Le royaume d'Aryon
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Un royaume prospère dans un monde plein de magie, de mystères et surtout d'aventures !
Natif de cette contrée, vous allez pouvoir défier votre destinée et créer votre légende au travers d'un récit épique qui marquera l'histoire du royaume... Que vous soyez un artisan de génie, un commerçant fourbe, un noble prétentieux, un aventurier intrépide ou un garde incorruptible, vous avez tous votre place dans le royaume d'Aryon !
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Sommation au sommet

Elina von Andrasil
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Elina von Andrasil
Capitaine du Blizzard
Sam 16 Nov - 12:03

Voilà désormais longtemps que je n'avais pas dérogé de mes affectations à la Forteresse et, si le changement pour l'air de la capital ne m'était pas d'un grand réconfort, je tirais toutefois une certaine satisfaction à revenir dans cette ville où j'avais longtemps vécu. Ainsi, plutôt que de réaliser un trajet direct jusqu'à la caserne, je m'étais volontairement égarée dans des petites rues dont la vue à elle seule me rappelait des souvenirs d'une vie passée et m'évoquait un bouquet d'émotions juvéniles. Je prenais mon temps, sachant que j'avais de l'avance sur le rendez-vous qui m'avait valu ce déplacement pour le moins singulier : un entretien avec le Commandant de la Garde en personne. J'ignorais le motif de cette entrevue, toutefois il était peu probable qu'il s'agisse d'une énième mise à pied sachant que mes états de service étaient impeccables depuis plusieurs années ; mon autonomie à la Forteresse y contribuait pour beaucoup.

Passant le dédale des rues au bout d'une bonne heure de marche, j'arrivai enfin à la Grande Île et bifurquai au sud dès que la Guilde des Aventuriers fut dans mon giron. Procédant ainsi, je gagnai finalement le pont de l'île rocheuse, m'identifiai rapidement auprès des gardes à l'entrée et rejoignis la caserne qui surplombait les eaux du lac. Bien qu'imposant, le fortin qui trônait sur l'île était bien loin d'être aussi impressionnant que la Forteresse, mais continuait toutefois à m'étonner par ses couleurs vives, ses murs propres et son architecture soigneusement travaillée.

Sans trop m'appesantir sur la contemplation de ce bâtiment que je ne connaissais que trop bien, je franchis l'entrée et pénétrai dans le hall, avisant un escalier en colimaçon à ma gauche pour parvenir au deuxième étage, là où se trouvaient les appartements du Commandant. Spacieux et luxueux, ceux-ci étaient gardés à plein temps par une jeune secrétaire qui m'accueillit en grandes pompes avec un chaleureux sourire :

« - Bonjour. Je peux vous aider ?

- Bonjour, lieutenant Von Andrasil, j'ai rendez-vous avec le Commandant à onze heure. Voici mon ordonnance, si cela peut vous aider. »

Tendant, à ces mots, la notice signée et cachetée que j'avais reçu par courrier, j'attendais patiemment la validation de la bureaucrate aux cheveux blonds, le regard perdu dans les moulures et la décoration. Qu'il était étrange de s'imaginer qu'un homme qui avait longtemps vécu seul dans une grotte puisse aujourd'hui se satisfaire de tout ce faste...

« - Tout est en ordre, je vais prévenir le Commandant de votre arrivée. Si vous voulez bien patienter, un salon est à votr-

- Je préfère l'attendre ici, merci bien. »

Si la secrétaire s'avéra interloquée par ma rudesse, elle n'en laissa rien paraître et m'adressa simplement un sourire avant de disparaître derrière la porte de ce que je devinais être le bureau de mon hôte.

Après quelques minutes supplémentaires d'attente qui me firent me rappeler de ma haine viscérale pour l'administratif, le petit brin de femme reparût et m'enjoignit à rentrer à mon tour, d'un geste de la main. M'exécutant, je découvris une large pièce soigneusement meublée et ordonnée au fond de laquelle se trouvait mon interlocuteur, assis derrière son épais bureau. Dans mon dos, je sentis la porte se refermer doucement tandis que je m'avançai jusqu'à l'une des deux chaises qui faisaient face au plan de travail du commandant et dans laquelle il m'invita à m'asseoir d'un simple mouvement du regard.

Il ne me restait désormais plus qu'à savoir ce que je faisais ici.
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Dim 17 Nov - 19:52

Je déteste quand les enfants sont en danger et là c’est précisément le cas, j’ai reçu il y a quelques heures un noble qui m’a indiqué que sa fille a été kidnappé alors qu’elle était en route vers la capitale depuis la résidence familiale situé dans le Village perché. Il y a donc forcement eu des fuites au niveau de la sécurité, car seuls les Gardes de la Citadelle et du village perché étaient au courant, cette famille étant protégé par les troupes venant de ces deux endroits lors du trajet fatidique.

Pour embrouiller plus les choses, les bandits ne veulent pas de l’argent mais la libération d'un criminel qui sera exilé du Royaume dans quelques jours. Il faut donc aller vite et je me suis fais transmettre différents documents des unités situé à l’extérieur de la capitale, et j’ai ainsi pu trouver la perle rare. Je l’ai donc fais venir ici via le portail de téléportation et ma secrétaire vient de m’indiquer qu’elle m’attend devant la porte, je range donc différents documents, car je compte partir directement après notre entretien, puis je la fais entrer.

Le moins que l’on puisse dire c’est que son dossier qui la décrivais comme ayant une forte personnalité ne mentait pas. Déjà physiquement elle est impressionnante dans son armure, mais la mine renfrognée qu’elle semble arboré en permanence et la balafre sur la joue gauche semble dire à tout le monde, de ne pas l’importuner. Ces caractéristiques pourraient poser des problèmes si je devais faire une enquête habituelle, mais comme ce n’est pas le cas, ce sera un réel atout.

Comme d’habitude, je ne propose rien à boire et je commence en allant droit au fait :

Lieutenant Van Andrasil, je vous ai convoqué ici car j’ai besoin de votre aide. Une fillette a été enlevé et je dois la récupérer très vite. Le problème c’est que des gardes de la forteresse et du village perché sont sans doute impliqué.

Je dois maintenant passer aux raisons pour laquelle je l’ai choisi, mais ça risque de ne pas plaire à mon interlocutrice, pourtant je lui annonce sans prendre de gants car ce n’est pas mon genre :

Vous êtes une asociale et vous travaillez le plus souvent seule, ce qui me donne la certitude que vous n’avez rien à voir avec cette histoire de kidnapping. Les gardes que j’ai dans la capitale ne connaisse pas la région, ni les gens du cru, j’ai donc besoin de vous.


