l'étoile de la chat box


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Panique, vétérinaire et vulnérabilité. [PV Maita-chou]

Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Sam 27 Juil - 4:29


« Pardonnez mon intrusion, Madame, mais il y a un léger soucis... »

Murmura d'une voix presque intangible l'un des hommes de mains de la demoiselle qui avait pénétré dans son bureau sans crier gare. Spherany profitait des quelques heures qui lui étaient offertes pour jeter un coup d'œil sur les affaires administratifs de l'entreprise et son visage ne pouvait dissimuler toute la frustration qu'elle éprouvait en ce moment même. Il faut dire que les taches administratifs n'étaient vraisemblablement pas son fort et sa tenue en disait long sur son ennui évident : coudes sur la table, tête sur les mains, cheveux totalement décoiffés et une allure de loque endormie. Ainsi, lorsque l'homme fit éruption dans la pièce elle lui jeta un regard froid et perçant qui aurait fait frémir le plus robuste.

« Qui y a t-il de si -léger- pour que vous veniez me déranger dans un moment aussi douloureux que celui ci ? Combien de fois je dois vous le répéter Edgar, si il y a bien un moment où je risque l'explosion c'est bien celui ci. Lucy seule sait ô combien cela me rend irritable au plus au point et vous savez que je n'aime pas l'être gratuitement surtout envers vous. »


Si on ne pouvait lui retirer son tempérament de feu elle n'en restait pas moins plus chaleureuse qu'on ne pouvait l'imaginer. D'ailleurs elle n'était pas vraiment hautaine gracieusement mais seulement si la personne en face le méritait ou par nécessités défensives. Et pour le coup : il ne le méritait pas. Au fond elle appréciait Edgar. Lui et tout les hommes et femmes qui servaient loyalement sa famille avec bienveillance et courtoisie. Mais le moment était très mal choisi pour qu'elle puisse opter pour une carte plus douce et plus aimable. L'homme, vraisemblablement incommodé de devoir une nouvelle fois contrariée sa maîtresse répliqua alors le plus doucement possible.

« Et bien il s'agit de votre cheval... Je pense qu'il faudrait contacter un vétérinaire. » Et là, ce fut instantané. Aucunement besoin de répéter la demande que la jeune femme se releva brusquement de son siège avant de lever le ton et de s'empresser de quitter la pièce en direction de l'écurie. Négligeant ses devoirs au point de laisser le livre des comptes ouvert sur la table. « Et c'est ça que vous appelez un LÉGER soucis ?! Diantre Edgar.. Venez avec moi. VITE. »  

Elle ne lui laissa pas le temps de répondre qu'elle avait déjà quitté les lieux en direction du boxe de son cheval. Son allure était si rapide et son palpitant si férocement agité qu'elle avait presque la sensation qu'il allait perforer sa poitrine. C'est là qu'elle le vit : gisant au sol et douloureux. Bien qu'elle ait connu ses bêtes toute sa vie elle n'était pas bénie de connaissances vétérinaire et son esprit était bien trop préoccupé par le sort de son fidèle compagnon qu'il lui était impossible d'aligner deux pensées cohérentes et logiques à la fois. Elle s'accommoda rapidement à ses côtés et caressa douloureusement sa robe corbeau jusqu'à venir loger ses doigts derrière ses oreilles qu'elle chérissait tant. Un pincement au cœur lui rappela alors les conseils d'Edgar. Un vétérinaire, au plus vite. D'une voix presque tremblante elle s'accorda un moment de vulnérabilité et de faiblesse indubitables allant au devant de ses mœurs intransigeants. Bien qu'elle puisse donner constamment une image d'elle sévère et robuste, dans le fond il était aisé de percer sa barrière... Et tout ce qui touchait à son compagnon de vie brisait inévitablement son masque de fer.

« Allez chercher un vétérinaire... Tout de suite Edgar.... TOUT DE SUITE. »

La panique prenait facilement le devant sur sa lucidité et l'homme s'exécuta sur le champs et quitta rapidement la pièce accompagnant son départ d'un « oui madame » in-extrémiste. Elle ignorait ce qu'il avait mais priait Lucy qu'il guérisse vite et qu'il n'ait surtout, rien de grave. Fort heureusement pour elle Edgar avait eu vent des talents d'une vétérinaire logeant pas loin de leur demeure. Il s'empressa alors de rejoindre son domicile, arrivant rapidement au seuil de sa porte avant de frapper de quelques coups cette dernière. Sa voix s'éleva alors humblement tandis qu'il réajusta sa tenue afin de ne surtout pas ternir son image.

« Pardonnez moi mais je viens de la part des Ambroise. Nous cherchons un vétérinaire avons eu vent de vos talents, si cela ne vous dérange pas nous aurions besoin de vos services dans l'immédiat... »



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Maita Phore
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Sam 27 Juil - 20:49

J’avais du sang sur les bras, devant moi il y avait un pinplume qui gigoter, blessé. Il s’était ouvert la patte et avant de le soigner, je voulais évaluer l’énergie que cela allait lui demander. Sauf qu’en bougeant, il avait mis du sang partout. Notamment sur mes bras et mes vêtements. Et c’est le moment qu’avait choisi un inconnu pour toquer à la porte. Venant de la part de la famille Ambroise. Je soupirais, je n’étais jamais allé chez eux. Si mes souvenirs étaient bon, il s’agissait d’une famille élevant des chevaux.

- Ouais attends !

Je posais ma main sur la patte du pinplume en activant ma magie, lentement la blessure se referma et l’animal se calma. La douleur disparaissait de son corps et la fatigue commencer à s’emparer de lui. Je souris en le soulevant et le posais sur le canapé avant d’aller ouvrir la porte. Un homme était là, bien habillé, un cheval derrière lui, il semblait assez presser. Tout le contraire de moi.

- C’pour quoi comme animal ? Blessure ? Maladie ?

