne vaut qu'un apprentissage en situation, vous n'êtes pas d'accord ? »

Elle rabattu son regard sur le moment son regard en face d'elle, ses pommettes toujours aussi enflammées. Son ton lui se faisait plus espiègle, plus séducteur. Si l'idée de voir enfin cette cicatrice disparaître enthousiasmait au plus au point la belle, celle de partager une balade en compagnie de l'homme pour qui elle semblait éprouver une attirance évidente relevait d'une réelle exaltation. Elle s'en mordillait la lèvre d'avance, espérant que ce jour arrive plus vite que les autres. C'était pourtant si stupide d'autant prendre à cœur de si insignifiants éléments. Mais que voulez vous, ce n'était plus elle qui parlait. Mais quelque chose de plus profondément encré en elle. S'éveillant lentement mais sûrement, pas à pas.



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Mar 25 Juin - 17:37

Les explications de la merveilleuse cavalière me firent arqué un cil. Ainsi il y avait des gens suffisamment stupide et d'une cruauté infini pour abîmer un si joli corps ? Peut être est ce genre de personne que j'aurai besoin d'analyser. Je suis sûr qu'en analysant suffisamment les propriétés du cerveau humain, je pourrais devenir où se cache la partie du cerveau renfermant la méchanceté. Et si je travaille un peu dessus, je suis sûr que j'arriverais à trouver une opération pour retirer toutes velléités mauvaises de la part des gens. Et je commencerais par le malotru qui a eu l'audace de s'en prendre à la belle demoiselle aux cheveux verts. Il faudra que je rajoute ça sur ma liste incommensurable de choses à faire. Il faut croire que je n'aurais pas assez d'une vie pour apprendre tout ce que j'ai à apprendre. Il faudrait même que je songe à une opération pour rallonger ma durée de vie si je veux arriver à être au point sur tous les sujets qui m'intéresse. Je devrais peut être commencer à m'en inquiéter. Je vais faire remonter ça dans mon classement des priorités car il serait inconcevable que j'oublie pareille chose. Mais reprenons, la demoiselle mérite bien que je ne m'éparpille pas autant.

Elle me proposait une balade équestre désormais ? Oh si elle souhaite que nous nous éloignons de tout pour une petite balade ce serait fantastique. Un petit moment en tête à tête je ne dis pas non, après tout, il n'y a rien de mal à s'accorder une pause de temps en temps non ? Je ne sors que très peu, refaire mes stocks de sérotonines et de vitamine D peut être en soit une très bonne idée non ? Surtout que notre rencontre pourrait être des plus romantiques. Et je ne pouvais imaginer meilleur cadre pour vérifier ses sentiments à mon égard. C'est vrai que je n'avais qu'une vision assez théorique de l'amour, de me dire qu'il suffisait d'un cadre, d'un peu de chance et de quelques compliments échangés pour que cela aboutisse à un couple. Mais je me rendais compte quand je regardais la demoiselle qu'il était en réalité beaucoup plus difficile que ça de créer un couple. Elle me semblait si proche de moi et si inaccessible à la fois. Je voulais passer davantage de temps avec elle, peu importe les moyens. J'étais un piètre cavalier et je n'éprouvais pas de satisfaction à monter à cheval, mais le fait de me dire que c'était un des meilleurs moyens pour passer du temps avec la belle aux cheveux verts, cela m'enchantait. Pour l'instant je profitais juste de sa présence et ajoutais à la fin de ses paroles.

"Quelle merveilleuse idée, je suis certaines que si votre talent pour enseigner et à la hauteur de votre beauté, je vais devenir un cavalier extraordinaire. Oh et j'espère que vous êtes prête à repartir depuis les bases."

Je repassais devant elle après lui avoir fais signe que c'était bon. Il n'y avait déjà plus aucune trace de sa chute. J'étais plutôt satisfait d'avoir pu masser ainsi une peau si parfaite et agréable. Euh je voulais dire mon opération ! Oui je parlais bien évidemment de l'opération qui était une sacrée source de satisfaction de ma part. Bien évidemment que je ne parlais pas de cette sensation de béatitude que j'ai eu en étant au contact de la belle cavalière qui avait cette capacité à me déstabilisé tant je ne comprenais pas ce qui m'arrivait. C'était à la fois plaisant et déplaisant. De me dire que cette jeune femme était peut être entre les bras d'un autre me faisait un pincement au cœur que je ne saurais vous décrire. Était ce cela la jalousie ? Non, ce n'est pas mon genre d'être jaloux pourtant. Je me décidais tout de même à éclaircir ce point là de façon implicite.