Voilà, je ne sais pas comment va réagir la jeune femme mais je devais lui dire. J’enchaine ensuite sur le plan que j’ai échafaudé :

Nous allons prendre le portail de téléportation qui nous mènera directement au village enchanté, et nous commenceront notre enquête là-bas. Je souhaite éviter au maximum de nous faire repérer, je dispose de vêtement magique pouvant changer d'apparence, si vous n'avez pas ce genre de gadget, une cape suffira et nous devrons être discret dans nos déplacements une fois là-bas. Avez-vous des questions ?

Voilà, comme à mon habitude j’ai été sec, mais je ne pense pas que mon interlocutrice s’en soucie, elle me ressemble beaucoup d’ailleurs, et ne dois pas avoir beaucoup d’amis. Rien dans son dossier n’indique comment elle est devenue comme ça, mais de toute façon, je ne compte pas devenir proche avec elle afin de lui poser cette question, car tout ce qui m’intéresse c’est de secourir une enfant innocente de la cruauté des adultes.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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Elina von Andrasil
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Elina von Andrasil
Capitaine du Blizzard
Dim 17 Nov - 21:35

Hum. Tout en écoutant le Commandant, je fronçais de plus en plus les sourcils, tandis qu'il s'avérait que sa connaissance de mes états de service et de mon profil lui était vraisemblablement fausse sinon biaisée par les rumeurs que certains grattes-papiers devaient faire courir à mon sujet. Certes, mes hommes me voyaient comme une casse-pieds, une mégère de premier ordre, mais en aucun cas j'étais une asociale qui rechignait le commandement pour se focaliser uniquement sur des missions en solitaire.

Toutefois, je laissais le vieillard poursuivre dans sa voie, car ce qu'il pensait de moi n'influait en rien sur la réalité de notre mission : une jeune fille, probablement une noble sinon on n'en ferait pas tout un fromage, était dans de beaux draps et il fallait agir. J'avais toutefois le sentiment que tous les détails n'avaient pas été évoqués dans notre conversations et quand Höls me demanda finalement si j'avais des questions, je répondis :

« - Il y a tout un tas de zones d'ombres dans les propos que vous me tenez là, Commandant Höls. Pourquoi et comment cette fillette a été enlevée et par qui ? Et pourquoi m'avoir convoquée alors que nous retournons d'où je viens, est-ce encore une de ces lubies qu'ont les hauts-dignitaires ? Toutefois votre franchise me touche, aussi permettez-moi de vous dire que je vous pensais plus stratège et fin observateur, pour un homme de votre rang. »

Non, effectivement je n'étais pas sociale avec certains individus, surtout lorsqu'il était consigné dans mon dossier que j'exprimais peu de respect pour le hiérarchie bureaucrate, car j'estimais que celui-ci se gagnait sur le champ de bataille. Et peut-être la situation aurait-elle été différente que j'aurais conservé ma langue dans ma poche.

« - Sinon je n'ai pas ce genre d'artifices, je n'ai jamais eu de raisons de me cacher de mes semblables, ni même de mes hommes : ceux que je commande à la Forteresse, Commandant, et que vous suspectez maintenant de traîtrise. Cependant j'entends vos considérations et possède bien un cache-poussière dans mon bagage ; il nous faudra cependant faire un saut par l'écurie à l'entrée de la ville car, si vous souhaitez que je le récupère, eh bien il est sous ma selle... »

Je devinais que je devrais malgré tout laisser mon matériel avec mon cheval pour le moment et me satisfaire uniquement de ma tenue de lin et de mon poignard. Il était hautement faisable de trouver un quelconque voile ou draps dans lequel me dissimuler, même si l'idée ne m'enchantait guère.

Silencieuse, je demeurai droite face à mon interlocuteur, une lueur de défi dans le regard en attendant ma réponse. Avais-je à faire à un véritable général, un meneur d'hommes qui avait fait ses preuves ou bien à un autre de ces parvenus uniquement bons à servir les intérêts de la noblesse et des plus aisés ?

La question demeurait.
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Dim 17 Nov - 23:53

Cette jeune fille est décidément bien curieuse, mais c’est une bonne chose et j’attends qu’elle ai fini de poser ses questions avant d’y répondre. Certaines remarques qu’elle me fait sont pertinentes, d’autre non, comme ma capacité a élaboré des stratégies, pourtant je ne la réprimande pas, car c’est exactement comme cela que j’aurais réagit si j’étais à sa place et je me contente de lui donner le plus de renseignement possible :

Cette demoiselle, qui devait fêter ses six ans la semaine prochaine est la fille d’un noble. Elle était sous la responsabilité conjointe de la Garde de la Forteresse et du Village Perché ce qui devrait vous expliquer ma réticence à vouloir les solliciter à part vous. A une halte la demoiselle a tout simplement disparu, personne ne savait où elle était, elle s’est juste volatilisé comme çà.

J’aborde ensuite la deuxième partie de sa question qui ne manque pas d’intérêt car c’est une piste pour la retrouver :

Les ravisseurs demandent la libération d’une chef de bande bien connu de la population du Village Perché, et qui devais être bannis dans quelques jours, car son procès vient de se terminer. Je vous ai convoqué ici car je me voyais mal le faire dans la Forteresse, ce qui aurais pu éveiller des soupçons et nous ne repartons pas là-bas mais directement au Village Perché, car j’estime que c’est là-bas que nous aurons le plus de chance de trouver des indices.


Je m’arrête une minute, afin de trouver un papier et un encrier que je lui dépose juste devant elle, en lui expliquant :

Pour vos affaires, un des gardes à la porte principale est un téléporteur d’objet, écrivez ce dont vous avez besoin, j’enverrai le message par pigeon voyageur et il l’enverra directement dans la salle où se situe le portail de téléportation pour que vous le récupériez.

Une fois mes dernières paroles prononcées, je me lève, prend mon vêtement magique et mon ceinturon où pend mon fourreau qui contient mon épée et j’indique à la garde :

Si vous avez d’autres questions, je pourrais y répondre sur le chemin, le portail se situe à vingt minutes de temps de trajet d’ici.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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Elina von Andrasil
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Elina von Andrasil
Capitaine du Blizzard
Lun 18 Nov - 21:38

Les réponses données par le Commandant balayèrent certes mes interrogations, mais pas mes doutes. Moi qui m'attendais à une correction, un rappel à l'ordre, je venais au contraire d'être servie dans mon défi à l'autorité. Je ne savais alors si c'était la pédagogie de Höls qui lui faisait démontrer autant de patience ou s'il appréciait réellement mon caractère audacieux, voire même téméraire.