Qui il était, ça ne m’intéressais pas, mon point de vue sur l’être humain n’avait pas changé. Je préférais les animaux. Eux aux moins ne sont pas chiants. Du moins beaucoup moins. Ils apportent leurs lots de problème mais, au moins, n’attire pas les ennuis comme les humains. Il était venu pour des soins sur un animal, c’était l’unique chose qui m’intéressait, surtout que là, j’avais un peu de temps devant moi. Je lui fis signe de rentrer alors qu’il m’expliquait la situation. Un cheval, malade, à terre. Fronçant les sourcils, j’ouvris un sac puis les placards pour jeter dedans le nécessaire au travail. Si je pouvais éviter d’utiliser mon pouvoir, cela m’irait parfaitement. Du moins, le moins possible. Mais il ne fallait pas que la maladie s’aggrave sinon il serait trop tard pour utiliser la magie.

- Em’nez moi.

Mon sac sur le dos, je grimpais derrière lui sur le cheval. Ça me faisais chier, forçant le contact avec un être humain pour aller en voir d’autres sans que je n’ai eu le temps de me préparer correctement. Mais il y avait urgence et je ne savais pas monter seule. Pas le choix que de subir un trajet inconfortable et beaucoup trop long à mon goût. De base, à cette vitesse-là, si cela durer plus de dix minutes, c’était déjà trop pour moi. Mais enfin, nous étions arrivées. Il me mena jusqu’au box du cheval concerné et, rentrant dedans je pris une petite examiner. Il y avait une femme surveillant un animal à terre. Fronçant les sourcils je lâchais.

- Y’a qu’celui-là qui a b’soin d’soin ?

Sans attendre plus longtemps, je posais délicatement mon sac au sol et m’accroupis auprès de la monture pour l’examiner. Clairement, il n’allait pas bien, et il ne s’agissait pas d’une blessure externe. Non, il s’agissait là d’une maladie. Le tout était de trouver laquelle et d’agir en conséquence et je doutais d’avoir les herbes nécessaires à la traiter. Mon pouvoir serait donc nécessaire à la guérison.


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Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Dim 28 Juil - 4:27

Elle avait confiance en Edgar. C'était d'ailleurs quelque chose d'assez rare la concernant étant donné sa difficulté flagrante à éprouver une once de confiance envers un individu. Mais Edgar servait sa famille depuis sa plus tendre enfance et elle pouvait encore se remémorer les moments où elle gazouillait dans ses bras. Il avait beau avoir un statut de serviteur il n'en restait pas moins un membre intégré de sa famille. Et dans le fond c'est peut être pour cette raison qu'elle se permettait de lui dévoiler toutes les facettes de sa personnalité.

Tandis qu'il avait rejoint la spécialiste et s’adonna pressement de retrouver sa maîtresse, Spherany elle était restée au chevet de son fidèle compagnon. Une multitude de troubles venaient interférer dans son esprit et ce laps de temps lui parut comme une éternité. La pointe de ses doigts ne cessaient de caresser délicatement les oreilles si douces de l'animal tandis que sous ses paupières perlaient quelques fines et discrètes larmes. Puis elle chassa ses dernières d'un revers de main, tentant de reprendre un semblant de tenue. Durant de longues périodes de sa vie elle s'était jurée de ne plus jamais flancher devant quelqu'un. Il y avait des exceptions à la règle, comme Edgar ou Nyx ou encore ses parents... Mais l'éviter lui était plus préférable. Pourtant son palpitant ne cessait de lui rappeler continuellement combien elle pouvait être dépourvue de toute résistance et la sérénité stable qu'elle avait bâti et fortifié de toutes parts cédait peu à peu sous les décombres de sa crainte et de son inquiétude.

Déglutissant elle attrapa une serviette qu'elle humecta légèrement avant de l'appliquer sur son encolure remontant doucement vers ses oreilles jusqu'à venir effleurer sa ganache. Puis tandis qu'elle tentait de mettre la main sur une idée brillante un son retentit et Edgar réapparu face à elle accompagnée de la dite vétérinaire. Il semblait si essoufflé et tourmenté que cela lui arracha un pincement au cœur. Son regard se leva malgré tout sur la jeune femme qu'elle toisa nerveusement alors qu'elle l'interrogea sur le nombre d'animal a soigner. Spherany baissa alors les yeux d'une façon craintive et suspicieuse à la fois.

« Oui... Il n'y a que lui. »

Peut être aurait elle du ajouter d'autres mots comme une présentation, une reconnaissance, ou quelque chose de semblable mais l'état de son animal la préoccupait bien plus que la courtoisie ou l'étiquette alors ce sera pour plus tard. Elle ne releva même pas le langage peu conforme de cette dernière ou son attitude détachée qui transgressaient avec ses rencontres habituelles. Rien ne lui importait si ce n'est l'état de la bête. D'autant qu'elle se sentait comme mise à nue avec aucune issue possible. Ses expressions faciales et gestuelles détrônaient toute hargne qu'elle avait pu dresser et elle avait le pressentiment de n'avoir aucune défense ni masque. Rien qui puisse la protéger des néfastes de l'espèce de l'humaine. Sa gorge se noua et ses mains ne pouvaient retenir de léger tremblements tandis qu'elle observait discrètement la demoiselle examiner attentivement l'objet de tout ses tourments.

Après quelques instants elle se décida enfin à lui adresser quelques mots maladroits ou plutôt aucunement blanchis par la synthèse intellect de sa parade défensive. Et tandis qu'elle déglutit sa voix teintée d'une inquiétude évidente résonna une nouvelle fois.