"Je vais vous ramener, ce sera plus sûr. J'espère juste que votre conjoint ne sera pas trop jaloux de vous voir revenir avec un inconnu."

"Euh, boss ..."

"Oui Igor ?"


"Et votre rendez vous dans 20 minutes ?"

"Annulez le"

"Mais il s'agit de CE rendez vous"

"Ah oui, effectivement, cela complique la donne..."

C'était un rendez vous des plus importants avec une personne assez haut placé que je ne pouvais pas louper. L'envie de passer du temps avec la demoiselle sinople me plaisait énormément, mais je ne pouvais pas me soustraire à mon travail. J'étais tiraillé entre l'envie d'envoyer paître mon rendez vous ou bien de devoir laisser partir ainsi la belle cavalière. Pragmatiquement, je me disais que je n'aurais que le temps du trajet pour profiter d'elle avant qu'elle ne reparte. C'était triste mais il allait falloir que je fasse le nécessaire pour que mes projets aboutissent. Je dois la revoir de toute façon pour notre prochain cours d'équitation. Donc ce n'est que partie remise, et ça me laissera le temps de me préparer psychologiquement à ma déclaration. Je ne voudrais pas paraître désemparé le moment venu. Je lui faisais un baise main des plus courtois et ajoutais avec un sourire désolé.

"Je vous prie de bien vouloir m'excuser mademoiselle Ambroise, je ne puis décommander ce rendez vous. J'ose cependant espérer que nous nous reverrons dans des délais des plus courts. Votre absence m'est déjà pesante."

J'espérais qu'elle ne le prendrait pas mal que je doive rester pour mon travail. De toute façon, il faudra bien qu'elle comprenne que mon travail occupe une place importante dans ma vie, et que même si je compte lui en laisser une part importante à elle aussi, il faudra que je partage bien ces moments à parts égales. Je demanderais à Igor de raccompagner la demoiselle. J'ai besoin d'une bonne douche avant d'aller voir mon prochain client, j'essaierais aussi de corriger mon regard pris par la fatigue. Un regard fatigué ne donne pas confiance et il est tout à fait inconcevable que je fasse mauvaise impression en ce jour particulier. Mais pour le moment je profitais de chacun des moments privilégiés que je passais avec la belle. Après tout, elle en vaut bien la peine non ?
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Spherany D. Ambroise
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Ven 28 Juin - 1:49

Plus les minutes s'écoulaient et plus Spherany pressentait qu'il allait être temps de le quitter. Pourtant son palpitant lui fredonnait une tout autre envie. Si elle le pouvait elle serait restée bien plus longtemps à ses côtés. Rien que la sensation de ne plus sentir ses mains sur son dos nue lui avait arraché un léger pincement. C'était presque terrifiant de se dire qu'il avait été capable en si peu de temps de balayer tout ce qu'elle avait pu construire jusqu'ici. Comme si le simple fait de l'atteindre était devenu une pratique aisée. Comme si tout ce qu'elle s'était jurée de ne plus jamais laisser percevoir se mettait à nue fatalement. Il lui était impossible d'avoir un quelconque contrôle sur elle même, si bien qu'elle aurait comme la sensation d'être un nourrisson qui portait un œil nouveau sur les choses et à qui il fallait tout enseigner de nouveau.

La balade semblait le ravir et cela ne pouvait qu'enchanter la belle qui acquiesça de la tête avant d'élargir un franc et chaleureux sourire. Au moins ainsi elle pouvait être certaine de le revoir et c'est tout ce qui l'importait sur le moment. Un léger ricanement s'échappa d'entre ses lèvres scellées et elle s’accommoda alors de lui répondre doucement.

« N’exagérons rien.. Je me ferais une joie de vous apprendre tout ce qu'il faut pour être un bon cavalier. Ou du moins, le nécessaire ! Le plus important reste que vous appréciez votre balade.» Son ton était encourageant et il était même possible d'y discerner une légère teinte d'ironie. Elle avait beau lui quémander de ne pas exagérer dans le fond il serait inconvenant de nier l'évidence même : plus il la complimentait, plus elle se sentait fondre. Peut être était ce ce sentiment de gêne qui entravait si aisément sa réflexion, après tout lorsque l'on se sent si perturbée par une seule et unique personne, chacun de ses mots égalent à une réelle exaltation.

La question de sa situation sentimentale fut émise et l'envie de légèrement le taquiner dessus était presque alléchante. Mais elle lui épargnerait ce caprice et se contenterait de lui répondre honnêtement, rabattant son haut sur son dos afin d'être plus présentable.