« - Aucune question, c'est très clair mon Commandant. »

Notre conversation arriva donc à son terme. Tandis que mon supérieur rejoignait sa secrétaire à l'accueil pour lui glisser trois mots, je quittai ses appartements en empruntant le même chemin qu'à l'aller et l'attendis dans le hall. Je n'eus pas beaucoup de temps pour mûrir mes idées avant qu'il me rejoigne enfin et m'indique un endroit à proximité où faire la demande pour récupérer mon équipement.

Par la suite, nous marchâmes en silence jusqu'au portail de téléportation dans un trajet qui me parut une éternité. Certes, je n'étais pas très loquace, toutefois mon compagnon de voyage ne l'était pas non plus et je regrettai l'absence d'un intermédiaire entre nous pour combler le vide. La mission était claire dans ma tête à présent et je n'avais pas non plus d'autres questions à poser, j'attendais donc patiemment notre arrivée au téléporteur.

Si le bâtiment qui abritait ce-dernier ne payait pas de mine vu de l'extérieur, son architecture à l'intérieur était complexe et inédite. Évidemment, j'avais déjà eu l'occasion d'emprunter le fameux mode de transport magique une ou deux fois dans ma vie, mais j'étais toutefois hébétée à chaque fois par la simplicité et pourtant l'évidente complexité du mécanisme.

Arban Höls fut le premier à l'emprunter et je le suivis naturellement, énonçant clairement au moment où je me plaçais au milieu de la pièce :

« - Village perché. »

Ma vision sembla alors se distordre un instant et noircit pendant un millième de seconde avant de se rétablir. Aucun changement n'indiquait que j'étais arrivée à bon port car la pièce d'arrivée était volontairement identique à celle du départ. Toutefois je retrouvai le Commandant à l'extérieur de la salle et redécouvris le décors familier, à travers les fenêtres, de l'agglomération canopéenne.

« - Ça surprend toujours... » remarquai-je à voix basse, comme une note à moi-même.

L'instant d'après, je fouillai le hall du bâtiment du regard pour vérifier si mes affaires avaient bien été téléportées par le garde précédemment évoqué par mon supérieur. Je les trouvai soigneusement rangées dans un casier, probablement prévu à cet effet, et en soustrayai uniquement le cache-poussière que j'enroulai prestement autour de moi.

« - Cela vous convient ainsi, Commandant Höls ? »
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Mer 20 Nov - 14:21

De toute évidence j’ai été clair dans mes explications car mon invité ne me pose aucune question pendant le trajet et je ne suis pas très fort pour bavarder de la pluie et du beau temps. Je me contente donc de marcher en silence jusqu’à la salle qui contient le portail de téléportation et de passer à l’intérieur, trajet que j’ai dû faire des centaines de fois.

Le spectacle habituel de cette salle très légèrement différente de celle que je viens de quitter, même si ce n’est pas évident pour un œil très avertit, ne me fais ni chaud, ni froid. La capitaine me suit de près et après avoir récupéré son cache poussière, me demande si son déguisement me convient. J’hésite un moment, car ce n’est vraiment pas terrible, mais je suis content d’avoir quitté mon bureau et de repartir à l’aventure, comme si j’étais redevenu un simple garde et je lui réponds donc, avec une amorce de sourire :

Vous êtes très bien.

Je suis pour ma part habillé comme un simple mercenaire et je profite que nous sommes seuls dans la pièce pour dire mon plan à mon compagnon d’aventure :

A partir de ce moment, vous devrez m’appeler Arb et ne pas faire mention de mon grade. Je vous appellerai par le nom qui vous conviendra. Mon projet est le suivant, nous jouons le rôle des mercenaires engagés par le noble, pour s’assurer que leur fille est vivante, avant qu’il fasse la demande de libération de leur chef. Nous approchons les ravisseurs, leur demandant de nous montrer que la fillette est toujours en vie et ils me laissent lui parler. Je pourrais alors utiliser mon pouvoir qui me permet de téléporter deux personnes, du moment que je les touche.

Voilà donc mon plan, je n’ajoute pas que le contre coup sera particulièrement fort pour moi et je continu sur ma lancé :

J’ai connaissance d’un bar situé dans cette ville qui servait de repaire à la bande que nous cherchons, je pense qu’il s’agit d’un bon point de départ pour les retrouver. Cet établissement mal famé se nomme « A l’auberge rouge » et est situé dans le quartier sud. Maintenant, je suis ouvert à toutes les propositions, si vous avez des idées, je suis prêt à vous écouter. Une fois notre plan arrêter, nous pourrons sortir et commencer notre enquête.


Voilà, je suis prêt à écouter la capitaine, c’est elle qui connait le mieux les lieux et elle sera surement de bon conseil. Si elle est d’accord avec moi, cela signifiera que ma proposition est bonne et nous irons directement dans le bar.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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Elina von Andrasil
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Elina von Andrasil
Capitaine du Blizzard
Ven 22 Nov - 0:03

Un nom ? Mmh, je réfléchissais, tandis que le Commandant bouclait ses explications, avant de me rendre compte que mon surnom pouvait très bien faire l'affaire.

« - Vous pouvez m'appeler Biche. Va pour votre plan, je vous suis. »

Un don de téléportation, hein ? Voilà qui était très utile dans ce cas précis. Je me demandais toutefois pourquoi il n'en avait pas fait usage plus tôt... Peut-être existait-il une limite à respecter, comme le temps qui m'était nécessaire pour me « recharger » entre deux orbes.

« - Écoutez, allons dans ce bar et voyons ce qu'il en ressortira. Je connais bien cet endroit, même si ça ne fait qu'un an que j'ai été affecté dans la région : il n'y a pas beaucoup de lieux où des brigands peuvent se targuer de se sentir chez eux. Qui plus est, j'en ai déjà entendu parler de cette auberge... »

Pas en bien, évidemment, mais c'était aussi un lieu de choix pour rencontrer des informateurs. La Garde l'utilisait parfois, sous couverture civile, et il était bien connu que les limites entre criminalité et légalité étaient assez floues là-bas. J'avais pleinement confiance en mes hommes à la Forteresse, mais ceux du Village Perché, c'était autre chose.