« A-.. Alors ? Avez vous une idée de ce qui lui arrive ? Pouvez vous le soigner ? » Elle marqua un légère pause, reprenant doucement son souffle tandis qu'elle tentait de raffermir son état. Elle serra alors le poing, ajoutant alors consciencieusement tout en lui adressant un regard submergé d'égard et de sincérité. « Peu importe le prix. Soignez le, s'il vous... plaît. Je donnerai tout pour lui ! C'est mon plus fidèle compagnon avec qui j'ai tout appris... Je ne peux pas le voir disparaître de ma vie. Pas maintenant. »



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Maita Phore
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Lun 29 Juil - 3:27

Il n’y avait donc que ce cheval. C’était déjà ça, cela voulait dire que la maladie en question n’était pas contagieuse. Du moins pour le moment. Cela réduisait déjà le champ de possibilité. Doucement, je touchais les naseaux, ils étaient chauds. Une petite fièvre. La maladie commencée à s’installer mais sans plus. Il devait y avoir une douleur en plus. Me déplaçant, en regardant attentivement l’animal, je commençais à appuyer un peu partout.

- J’sais pas encore.

Je continuais de palper le cheval, ce qui m’étonner, c’était sa fièvre assez basse. Pour le moment. Et qu’il n’y ait pas d’autres animaux malade. Il n’avait pas de blessure apparente, pas d’autres symptômes externe. Je fronçais les sourcils.

- Nah j’ai b’soin d’rien.

Juste rentrer chez moi et ne voir personne c’était déjà beaucoup pour moi. Mais je sentais qu’elle tenait à l’animal. Maintenant, il s’agissait de trouver ce qu’il avait. Fronçant les sourcils je lâchais.

- Z’êtes aller en forêt ? Genre dans la s’maine. En d’sous des arbres ? Z’êtes aller où avec lui ?

Oui les lieux de promenade. Cela devenait important car en fonction des lieux, différents danger pouvait être présents. Notamment la possible présence d’un ver incube, parasitant les animaux ou être humain pour grandir en se nourrissant de l’animal depuis l’intérieur. Une des pires bestioles que je connaissais et dont on oublier régulièrement l’existence. Notamment parce qu'en général, l’être humain meurs avant de se rendre compte qu’il s’agit de ça. Continuant de palper l’animal à la recherche d’un possible gonflement, léger indiquant la présence d’un corps étranger.


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Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Mer 31 Juil - 0:51

Son regard soutenait toute son inquiétude et sa sincérité. Bien qu'elle ne supportait pas l'idée de se retrouver dans une position aussi vulnérable il lui était pratiquement impossible d'y échapper. Intérieurement c'était la symphonie des jurons. Elle avait le sentiment d'être mitigée une partie d'elle qui lui hurlait de reprendre le dessus et de s'affirmer pour ne rien laisser paraître et une autre qui lui susurrait qu'il y avait des choses plus importantes et que de toute façon son inquiétude était bien trop flagrante pour être dissimulée. Il lui fallait bien quelques temps de répits par moment et s'accorder celui là devenait nécessaire et inévitable.

Spherany ne quittait pas la jeune femme du regard, examinant visuellement chacun de ses faits gestes afin de trouver ne serait-ce qu'un élément qui pourrait atténuer ses tourments. Elle le palpait et semblait véritablement intriguée par son état ce qui n'échappait pas au regard de la cavalière. Ses canines pincèrent instinctivement sa lèvre inférieur alors que son esprit se retrouvait submerger par une multitudes de questions parfois sans importance. Mais toutes n'avaient qu'une seule et unique obsession : l'état de son cheval.

Après quelques minutes à l'examiner la jeune femme commença à lui poser des questions sur ses habitudes avec lui. Comme premièrement où s'étaient-ils rendu dernièrement. Bien qu'elle n'était pas d'ôtée de clairvoyance au sujet de la race animal elle n'en restait pas moins relativement intelligente. Il n'était pas blessé ou en tout cas n'avait rien d'apparent. Il souffrait donc d'une maladie c'était le plus évident mais si il était le seul cela rayait déjà énormément de possibilités. C'est là qu'elle comprit le sens de sa question : avait il été en proie à des choses ou produits qui auraient pénétrés son organisme et le détérioraient de l'intérieur ?

Elle déglutit sur le moment, tentant de remettre de l'ordre dans son esprit tandis qu'elle décala légèrement le regard sur le côté, songeant intensément à sa question. Pour le peu qu'elle se souvienne elle l'avait emmené près du lac, dans les montagnes et en forêt. La forêt étant le lieu dans lequel ils s'aventuraient le plus et semblait être le sujet principal de son interrogation. Elle ne quitta pas le chevet de la bête, déposant sa main sur lui tandis qu'elle releva le regards vers la jeune femme. Soutenant le sien avec sérieux et nervosité.

« En forêt ? Oui nous y allons. Très souvent même ... C'est le milieu le plus calme et son atmosphère naturel est toujours rassurant pour lui comme pour moi. Nous allons aussi souvent au lac ou près des montagnes, dans des plaines mais principalement en forêt oui... »

Relâcha t-elle calmement. Puis ses pupilles se perdirent sur l'animal. Elle parcourra son corps du regard tout en réfléchissant à leurs habitudes et à la fréquence de leurs balades. Quelques images lui revinrent en mémoire laissant ses lèvres esquisser un léger sourire nostalgique. Puis elle le chassa aussi rapidement qu'il s'étira avant de reprendre instantanément.

« Hier ! Nous y sommes aller hier. C'est la dernière fois que nous sommes allées en forêt lui et moi... Tu penses que cela a quelque chose à voir ? Les autres chevaux n'ont rien et il n'a aucune plaie physique. C'est quelque chose qu'il a mangé là bas ? Ou quelque chose qui l'aurait piqué ? Ou quelque chose en lui ? J'espère qu'il n'a rien de grave, par Lucy faites qu'il n'ait rien de grave... »


Elle avait laissé de côté l'étiquette et les mœurs de la société qui plaidait le vouvoiement habituelle. Étant donné la situation elle se laissait le droit de laisser le vouvoiement de côté. Sa gorge se nouait au fur et à mesure qu'elle imaginait le pire et ses pupilles retenaient quelques fines et discrètes larmes de perler sur ses paupières. Elle s'en voulait de donner cette image si faible. Mais il lui était impossible de démentir à ce sujet. Sa sensibilité évidente faisait partie intégrante d'elle et la nouait fatalement à la faiblesse émotionnelle. Diantre que cela pouvait l'agacer au plus au point...