« Naturellement, mais étant donné que je n'en ai pas le problème est épargné. » À ses mots elle ne put contenir un léger ricanement d'attendrissement. Décidément son caractère volcanique s'était totalement évaporé depuis qu'elle se tenait à ses côtés. Peut être n'aura t-il pas à découvrir cette facette d'elle si tranchante et impénétrable. Mais son attention coupa court lorsque son homme de main releva l'importance de son rendez vous. Un rendez vous ? Quel rendez vous ? Sa jalousie profonde et évidente était assez contraignante et surtout difficile à dissimuler. Pourtant elle n'oserait jamais laisser cette part d'elle intervenir dans leur rapprochement évident. Elle se racla alors légèrement la gorge, bredouillant quelques mots alors que ses yeux se baissèrent légèrement. Elle se sentait quelque peu confuse, voir embarrassée de devoir énumérer quelque chose comme ça. Mais il lui était primordiale d'en avoir le cœur net, ainsi lorsqu'il finit d'effectuer son baise main elle rétorqua alors. Tentant de jouer au même jeu que lui.

« Ne vous en faîtes pas, je me dois de retourner à mon domicile. N'étant pas rentrée la vieille je ne saurai inquiéter mes parents davantage d'autant qu'il s'agit aussi de mon entreprise et je serais une piètre responsable si j'abusais encore de mon repos. Et puis... Je ne souhaiterai pas entraver votre rendez vous qui semble si.. Important. »

Peut être aurait elle du insister sur l'importance de son rendez vous. Voir même émettre le terme de conjointe comme il s'était permis de le faire. Mais les mots lui avaient échappé et son tempérament craintif avait pris le dessus sur sa persévérance. Elle se mordilla alors la lèvre, contrariée de ne pas avoir été capable d’énumérer le fond de sa pensée. De ne même pas avoir osé lui demander. Elle qui habituellement ne mâchait pas ses mots et n'hésitait pas à dire catégoriquement les faits se voyait dans l’incapacité totale d'émettre la moindre interrogations intimes. C'est dans ces moments là qu'elle regrettait de ne pas être embrumée par l'alcool... Au moins ainsi elle n'aurait ressenti aucune difficulté avec ça. Pourtant dans le fond elle brûlait d'envie de le savoir. De pouvoir se dire qu'elle était en droit de ressentir ce qu'elle ressentait et qu'il lui était offert de se laisser bercer. Mais sa politesse ou idiotie peut importe le terme, détruisait cette opportunité qui lui était offerte. Ou peut être était ce mieux ainsi. Elle avait beau s'en mordre les doigts elle ne s'était pas privée de ne pas reposer la question autrement. Une légère crainte tiraillait son estomac. Une crainte ? C'était trop. Beaucoup trop. Véritablement beaucoup trop pour elle en si peu de temps. Elle secoua alors nerveusement la tête afin de tenter de remettre de l'ordre dans son esprit. Mais impossible, l'idée même qu'il puisse être déjà pris brûlait ses lèvres et embrumait ses sens. Elle préféra alors couper court à cet affligeant tourment, inclinant légèrement la tête avant de lui adresser quelques dernières paroles.

« Bien. Nous nous reverrons alors très prochainement, je l'espère..  Je vous remercie encore de votre hospitalité et de votre amabilité je vous dois une fière chandelle... D'autant que vous m'avez épargnez énormément d'embarras. » Elle marqua un léger temps, ses doigts venant s’entremêler nerveusement derrière elle. « Reposez vous bien et je vous souhaite une agréable journée.. »

À ses mots elle lui offrit un dernier sourire, chaleureux et nerveux avant de quitter la pièce un peu trop rapidement en compagnie de Igor qui la raccompagna jusqu'à sa monture. Quel soulagement de retrouver son cheval en si bonne état, elle avait craint de l'avoir assez effrayé pour qu'il ne la laisse dans ses ennuis ou devienne plus craintif à son égard. Elle adressa un dernier regard à Igor, le remerciant humblement aussi de son service avant de reporter son attention sur sa monture. Lorsqu'elle finit par se retrouver seule et tandis qu'elle réajustait les sangles de sa scelle, un léger soupire s'échappa d'entre ses lèvres. Elle inspira, et expira à la fois. Cet homme avait chamboulé tout son petit être et un brin d'air l'aiderait sûrement à retrouver une certaine sérénité. Peut être osera t-elle lui demander ce qui lui brûlait les lèvres... En attendant, elle quitta son domicile en direction du sien, un fin, téméraire et délicieux sourire fixé sur les lèvres.



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