Ici, on n'hésitait pas à graisser la patte pour se faire mieux voir et à s'acoquiner avec l'ennemi pour servir ses intérêts personnels. Je ne portais d'ailleurs pas dans mon cœur l'officier en charge et lui non plus n'appréciait pas que je vienne chasser sur ses plates-bandes. C'était probablement pour le mieux que je sois voilée, finalement... Je me gardais toutefois d'évoquer le sujet au Commandant : déjà car je n'étais pas une balance et ensuite car il ne m'inspirait pas pleinement confiance.

Lui usant de son artifice et moi drapée de mon cache-poussière, nous sortîmes finalement du bâtiment abritant le téléporteur. À l'extérieur, nous débouchions sur une vaste terrasse entourant le tronc dans lequel se trouvait la bâtisse, reliant d'autres arbres à d'autres niveaux par une multitude de passerelles. Je reconnus sans peine l'arbre le plus haut qui contenait la Grande Bibliothèque, même si notre destination se trouvait bien plus bas, au sud du village, dans le quartier le moins huppé de l'agglomération.

Nous procédions donc à travers les multiples ponts en bois pour retrouver la terrer ferme, en fin de compte, car le Quartier Sud avait été bâti entre les racines des arbres, à même le sol. L'auberge rouge, pour sa part, se situait pratiquement à l'extérieur de la ville, à proximité d'un grand champ de sureau avec lequel la taverne aromatisait sa bière, ce qui lui avait valu son nom. Nous la retrouvâmes après une vingtaine de minutes de marche depuis notre point de départ et entrâmes sans faire d'esclandre. D'autres étaient vêtus comme nous, tout aussi couverts et tout aussi louches.

« - Je nous trouve une table pendant que vous commandez. Prenez ce que bon vous semble, je n'ai pas de préférence en matière de boisson. »

Évidemment, les deux tâches étaient de simples diversions. L'objectif était pour lui de rester suffisamment longtemps au bar pour saisir des bribes de conversation nous mettant sur la piste de nos gais lurons et je m'exécutai de la même manière, attablée. Finalement, après un temps d'attente justifié par la paresse du barman et la conversation que celui-ci entretenait avec une habituée, Arban m'invita à le rejoindre discrètement avant de m'indiquer du regard deux hommes assis au comptoir, à quelques mètres de nous.

Bingo.
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Ven 22 Nov - 22:15

Biche ? La capitaine veut vraiment que je l’appelle de cette manière ? Elle aurait pu choisir, Tempête ou bien Colère, mais l’appeler par ce nom d’animal tout gentil et craintif est franchement déroutant. Pourtant, si c’est son choix, je le respecterai.

Pour changer complètement de sujet, j’ai de la chance car la demoiselle connait l’auberge où j’avais prévu d’aller et je me laisse donc guider à travers la ville qui a bien changer depuis la dernière fois où je suis venu. Nous arrivons ainsi devant l’Auberge Rouge et il est bien aussi louche que dans les rapports, avec des dizaines de consommateurs qui pourrais tous êtres des bandits.

Cela ne semble pas gêner la jeune femme qui rentre comme si elle avait fréquenté ce genre d’établissement toute sa vie. Pour moi, j’ai plus de mal, car j’ai vécu longtemps seuls mais je fais contre mauvaise fortune, bon cœur et je m’avance vers le comptoir pour commander deux bières. La commande met un temps infini à arriver, ce qui me permet d’écouter discrètement les différentes personnes attablées et j’entends une conversation qui mentionne le nom de la fille du Noble, Carla.

Il s’agit de deux personnes assises au comptoir, mais qui ont déjà été servis. Je profite d’un moment où ils ne me regardent pas pour faire signe sans être vu à Elina, afin qu’elle me rejoigne. Je me demande maintenant quoi faire, j’ai le choix entre plusieurs possibilités, la première étant de leur parler directement, mais je risque de les effrayer et s’ils prennent peur et veulent se battre, ils bénéficient de nombreux alliés dans ce bâtiment.

La deuxième, moins risqué mais plus difficile à mettre en œuvre est de les suivre discrètement jusqu’à leur repaire, et si nous sommes découvert de nos présenter en tant que mercenaire. Après réflexion, j’en parle à voix basse à la capitaine, car j’ai fait mon choix :

Dès qu’ils partiront, nous les suivrons discrètement, s’ils nous emmènent à leur repaire, nous pourrons retrouver la jeune femme, si ce n’est pas le cas, nous les interrogerons.

J’attends donc en sirotant ma bière, qui est très mauvaise, mais vraiment, ça ressemble à de l’eau mélangé à un fond de cuve qui aurait traîné pendant des années avant que quelqu’un décide de faire des économies et de vendre ce truc. Je ne me dépêche donc pas pour la finir et je suis soulagé quand je vois dix minutes après notre arrivé, que ces messieurs partent.

Je me lève donc à leur suite, et je les suis, changement de vêtement grâce au pouvoir de mon objet magique de temps en temps pour ne pas me faire repérer. Il faut dire que les bougres semblent méfiants et se retournent souvent, mais j’ai été maître espion pendant des années et je connais tous les trucs pour me rendre aussi inoffensif qu’un Chantelune, ces animaux peureux et avec une très bonne ouïe.

Ils s’arrêtent finalement devant une porte et après avoir frapper rentrent directement, la porte s’ouvrant pour leur laisser le passage. Ils ont donc au moins un complice à l’intérieur, mais je n’ai aucune information sur la présence ou non de notre cible. Je demande donc à Dame Von Adrasil, utilisant son nom de code pour m'habituer :

Biche, qu’est-ce que tu en penses ?

Dans mon esprit, l'option la moins risqué serait d'attendre la nuit avant d’attaquer, mais cela représente un risque supplémentaire, car ils peuvent à tout moment décider d’abattre leur otage. D’un autre côté, il s’agit d’une maison coincée entre deux autres et il doit exister un accès à l’arrière où nous pourrions nous infiltrer. J’écoute donc ce que va me dire la jeune femme, prêt à la suivre, qu’elle que soit sa décision, après tout, nous sommes sur son terrain ici.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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Elina von Andrasil
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Dim 24 Nov - 18:09

Finalement ça avait été plus simple que prévu, même si ça sentait le coup fourré. On avait suivi les individus suspects de la taverne jusqu'à leur repère et il s'agissait à présent de trouver la bonne stratégie à adopter. Le Commandant Höls attendait visiblement que je partage mon opinion à ce sujet, bien que j'étais alors persuadée qu'il avait déjà un embryon de tactique à mettre en place et ne faisait que tester mes compétences en la matière.