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Mer 31 Juil - 11:47

Ils étaient allés en forêt. Je souris, tout devenait plus simple d’un seul coup. Je ne connaissais qu’une seule chose pouvant faire ce genre de dégâts à un animal. Et en général, lorsque l’on comprenait la cause, il était déjà trop tard. Mais là, nous avions le temps. Une journée, au minimum. Et la nana posée trop de questions. Beaucoup trop. Je ne savais même pas comment y répondre sans l’inquiéter. Sans qu’elle ne pique une crise. Elle semblait tenir à l’animal. une bonne chose. Mais en même temps, elle risquer d’être relou. Silencieuse, je continuer de palper l’animal jusqu’à trouver une légère boule, presque invisible et je souris.

- Ouais j’confirme. C’t’un hôte.

Retirant mes mains, je notais l’endroit exacte ou la légère bosse était présente. Sur le flanc, ce qui expliquer pourquoi l’animal c’était allongé de ce côté là. Me relevant, j’attrapais mon sac pour en sortir une fiole avec un petit liquide noirâtre.

-Bien. Donc, c’t’un ver incube qui la choper. Vu la gueule du truc. On a 48h d’vant nous avant qu’ce soit trop tard.

D’un coup d’œil, j’estimais le poids de l’animal tout en sortant un couteau fin et bien aiguisé de mon sac.

- La suite dépend d’vous. J’peux tout soigner. Mais. C’va être dégueu. J’compte l’endormir. Puis l’ouvrir pour récupérer l’ver incube. puis soigner la plais. il sentira rien. Mais y’auras du sang.

J’attendais son accord pour faire ça. Oui, je ne voulais pas non plus qu’elle me saute à la gorge au milieu de l’opération. Et surtout il fallait encore que je lui parle d’un truc. oui, si le cheval était contaminé. Il y avait des chance qu’elle aussi le soit. Mais ça, c’était encore à vérifier. Je ne comptais pas l’inquiéter encore plus. Déjà que je doutais que mes paroles l’ai rassuré. Je jetais un coup d’œil sur la jeune femme aux cheveux verts. Je n’avais même pas fait attention à son apparence. Comme si la personne en face de moi n’avait aucune importance, j’en avais même oublié l’homme qui était venu me chercher.

- S’tu t’sens pas d’rester. T’peux sortir. j’me démerd’rais seule.


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Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Ven 2 Aoû - 3:14


« Un hôte hein... »

Voilà donc la raison de tant de tourments. Quand la jeune femme lui expliqua enfin la cause des souffrances de son animal, Spherany laissa s'échapper un fin soupire. Comme un apaisement impromptu. Elle avait la sensation de se sentir plus rassurée, alors qu'il n'y avait pas vraiment de quoi. Peut être que le fait de pouvoir poser un nom sur la chose l'avait allégé d'un certain poids. Il fallait maintenant endormir l'animal et ouvrir à l'emplacement même où se trouvait le fameux ver. Ensuite il allait falloir l'extraire et soigner la plaie puis la refermer. Un spectacle que la vétérinaire estimait comme -dégueu-. Elle proposa d'ailleurs à la demoiselle l'opportunité de ne pas assister à l'opération, notamment si le tableau lui était trop pénible. Depuis toute petite Spherany n'a jamais été véritablement effrayée par la vue du sang. Pourtant elle avait eu le malheur de croiser son chemin à quelques reprises. Certaines personnes pouvaient aisément se sentir sensibles face à un tel spectacle. Hors notre demoiselle elle, avait été bénie par la nature et n'éprouvait rien de nécessairement dérangeant. Elle fronça alors les sourcils et répliqua d'un ton qui se faisait légèrement introverti.

« Il est hors de question que je m'en aille et que je le laisse. La vue du sang ne m'effraie pas, alors vas-y fait ce que tu dois faire. »

Son ton était peut être un temps soit peu froid. Mais elle avait toujours eu cette certaine distance qu'elle utilisait à l'abord de nouvelles rencontres. Si jusqu'ici elle avait été submergée par son inquiétude et sa panique évidente, le fait d'avoir pris conscience que son cheval serait sûrement sauvé l'avait légèrement calmée et apaisée. Son tempérament réservé reprenait doucement l'ascendant sur elle jusqu'à venir placer quelques barrières invisibles émotionnelles. Ça avait toujours été sa façon à elle de se protéger et c'était bien loin de changer. Elle se tenait toujours à ses côtés et releva son visage rougie vers Edgar avant de lui lancer quelques mots chaleureusement.

« Edgar s'il vous plaît, pouvez vous nous ramener des serviettes ainsi que de l'eau chaude. J'aimerai aussi que vous preniez une bouteille d'eau je me sens diablement trop asséchée. Prenez quelque chose pour vous aussi naturellement. »


Un fin sourire s'esquissa sur ses lèvres tandis que l'homme lui rendit avant de disparaître derrière elles. L'eau chaude et les serviettes pouvaient être nécessaires pour la jeune femme si elle avait besoin de nettoyer ses instruments ou la plaie. Ou n'importe quoi d'ailleurs. Il lui était primordiale que tout se déroule à la perfection, c'est d'ailleurs pour cela qu'elle n'hésita pas à lui proposer calmement.