« - À vrai dire, Arb, je ne pense pas que nous devrions y aller de front : nous ne savons combien ils sont à l'intérieur et si je nous pense facilement capables de maîtriser ces deux hommes, il n'en est rien s'ils sont cinq ou six. »

Je m'arrête dans ma réflexion, l'index et le majeur de ma main droite recroquevillés sous mon menton. L'infiltration n'est pas vraiment mon rayon d'habitude, toutefois les possibilités s'avèrent assez logiques à deviner.

« - Le mieux serait que l'un de nous deux fasse diversion à l'entrée tandis que l'autre trouverait un moyen d'entrer à l'intérieur de la bâtisse. Nous ne sommes même pas sûrs que l'otage soit dans cette maison ce qui rend l'opération d'autant plus périlleuse. »

La nuit est déjà en train de tomber. Nous pourrions attendre que leur attention soit relâchée avant d'agir, d'autant plus qu'il est fort peu probable qu'ils tentent quoi que ce soit contre la précieuse noblaillonne s'ils souhaitent conserver leur avantage.

« - Si nous agissons à la nuit tombée, peut-être aurons-nous plus de chance de nous infiltrer efficacement. En attendant, on pourrait gagner du temps en observant leur planque de plus près. »

Idéalement, savoir par où entrer et tenter de deviner la silhouette de la jeune fille prisonnière à travers les vitres. Le bâtiment ne payait pas de mine, aussi n'étais-je pas forcément optimiste à ce sujet : même de loin, la crasse sur les carreaux apparaissait nettement et la lumière jaunasse qui illuminait l'intérieur se répandait fadement autour des ouvertures, rajoutant à l'absence de visibilité depuis l'extérieur.

Comme le Commandant semblait rejoindre mon idée, nous décidâmes de nous répartir les rôles : il ferait une première fois le tour du bâtiment pour trouver une autre entrée, le temps que le soleil disparaisse sous la ligne d'horizon, puis reviendrait pour que nous fassions le point et passions à la seconde étape. Sans plus de cérémonies, mon supérieur s'exécuta alors et s'approcha discrètement de la maison. De notre cachette, je l'observais disparaître dans les ruelles entourant la résidence, passant de planque en planque pour observer sans être vu.

De mon côté, j'avisais une histoire, un jeu d'acteur qui pourrait générer assez d'intérêt au niveau de la porte pour dégager le chemin à Höls. S'il n'y avait que des hommes, il y avait toujours l'option séduction qui pouvait fonctionner, même si ce n'était pas vraiment mon point fort. Finalement, j'avisai l'histoire ridicule d'une voisine ayant perdu son chat que je détaillai assez pour pouvoir tenir en haleine ma victime pendant plusieurs minutes.

Après une trentaine de minutes, Arban revint enfin, m'informant de la présence d'une fenêtre mal fermée à l'arrière du domicile. Entre temps, le soleil avait disparu et les ténèbres s'étaient posées en lisière de l'agglomération où l'éclairage était pratiquement absent.

« - Si cela vous va, Arb, on peut y aller. »
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Sam 30 Nov - 23:35

Le plan de mon interlocutrice me parait bon et je fais le tour du bâtiment discrètement, c'est ainsi que je remarque, sur le côté arrière de la maison, une fenêtre qui n’est pas fermé et qui pourrais me permettre de pénétrer sans être vu dans le domicile. Surtout maintenant que la nuit est tombée, mes chances sont bien meilleures. Je transforme d’ailleurs mes vêtements pour qu’ils deviennent intégralement noir et je rejoins la jeune femme. Une fois que nous sommes réunis, je donne mes derniers conseils à la soldate :

Je suis prêt Biche, faites bien attention à vous et ne prenez pas de risque inutile, n’intervenez que si vous entendez des bruits de combat. Avec votre accord, j’aimerais accomplir un petit rituel de dix minutes qui peut me permettre de me téléporter à vos côtés, chose que je n’accomplirais que si je suis obligé.

Quel que soit sa réponse, je pars après et faisant une nouvelle fois le tour de la demeure, j’escalade la clôture qui indique les limites de cette propriété et me met sous la fenêtre, à moitié accroupis. J’entends alors distinctement que l’on frappe à la porte, des bruits de pas et les voix d’Elina et des deux hommes que j’avais déjà identifié dans la taverne.

J’en profite pour entrer sans faire de bruit, me souvenant de mes années en tant que maître espion et me félicitant de mes exercices quotidiens qui m’ont permis de retrouver mes forces d’antan. J’arrive ainsi dans une pièce vide avec une porte ouverte menant à un couloir où je peux voir la porte d’entré avec les deux bandits en train de discuter avec la jeune femme et qui me tournent le dos. Je continu discrètement mon inspection des pièces du rez de chaussée mais je n’y trouve rien d’intéressant.

J’essaye d’aller le plus vite possible, tout en restant furtif, car je sais que la diversion ne peut pas durer trop longtemps, et je monte l’escalier menant à l’unique étage. Je vois alors une porte fermée à clé, la première que je découvre et je suis face à un dilemme, je peux enfoncer la porte au risque de faire du bruit ou bien trouvé un autre moyen d’accès qui me fera perdre du temps.

Je choisis la seconde option, n’ayant aucune idée de ce qui m’attend derrière, il peut y avoir un piège ou un bandit en train de dormir, ou même l’otage, je passe donc par une autre pièce et marchant sur le toit, je peux accéder par la fenêtre à la pièce bloqué. Je ne vois personne à l’intérieur, mais le mobilier semble plus sophistiqué que le reste de la maison, ce qui renforce mon intuition que je devrais trouver des informations intéressantes à l’intérieur. Je prends donc un risque calculé et dégainant mon épée, je brise le verre de la fenêtre avec le pommeau.

Le bruit est relativement faible et j’espère qu’en bas, il ne sera pas entendu. De toute manière, je pénètre à l’intérieur et commence à fouiller, et je me rends compte alors que je suis dans une des planques d’un lieutenant de cette organisation. Il a écrit de nombreux courriers, notamment à un mercenaire dont le pouvoir est de déplacer des gens d’une dizaine de mètres, j’ai donc l’explication pour la disparition de la fille du Noble, il a dû utiliser sa capacité et amener l’enfant droit vers un complice caché à quelques mètres de là. Reste à savoir, comment il a su que le convoi allais s'arrêter à cet emplacement précis.