« Tu as besoin de quelque chose ? Edgar va te ramener des serviettes et de l'eau chaude. Tu auras aussi une bouteille d'eau fraîche. N'hésite pas si tu as besoin de quelque chose, nous aurons facilement de quoi te satisfaire ici. »


Peut être n'avait-elle besoin de rien. Peut être que les serviettes et l'eau chaude lui étaient complètement inutiles. Et peut être même que tout ceci la dérangeait. Mais c'était sa manière à elle de se rassurer un peu plus et d'encadrer la chose pour apaiser ses mots. D'autant qu'elle n'avait rien demandé en échange de ses services ce qui mettait nerveusement la demoiselle dans une position assez désagréable. Elle n'était pas du genre à apprécier se sentir redevable pour quelqu'un. Elle préférait régler ses affaires sur le moment et n'avoir rien à devoir dans le futur au moins dans ses conditions elle n'était pas en proie à se retrouver au pied du mur. Mais il lui était impossible de dire quelque chose. Après tout, la jeune femme avait répondu rapidement à sa requête et avait fait tout ce chemin pour son fidèle compagnon. Elle allait très certainement le sauver... Spherany ne pouvait pas se permettre de lui imposer ses propres choix. Ce qui était assez étonnant car habituellement elle n'aurait eu aucune hésitation là dessus. Mais tout était bouleversée dans son esprit. Passer d'un extrême à l'autre lui avait retiré tout équilibre naturel. Elle était passée par tant d'émotions fortes qu'elle avait la sensation d'être dépourvue de toute conscience. Ou qu'elle marchait dans des directions opposées toutes les deux minutes. Elle inspira un bon coup et expira. Il allait falloir se reprendre et plus vite que ça car si la solution lui était offerte rien n'était encore fait et son animal avait besoin d'elle.

Edgar finit par revenir avec tout ce qu'elle avait demandé. Elle le remercia chaleureusement et lui donna la liberté de quitter l'écurie, si il le voulait. Il décida de rester non loin des deux jeunes femmes afin d'être à leur disposition si elles avaient besoin de quoi que ce soit. Spherany tourna alors à nouveau le regard sur la jeune femme. Elle était prête et surtout elle ne souhaitait qu'une chose : que tout cela se termine vite et que son ami soit sain et sauf.

« Vas y fait ce que tu as à faire. Je resterai à côté si tu as besoin de quelque chose. »



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Maita Phore
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Lun 5 Aoû - 18:02

Elle ne voulait pas partir, ce que je comprenais parfaitement. Ce que j’espérais c’est qu’elle ne se mettrait pas en travers de mon chemin pendant l’opération. Oui, c’était une chose de dire qu’on aller rester. C’était autre chose de voir son animal préféré se faire ouvrir sous ses yeux. Personnellement, ça ne me faisais ni chaud ni froid. Tant que c’était moi qui le faisais. Je connaissais mes compétences, je savais comment réagir en cas de problème. Mais c’était autre chose lorsqu’il s’agissait de quelqu’un d’autre. Elle me proposa de l’eau chaude et de l’eau fraîche, cette dernière serait la bienvenue. L’eau chaude à la limite, je pourrais m’en servir pour me laver après l’opération.

- Merci, j’aurais b’soin d’rien d’autre.

Lentement, je calculais le dosage de produit que je devais faire boire au cheval afin de l’endormir. Le but était de faire en sorte qu’il ne ressente pas la douleur lorsque j’utiliserais le couteau. Et encore moins pour la suite. Je n’avais pas envie de me prendre un coup de sabot en pleine figure si le cheval se mettait à paniquer. Alors que le dénommé Edgar revenait avec ce que la jeune femme lui avait demandé, je fis boire au cheval la potion. L’effet serait rapide, très rapide. Je posais ma main sur la cage thoracique du cheval. Peu à peu, la respiration se calmer je souris. Tout le monde était prêt. Je pris la bouteille d’eau fraîche, bus une gorgée et la reposais au sol avant d’attraper mon couteau.

- Bien j’commence.

En quelques secondes, je retrouvais le lieu où s’était logé le ver incube. Il ne fallait pas l’affoler, éviter qu’il ne s’enfuit plus loin. Prenant le couteau et le serrant fermement, je posais la pointe de la lame quelques centimètre au-dessus de mon objectif. Et lentement, je l’enfoncer, tranchant la peau sur plusieurs centimètres de profondeur. Surveillant les réactions du cheval. Le ver lui ne semblait pas bouger, pas encore. J’élargis l’ouverture, lentement, sans geste brusque. Il n’y avait que de la chair, mais le sang commença à couler abondamment, il fallait faire vite. Lorsque je jugeais l’ouverture assez grande, je ressortis la lame et la pris de la main gauche. Maintenant j’allais attaquer le plus délicat. Lentement, j’enfonçais ma main droite dans la plaie que j’avais faite pour la diriger vers mon objectif. Le ver. Oui, il fallait l’attraper et le sortir de force. Les autres méthodes seraient trop épuisantes pour le cheval.

Je grimaçais en atteignant ma cible, qui me mordis, attrapant ma main sans aucune pitié. Sans hésiter, je l’attrapais et sortie du corps du cheval. Le couteau atteignit immédiatement le ver lui coupant la tête qui resta accroché à ma main. Posant l’arme, je détachais la tête pour la poser à côté de moi. Je me soignerais plus tard, maintenant, il fallait soigner le cheval. Posant mes deux mains sur la plaie, j’activais ma magie et lentement, la blessure se referma. Il fallait que je fasse attention à ne pas trop l’utiliser pour ne pas tuer le cheval d’épuisement. Mais dans l’idéal, il fallait que je retire du corps tout ce que le ver avait laissé. Lentement je retirais mes mains.

- Bien c’bon.

Je pris quelques secondes pour examiner l’état du cheval, il allait bien, je n’étais pas allé trop loin.

- Y va dormir quelques heures. Et toi ? Pas d’fièvre ? Pas d’douleurs ? Pas d’changement ?

Ouais, si le cheval avait été infecté, il était possible qu’elle aussi. Mais les humains étaient plus chiant que les animaux. Ce n’est pas pour rien que j’avais fait abstraction de tout ce qu’il y avait autour de moi pendant l’opération. Tout ce qui était humain.