Je remarque aussi qu’il parle souvent d’un entrepôt, mais il est prudent et n’indique jamais sa localisation, il l’appel juste l’Entrepôt 13. Mais avec ça, j’ai déjà pas mal d’information, et je peux rejoindre ma compagnon d’aventure, espérant que tout c’est bien passé pour elle.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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Dim 1 Déc - 14:41

« - Ouais, c'pour quoi ?

- Bonjour, je... je m'appelle Sandrina et je... j'ai perdu mon chat j'aurais voulu sav-

- L'est pas ici, au revoir.

- Non attendez ! »

On aurait pas pu rêver mieux : les deux bonhommes s'étaient réunis pour m'ouvrir la porte, bien que cela me semblait être un coup particulièrement stupide de leur part. Bon, ils n'avaient pas non plus l'air très finauds, mais j'étais aussi loin d'exceller dans mon jeu d'acteur et je m'étais assez peu préparée pour mentir convenablement. À vrai dire, toute cette partie là n'était pas vraiment dans mes cordes. Toutefois j'imaginais la progression de Höls à l'arrière de la maison et comprenais bien qu'il fallait gagner du temps, beaucoup de temps.

« - Je me disais... Puisqu'on est voisins et qu'on a jamais eu l'occasion de se rencontrer, que diriez-vous de venir boire un thé à l'occasion ? »

Les deux gusses louchèrent sur moi une seconde sans la moindre once de compassion. Il était vrai qu'avec ma balafre et ma haute taille, pour une femme, je ne figurais pas vraiment dans les standards de beauté. Toutefois, l'un d'eux sembla si longtemps me reluquer le bassin que je vis une opportunité que je n'avais pas envie de saisir.

« - Pas intéressés, » répondit l'autre homme, saisissant déjà l'épaule de son confrère pour le ramener vers l'intérieur de la résidence.

Mince, je n'avais donc pas le choix...

« - Attendez ! C'est que... l'hiver approche et voilà bien longtemps que je n'ai pas été en compagnie de vrais hommes, forts et robustes. Mon défunt mari il... »

Feignant de fondre en larmes, je plongeai aussitôt mon visage entre mes mains et me forçai autant que possible à larmoyer. L'exercice n'était pas facile car, de base, il ne m'était plus arrivé de pleurer depuis bien longtemps déjà. Toutefois mes larmes de crocodile eurent l'effet escompté chez celui avec qui j'avais, visiblement, une touche.

« - 'tends Joël, la p'tite dame a vraiment pas l'air bien. J'pense pas qu'on devrait la laisser toute seule...

- C'des conneries d'nana Raff', m'dis pas qu'tu vas tomber là d'dans ?

- Allez, ça fait combien d'temps qu't'as pas causé à une demoiselle ? » rembarra le gaillard à l'expression louche qui conservait à présent ses yeux fixés sur ma silhouette, une lueur avide dans le regard. Je m'efforçais réellement de ne pas lui décocher une gifle. « P'tet bien qu'on peut vous aider à r'trouver votre chat m'dame ?

- O-oui ! Avec plaisir... »

Je les voyais venir de loin, mais par intérêt pour la mission, il fallait parfois faire des compromis. Il était en tout cas hors de question que l'un des deux pose la main sur moi, mais je pouvais clairement les mener plus facilement en bateau à présent.

« - Je ne m'aventure pas souvent en dehors de la maison... Peut-être connaissez vous des endroits où mon chat aurait été susceptible de se réfugier ?

- P't'et bien, » commença l'homme au regard lubrique, avant de s'interrompre un instant.

Pratiquement imperceptible, un bruit de bris de verre venait de résonner quelque part au-dessus de nos têtes. Seul mon interlocuteur semblait l'avoir entendu, l'autre était trop occupé à se curer les ongles avec un canif. J'intervins aussitôt, ramenant l'attention du dénommé Raff' vers moi :

« - Oooh alors vous pensez qu'on pourrait y aller tout de suite ? J'ai vraiment peur pour lui... »

Aucun effet, ma cible était en train de s'échapper de la conversation et je le voyais déjà poser la main sur le bras de son homologue pour le prévenir du fracas léger. Réagissant au quart de tour, je dégrafais un bouton de mon chemisier et interpellais à nouveau les deux hommes.

« - Ou bien vous pouvez venir directement chez moi... » proposai-je d'une voix suave, captant aussitôt l'attention des deux gorilles et leurs sourires morbides.

« - Ca m'dirait bien ouais et toi Joël ?

- J'dois avouer que... »

Je perçus alors un mouvement derrière l'une des fenêtre sur le mur opposé à celui où se trouvait l'entrée de la maison : le Commandant était ressorti, il était donc temps de mettre fin à mon calvaire.

« - Oh, attendez vous n'avez rien entendu ?

- Hein ?

- Mais si ! On dirait des miaulements, ils viennent de là-bas ! Ça doit être mon chat... Merci beaucoup de m'avoir écoutée en tout cas, à une prochaine fois peut-être ! »

Sans plus attendre, je décampai malgré les protestations des deux hommes qui venaient de voir leur « repas » leur filer sous le nez. Je remerciai l'efficacité de Höls et espérais secrètement que tout cela n'avait pas servi à rien.

Je retrouvai finalement mon supérieur à l'endroit prévu et surpris ce-dernier à détailler le col déboutonné de mon chemisier que je refermai aussitôt.

« - Alors, qu'avez-vous trouvé ? »
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Arban Höls
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Dim 1 Déc - 17:42

J’arrive le premier au lieu de rendez-vous et la jeune femme me rejoins quelques minutes plus tard. Je remarque immédiatement qu’elle a déboutonner son chemiser, bien que je ne comprenne pas pourquoi, mais comme elle le remet immédiatement et ne m’en parle pas, je n’aborde donc pas le sujet.

Je lui indique seulement ce que j’ai trouvé :

Là-haut se trouve une planque d’un des lieutenants de cette organisation, j’ai lu certains courriers et je comprends comment ils ont réussi à enlever la jeune noble, ils ont recruté un mercenaire donc le pouvoir est de déplacer une personne de près d’une dizaine de mètres.

Ce pouvoir est vraiment formidable, et j’espère que le contre-coup est important, car cet homme peut ainsi tuer n’importe qui en le projetant dans les airs, ou faire croire à un suicide en déplaçant un homme qui est au deuxième ou troisième étage d’un bâtiment dans le vide. J’ai eu vent de plusieurs personnalités qui ont mis fin à leurs jours de cette manière et c’était peut-être l’œuvre de cet assassin.