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Spherany D. Ambroise
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Noble
Mar 6 Aoû - 1:48

Finalement le moment tant attendu arriva. Ou tant redouté. La jeune femme remercia les deux jeunes gens de leurs attentions avant de rapporter la sienne sur l'animal. Elle le palpa à nouveau, dosant son produit avant de le lui injecter soigneusement. Spherany ne quitta pas des yeux le cheval, son regard laissant transparaître tout son soutiens et son sérieux tandis que peu à peu sa respiration devint plus lente et moins détectable à l’œil nu. Puis elle commença l'opération. Lentement mais sûrement, Spherany prenait soin d'observer et d'examiner chacune des procédures. Le professionnellement et l'expertise de cette dernière étaient de toute évidence indéniable et l'observer n'en était qu'enrichissant. Bien qu'elle puisse porter un véritable amour pour les animaux, elle n'aurait jamais pu s'embarquer dans cette voie. Peut être parce que son avenir était déjà tout tracé pour elle et ses parents. Ou bien parce qu'elle aurait été incapable de prendre des décisions douloureuses ou d'effectuer des taches sensibles. Elle ne le saura jamais mais dans le fond son statut de soutiens lui suffisait pour le moment.

L'opération se déroula plus rapidement que ce qu'elle aurait imaginé. Elle voyait les événements défilées à une vitesse affolante si bien qu'elle ne prêta pas nécessairement attention au sang qui s'écoulait sur ses cuisses dénudées. La chirurgie avait nécessité beaucoup d'attention et d'expertise et la jeune femme avait relevé le défi sans aucune once d'hésitation ou de soucis. Très rapidement, elle mit la main sur la source de tout ses tourments : le fameux ver. Il s’agrippa fermement à sa main allant jusqu'à blesser cette dernière. Un spectacle pour le peu impressionnant lorsque l'on a pas l'habitude de l'expérimenter. Les pupilles de la demoiselle se mirent à cligner rapidement quand son regard se posa sur l'animal visqueux et répugnant qui venait de se planter dans la main pâle et fébrile de la vétérinaire. Son regard rond et raide ne savait comment dissimuler ce sentiment de dégoût nauséeux. Si la vue du sang n'était pas un soucis pour elle, celle du ver en revanche... C'était une tout autre histoire. Rien que d'imaginer cette bestiole faufiler sous la peau de son cheval, entrain de faire je ne sais quoi.. Répugnant. Aucun doute c'était  à ses yeux répugnant. Un léger frisson percuta alors cette dernière partant de la naissance de ses reins jusqu'à l'échine de sa nuque. Électrisant. Frémissant. Comme si toute sa peau diaphane venait de trembler sous la vue infect et nauséabond de ce parasite, laissant une légère trace suante sur son front béni.

C'était fini. Le parasite était mort et la convalescence du cheval débutait. Tout avait si rapide qu'il serait impossible pour la demoiselle d’énumérer chacune des procédures entreprises. Sur le coup, Spherany resta un moment comme pétrifiée. Elle déglutit nerveusement. C'était un scenario qu'elle n'avait pas l'habitude de vivre tout les jours et l'image du ver accroché à la main de la jeune femme ne cessait de la tourmenter. Abject. Véritablement abject. C'est là qu'elle remit la main sur un élément important : la main de la jeune femme. Aussitôt elle tourna sa tête vers elle avant de poser son regard sur sa main blessée et rougie par l'attaque. Il ne lui fallut que peu de temps pour lancer la procédure et elle leva rapidement la voix vers Edgar sans pour autant lâcher la plaie du regard. Ses mains venant attraper celle de la jeune femme sans aucune once d'embarras.

« Edgar s'il vous plaît, apportez nous des bandages et du désinfectant. Il me faudra aussi une serviette et du scotch pharmaceutique. Et soyez gentil changez moi l'eau de la bassine rapidement, qu'elle soit de nouveau chaude et stérile. »


L'homme s'exécuta sur le champ accompagnant sa démarche d'un nouveau « bien madame » avant de s’éclipser rapidement. En attendant, Spherany tenait le bras de la jeune femme relevé afin d'éviter que le sang ne s'écoule davantage. Si il y avait bien une chose qu'on ne pouvait lui retirer c'était son instinct de protectrice. Les mauvaises langues dirons que son aspect réservée et distant faisait d'elle une femme égoïste et égocentrique. Pourtant, elles étaient bien loin du compte. D'autant qu'elle se sentait en quelque sorte responsable de sa blessure. Si elle avait eu plus d'attention envers son cheval et dans la forêt peut être qu'il n'aurait pas eu besoin de son intervention et qu'elle ne ce serait pas blessée. Pendant qu'elle prenait soin de ne pas aggraver la situation, la demoiselle revint sur ses paroles et répliqua calmement et spontanément.

« Non moi tout va bien. »
Elle marqua un léger temps, laissant un long soupire s'échapper d'entre ses lèvres avant de reprendre sagement. « J'ai bien compris que le contact physique avec les gens te dérangeait, mais il va falloir faire un effort et me laisser m'occuper de ta plaie. Si tu ne veux pas que l'on te paye ce sera alors ma façon à moi de te remercier pour ce que tu viens d'accomplir. Alors s'il te plaît, laisse toi sagement faire et tu seras libre de rentrer chez toi et de ne plus revenir si c'est ce que tu désires. »

Elle ne lui reprochait rien et faisait même l'effort de prêter attention à ses mots pour lui parler. Son ton était peut être froid mais en réalité il était plus sérieux et préoccupé qu'autre chose. Ses tourments étaient finis et elle lui devait aujourd'hui, bien plus que de simples premiers soins. Redressant son regard d'ambre sur elle, elle s'accorda le droit d'étirer un fin et discret sourire tandis qu'elle prit enfin la peine de se présenter. Patientant le retour d'Edgar qui allait revenir incessamment sous peu.

« Au fait moi c'est Spherany. Spherany Ambroise... Et tu es ? »



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Maita Phore
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Mar 6 Aoû - 4:14

Tout était fini. Je soupirais doucement de soulagement, je n’avais pas fait de connerie, j’avais réussis à bien doser mon pouvoir pour soigner le cheval sans le tuer. C’était parfait. Il n’avait pas perdue trop de sang et devrais s’en remettre sans aucuns soucis. Je pourrais rentrer chez moi assez rapidement. Sans y faire attention et machinalement, je m’étais lavé les mains, et j’eus à peine le temps de le sortir de l’eau qu’elle saisit ma main blessée. Je l’avais oubliée cette main et en soit, je n’avais pas besoin d’aide. Je me tendis légèrement à son contact. Ce n’est pas que je la craignais, loin de là, j’avais simplement du mal avec les êtres humains que je trouvais trop chiant à supporter, trop lourd, et toujours trop préoccupé.

Le sang continuer de couler doucement alors qu’elle demander de l’eau chaude et de quoi me soigner. Jetant un coup d’œil à la jeune femme, je compris qu’elle était juste inquiète pour moi. Elle voulait me remercier à sa façon, moi qui ne demandais rien. Je soupirais. Quand je disais que les humains étaient chiant. Toujours à chercher un échange, à remercier les gens. Un mot ça suffisait pour ça. Pas besoin de plus. Détournant mon regard pour le poser sur le cheval, j’hochais la tête. Je sentais que je n’allais pas pouvoir être tranquille si je ne la laissais pas faire, et je n’étais pas chez moi. Chez moi, tout se serais passer autrement, bien plus à l’aise dans ma demeure, j’aurais très vite repris le dessus. Mais ici, c’était autre chose, une fois l’opération terminé, je n’étais plus dans mon domaine d’expertise. Et même si je pouvais me soigner sans aucun problème, je ne voulais pas vexer la jeune femme.

- Maita Phore.

Je répondais simplement aux présentations d’usage, quelque chose qui n’était pas vraiment important, mais je tâchais de noter son prénom. Oui, cela pouvait être important par la suite. Maintenant qu’ils avaient fait appel à moi une fois, cela pouvait être à nouveau le cas dans le futur. Je rajoutais donc.

- S’pas qu’j’veux jamais r’venir. J’voudrais r’passer dans trois jours. Quand y s’ras r’mis. Pour vérifier qu’y’a pas une infection.

Je fermais les yeux une petite seconde. Ma main me lançait doucement, dieu ce que je préférais la magie aux soin normaux. Mais ce n’était pas plus mal, je m’occuperais de la blessure ce soir, quand j’aurais fini tout mon travail. Ça m’aiderais à m’endormir au passage au lieu de m’handicaper la moitié de la journée.

- Pis s’vous avez b’soin d’aide encore, j’peux r’venir y’a pas d’soucis.

C’est sur ces mots que le dénommé Edgar revint dans la pièces, chargé d’une bassine d’eau propre et du matériel médical de base. De quoi me soigner moi. Je lâchais une petite grimace. Je détestais ça. Il posa les affaires près de Sphérany. Maintenant, ça allait être mon tour.


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Spherany D. Ambroise
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Spherany D. Ambroise
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Mer 7 Aoû - 1:36

Maita Phore. Voilà donc son prénom. Drôle d'idée que d'appeler son enfant ainsi, mais Spherany ne rajouta rien à cela. Elle se contentait de l'observer et d'acquiescer la tête en guise de réponse. Il est vrai qu'elle n'avait pas pensé à l'hypothèse qu'il faudrait un suivi pour son cheval, pourtant cela semblait évident après une telle opération. Elle espérait tout de même n'avoir aucune complications et qu'il aurait pourrait ainsi passer sa convalescence sereinement. Il avait déjà tant enduré que cela la rendait nerveuse d'envisager un nouveau soucis. Cependant, la jeune femme semblait être prête à revenir si c'était nécessaire. Dans le fond, elle avait effectué un travail d'experte et Spherany ne pouvait qu'entreprendre de l'avoir comme vétérinaire référente. Surtout qu'elle avait cru comprendre qu'elle vivait non loin de leur demeure. Cela pourrait se révéler être un réel atout pour elle comme pour ses animaux. L'idée n'était pas à ignorer.

« Entendu Maita, nous nous reverrons donc dans trois jours. Et d'ici là j'espère qu'il n'y aura aucune complication pour lui. »


Sur ses mots Edgar finit par revenir auprès d'elles, accommodé de tout ce qu'elle lui avait quémandé. C'était véritablement un homme à tout faire et il lui était toujours d'une très grande utilité. Elle le remercia chaleureusement une nouvelle fois avant de prendre le désinfectant et d'en écouler soigneusement sur une compresse. Puis délicatement et sérieusement, elle vint doucement passer sur sa plaie. Prenant soin de chacun de ses gestes afin d'être la plus minutieuse possible. Elle avait toujours été comme ça. Un peu perfectionniste sur les bords mais cela rendait son travail impeccable et ses parents conquis. Chaque fois qu'elle devait entreprendre une nouvelle affaire, elle faisait en sorte que tout se déroule à la perfection jusqu'à ce que chacun de ses faits et gestes soient irréprochables. Tout ce qu'elle confectionnait elle le faisait aussi minutieusement que possible et mettait de l'implication dans chacun. Peut être était ce une faiblesse. Ou bien une force.