J’y réfléchirai plus tard et je continu la description de mes découvertes :

Un document parle de l’Entrepôt 13, en avez-vous entendu parler ? Je pense que…

Je m’arrête d’un coup car j’ai remarqué qu’une personne nous écoute, dissimulé derrière une caisse. Ne prenant pas le temps de réfléchir, je me précipite et prend la main dans le sac, une jeune fille de quatorze ans, manifestement effrayé. D’après sa tenue, il s’agit d’une enfant des rues, et son corps tout maigre fais peine à voir. Je commence par lui mettre rapidement des menottes anti-magie aux pieds pour prévenir tout risque d’évasion puis je fais le tour de l’endroit, à la recherche d’autres espions, mais je ne vois personne d’autre.

Je retourne donc voir ma prisonnière et m’accroupissant sur le sol, de manière à être à sa hauteur, je détache une petite bourse remplie de cristaux de ma ceinture et je lui dis :

Aujourd’hui est ton jour de chance, tu as dû comprendre notre conversation, si tu nous amène à cet entrepôt, cette bourse est à toi, dans le cas contraire…

Je laisse ma phrase en suspens car bien que je n’ai aucune envie de faire du mal à cette enfant, je ne peux pas la laisser partir car elle pourrait nous dénoncer à l’organisation que nous combattons.


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Mer 4 Déc - 0:24

Je restai stoïque face à la réaction du Commandant : non que je ne la cautionne pas, toutefois je ne m'étais pas attendue à ce qu'une enfant espionne notre conversation. La situation venait soudainement de s'envenimer et il valait mieux que la gamine réponde par l'affirmative. Pour ma part, cette histoire d'entrepôt treize ne me disait rien du tout.

La petite semblait atteinte de mutisme, mais la vision de la bourse bien dodue sembla toutefois la faire réagir. Après une bonne minute passée à nous regarder à tour de rôle, celle-ci hocha finalement la tête. C'était notre jour de chance.

Höls lui retira les menottes, permettant à la gamine de se déplacer, et nous la suivîmes lorsqu'elle commença à marcher dans la direction opposée à la planque des brigands. Il valait mieux que nous vidions les lieux de toute façon, si jamais ceux-ci venaient à découvrir que quelqu'un s'était introduit chez eux et décidaient de faire des rondes.

Nous marchâmes ainsi près de vingt minutes, nous enfonçant toujours plus profondément dans la forêt qui environnait le Village Perché. Je nourrissais quelques doutes quant à la sincérité de l'enfant, dont l'apparence miséreuse trahissait des conditions de vie déplorables, toutefois rapidement la forêt vierge laissa place à une large clairière illuminée par les rayons de la lune dans laquelle se trouvait un large bâtiment visiblement désaffecté. Toutefois celui-ci semblait habité, à en juger par les chevaux qui paissaient à proximité et les quelques hommes armés qui gardaient les différentes entrées.

Bingo.
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Mer 4 Déc - 11:24

Le fameux langage universel de l’argent fonctionne toujours aussi bien et la jeune mendiante accepte de nous conduire, le problème c’est qu’elle pue horriblement, et comme je l’ai prises dans mes bras quand je l'ai attrapée, j’ai l’impression que l’odeur c’est imprégné dans mon vêtement magique. Il va falloir maintenant que je lui retire les menottes, mais avant çà, je prends une grande inspiration pour ne pas défaillir à cause de l’odeur. Il y a vraiment un manque d’hygiène flagrant et j’aurais bien voulu qu’avec l’argent que je vais lui donner, elle puisse aller prendre un bain dans un établissement publique, mais sa priorité doit être d’aller acheter à manger.

Je devrais faire quelque chose pour tous ces gamins des rues qui n’ont nulle part où aller, il y a manifestement un projet à faire. Une fois cette mission terminée, je vais me mettre à cette tâche. Un orphelinat qui formera de futurs gardes pour le Royaume serait pas mal et réglerai une partie du problème. La fillette nous conduit dans la forêt environnant le Village Perché, plus précisément jusqu’à une clairière où se trouve un bâtiment fortement défendu. Je souris à notre guide improvisé qui nous a mené au bon endroit et comme toute chose promis est une chose due, je donne la petite bourse contenant des cristaux, avec çà, elle aura de quoi se sustenter pendant un mois, ce qui ne lui permettra de survivre un peu plus longtemps. Toute fois je lui dit:

J'ai rajouter quelques cristaux, pour que tu puisses aller prendre un bain, dans un lieu public, tu sens vraiment très mauvais à cause de ton manque d'hygiène, c'est une véritable infection.

La petite mendiante hoche la tête puis part en courant et je peux me concentrer sur mon objectif. Je dénombre cinq hommes, en armure de cuir de mauvais qualité, épée au fourreau, dont un avec une lance, ce dernier fait des rondes régulières, mais ne semble guère motivé, car il traine des pieds. Je souris devant ce manque de professionnalisme chez nos adversaires, car nous n’aurons jamais autorisé un tel manque de discipline dans la Garde. Je compte également sept chevaux, ce peut signifier qu’il reste encore deux hommes à l’intérieur.

Je remarque qu’Elina observe également l’endroit, et je lui propose par signe de nous éloigner un peu pour discuter sans être repéré. Une fois hors de portée des oreilles indiscrète, je lui demande :

Biche, voilà ce que je vous propose ; attendre la nuit et grâce à votre pouvoir, déclencher une diversion, puis profiter de leur distraction pour passer par la porte de derrière, en tuant le garde si besoin. Une fois à l’intérieur, nous récupérons l’otage et soit j’utilise mon pouvoir pour nous mettre en sécurité, ce qui me mettra hors de combat pendant un certain temps, soit nous sortons du bâtiment. Qu’en pensez-vous ?

Comme d’habitude je fais des plans que je soumets à la validation des personnes qui m’accompagne, car il est important que tout Garde sache pourquoi il risque sa vie. J’ai pu remarquer pendant mes nombreuses années au service du Royaume que les hommes ou les femmes sont toujours plus motivé à combattre quand ils ou elles ont pu exprimer leurs avis. C’est pourquoi je sollicite l'approbation d’Elina où sa contre-proposition.

J’hésite pendant un moment à faire une petite plaisanterie en lui disant qu’elle n’aura pas besoin de montrer sa poitrine pour réussir sa mission, mais elle risque de mal le prendre, alors je préfère me taire. Toutefois, je ne peux m’empêcher de sourire à cette pensée, puis je redeviens sérieux et j’attends la réponse de mon interlocutrice.