Lorsque la plaie fut complètement désinfectée, elle plongea ses mains dans la bassine avant d'y ajouter une serviette qu'elle essora machinalement tandis qu'elle vint nettoyer le contour de la plaie. Maintenant que la plaie était propre et désinfectée elle pouvait d'ores et déjà la panser. Tout ses gestes étaient soignés et délicats, presque gracieux par moment. Son regard dégageait tout son sérieux et son dévouement tandis qu'elle finit par nettoyer sa main et son bras, légèrement ensanglanté aussi. C'était parfait. Ou du moins cela ferait l'affaire en attendant qu'elle puisse entreprendre de bien meilleurs soins. Après tout, il ne s'agissait que des premiers soins. Passant son bras sur son front, elle laissa s'échapper un fin soupire avant de laisser la serviette trempée dans l'eau et de relever son regard vers Edgar.  

« Merci Edgar vous avez été parfait. Je vous laisserai le droit de raccompagner notre invitée. Vous veillerez à ce que son trajet soit agréable et qu'elle puisse retourner en de bref délais chez elle. »


Maintenant que sa plaie était soignée elle se voyait mal plus la retenir. Elle lui avait été d'une grande aide et son expertise lui serait favorable à l'avenir. Peut être même qu'elle pourrait en apprendre davantage sur le soin animal grâce à elle. Du moins si cela l'intéresserait de prendre en charge ses chevaux. Professionnellement parlant, elle pouvait presque lui donner toute sa confiance. Cela paraissait évident qu'avec une unique intervention ce serait bien trop évident de lui accorder la totalité. Mais petit à petit et progressivement, elle pourrait lui confier la vie de ses animaux sans aucune once d'inquiétude. Spherany se releva alors, frottant son bas afin de retirer les quelque saletés qui s'y étaient installés. C'était une journée riche en émotions qui s'achevait. L'idée d'avoir laissé ses sentiments prendre autant le dessus sur elle la contrariait. Si elle pouvait changer le passé elle le ferait aussitôt. Elle qui souhaitait garder sa vulnérabilité le plus longtemps dissimulée. Mais elle n'avait pas la sensation qu'elle pouvait craindre quoi que ce soit de Maita. Elle semblait diablement trop désintéressée par la gente humanoïde que cela écartait tout risques potentiels. Tandis qu'elle afficha un regard des plus reconnaissant, la demoiselle attrapa alors son autre main indolore avant de la lui serrer amicalement et professionnellement.  

« Bien, Maita. Merci d'être venue aussi rapidement et d'avoir sauvé la vie de mon cheval. Je t'en serais éternellement reconnaissante. Je vais te laisser rentrer chez toi... Tu as fait un travail exceptionnel. Prends soin de toi et je te revois dans trois jours. »

Le timbre de sa voix se faisait humble et un nouveau soupire de soulagement s'échappa d'entre ses lèvres. La vue de ses cuisses ensanglantées l'éreintait déjà, si bien que l'idée de pouvoir prendre une bonne douche chaude ravivait ses sens. Après toutes ses émotions, elle méritait bien ça. Et surtout, une bonne nuit de sommeil avant de devoir reprendre les affaires. Voilà ce qui l'attendait, pour le moment...



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Maita Phore
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Jeu 8 Aoû - 22:13

Elle était d’accord pour que je revienne, silencieuse, j’hochais la tête pour approuver sa décision. Mais maintenant, il était l’heure de la torture. Être blessée ne me dérangeait pas, me soigner moi-même non plus. Mais cela faisait bien longtemps que personne ne c’était occuper d’une de mes blessures. Plusieurs années à vue de nez. À l’odeur, je reconnue le produis pour désinfecter, et fixant mon regarde sur le mur, je me mis à grimacer. Un contact humain, quelqu’un qui me soigner alors que j’aurais simplement pu utiliser ma magie. Mais je ne voulais froisser personne. Et si ça pouvait faire en sorte qu’il n’y ait pas de dette entre nous c’était parfait.

J’étais là pour soigner, pas pour avoir de l’argent dont je ne ferais rien. Je possédais tout ce dont j’avais besoin. Nourriture, un toit, du confort, de quoi m’occuper et des compagnons que j’appréciais. Même si j’aurais préféré en avoir peut-être un peu moins. Mais pour ça, elle ne pourrait pas m’aider. C’était une chose de posséder des chevaux. S’en était une autre de s’occuper d’un Cerberus ou même d’un Mist. Je retins un soupir de soulagement lorsqu’elle arrêta de désinfecter, et je grimaçais à nouveau, gardant mon regard fixé sur le mur en face de moi, lorsqu’elle commença à nettoyer le tout avec la serviette. Elle termina en bandant ma main, doucement. Je tournais la tête vers son travail, c’était propre et efficace, je m’occuperais du reste ce soir. Elle parla, ainsi, c’était l’homme qui allait me ramener, sans doute à cheval comme pour l’aller. Au moins ça irait vite.

Je me relevais et elle attrapa ma main gauche en me remerciant. Trop de remerciements, c’était certes plaisant de voir son travail apprécié, mais je n’avais rien fait d’extraordinaire. Non, loin de là. Encore, je serais venue le lendemain, la situation aurait pu être plus délicate. Mais là, c’était minime. Elle semblait être le genre de personne fier qui n’aimait pas montrer ses sentiments. Du moins pas à tout le monde. Personnellement, je m’en foutais totalement. Elle pouvait bien penser ce qu’elle voulait, je souhaitais juste que ça ne déborde pas trop sur ma vie. Sur le côté humain bien entendu.

- Pas d’soucis.

Lentement, je suivis l’homme qui devais me ramener. Et juste avant de sortir je me retournais.

- Si y’a b’soin moi. J’suis t’jours chez moi. Fin presque. V’savez ou m’trouver.

Oui, j’étais toujours prête à aider pour les animaux, des êtres innocents qui subissait la nature comme les humains. Sans attendre de réponse, je sortis de la pièce. Le retour allait être rapide et sans prêter attention à ce qu’il y avait autour de moi, je réfléchissais à ce que je devais préparer pour la suite de l’année. Oui, vivre seule c’était bien, mais ça nécessiter une certaine organisation pour pouvoir vivre convenablement. Plongée dans mes pensées, je quittais les lieux.


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