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Lun 9 Déc - 15:29

Je regardai mon partenaire, l'air aussi circonspecte que déconvenue. Voilà un moment que la nuit était tombée et c'était même un miracle que nous ayons pu retrouver l'endroit sans nous perdre dans la forêt, grâce à l'enfant qui venait de partir. Ignorant donc l'absence de discernement de mon supérieur, je hochai la tête. Encore une fois il me fallait faire diversion, mais au moins cette fois-ci je n'avais pas besoin d'être physiquement là. Il me suffisait de créer un orbe et de le disposer dans un fourré...

« - Nous pouvons agir dès maintenant, il fait assez sombre pour que l'effet de surprise soit garanti. »

Je désignai un endroit éloigné de celui où nous devisions du plan : un sous-bois assez proche de l'entrée principale de l'entrepôt pour attirer l'attention des gardes et assez sombre pour permettre de s'y faufiler sans trop d'efforts de discrétion.

Alors que je me mettais en route, passant de buisson en buisson, je vis Höls se rapprocher en catimini de l'arrière du bâtiment et s'apprêter à agir au moindre signal. Toujours accroupie, j'évoluai dans la pénombre jusqu'au fourré où je me tapissai le plus possible : je n'allais avoir que très peu de temps pour déguerpir après avoir illuminé l'endroit, il me fallait me tenir prête.  Plaquant ma main droite au sol, je fis alors naître entre mes doigts un orbe blanc intangible et éclatant de lumière, assez intense pour illuminer le sous-bois et être perçu par les gardes.

Cinq secondes suffirent pour parachever ma création et déjà j'entendais les voix des gardes résonner dans le calme ambiant, plus loin. Bien que les mots ne me paraissaient pas discernables, je pouvais aisément comprendre leur incompréhension face à cet éclair lumineux qui venait de naître au milieu de la forêt. Je contournais donc la clairière depuis les fourrés environnants, passant à l'opposé de l'endroit où le Commandant et moi nous étions séparés, découvrant au passage l'avancée progressive des malandrins vers le point lumineux. Ceux-ci tenaient leurs armes devant eux, prêts à frapper si quelque chose surgissait soudainement des buissons ; tout se passait comme prévu, nous laissant assez de temps pour dégager la voie à l'arrière de l'entrepôt.

Je retrouvai in fine Höls qui venait de s'occuper du dernier garde : celui qui était resté à son poste et nous barrait la route pour l'infiltration. Je ne faisais pas état de son cas, mais devinais qu'il n'avait pas reçu un coup mortel : mon supérieur s'était avéré miséricordieux et l'avait simplement assommé et prestement ligoté. Le corps inconscient avait été placé contre un mur, à proximité de la petite porte entrebâillée par laquelle filtrait une légère lumière.

« - Au vu du nombre de chevaux, il doit en rester deux à l'intérieur, » chuchotais-je, tandis que mon homologue prenait les devants, saisissant la poignée et me faisant signe de me taire.

Nous touchions au but et il n'était désormais plus question de faire la moindre erreur, aussi obéis-je sans poser de question.
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Mar 10 Déc - 20:59

La jeune garde accepte mon plan et commence à prendre place, pendant que je me faufile jusqu’à l’arrière du bâtiment. L’homme que j’ai en face de moi semble à moitié endormis et j’espère pouvoir m’en débarrasser sans trop de problème. Comme prévu, je vois une clarté et j’entends les gardes qui s’interpellent, même ma cible, se réveille un peu et regarde dans la direction des lueurs.

J’en profite pour me positionner derrière lui, et d’un coup de mon pommeau, je l’assomme sans autre forme de procès. Aucune hésitation dans mon geste mainte fois répété, et je le saucissonne grâce à une corde mis dans mon sac sans fond, tout en oubliant pas le foulard pour éviter qu’il appelle à l’aide. Elina revient sur ces entrefaites alors que je dépose le bandit contre le mur.

J’ouvre doucement la porte et ma compagnonne d’aventure m’informe de faits que je connais déjà, je mets un doigt devant la bouche pour lui intimer le silence et j’entre à pas de velours, l’épée toujours dégainée. Je vois une grande pièce, entièrement remplis de caisse, qui sont toutes d’origine différentes, je pense être arrivé dans la cache que ces malandrins utilisent pour cacher leurs butins et j’entends alors une voix de fillette qui dit :

Mon père vous fera pendre haut et cours, espèce d’abrutis !

Une voix d’homme lui répond, d’un ton très agacé :

Tais-toi, pour l’amour de Lucy, ou je te coupe la langue.


La brave petite lui répond :

Tu n’oseras jamais, gros plein de soupe !

J’entends alors une deuxième voix d’homme, lui répondre de manière beaucoup plus calme :

David, arrête d’entrer dans son jeu, je l’ai amené ici, alors reste calme, si tu veux revoir ton chef.

J’ai donc devant moi, les deux hommes ainsi que l’otage ! Je demande par signe à ma collègue de les prendre à gauche et je pars à droite, afin de les prendre en tenaille, malheureusement, alors que je n’étais qu’à quelques mètres de la cible, je touche une des caisses qui tombe sur moi, cela me bloque pendant quelques secondes et surtout permet aux deux hommes de me repérer. Le plus gros fait immédiatement tomber une grosse averse de pluie bien froide sur moi, tellement que j’ai l’impression d’être sous la douche et je suis complètement trempé en l'espace de deux secondes, tandis que le second me fixe intensément et d’un coup, je me retrouve en l’air, à dix mètres du sol !

Une chute d’une telle hauteur pourrait être fatale, j’active donc mon pouvoir et me retrouve derrière Dame Von Andrasil, avec le contre-coup habituel, je sens déjà la très forte migraine qui va durer pendant une heure et qui va m’empêcher de combattre pendant encore quelques minutes. J’espère juste que la jeune femme va pouvoir les mettre hors d’état de nuire tous les deux, le temps que je devienne à nouveau opérationnel.


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Dim 15 Déc - 10:35

Les évènements s'étaient enchainés rapidement ; très rapidement. Trop rapidement. Après avoir suivi mon supérieur dans notre infiltration quelque peu chaotique, et encore je n'étais pas la fautive cette fois-ci, nous nous étions trouvés dans une situation extrêmement délicate. Les deux malfrats restants étaient directement tombés sur Höls dès lors que ce-dernier avait percuté une caisse sur son passage, geste qui avait ruiné une bonne partie de nos efforts de dissimulation...

J'étais restée spectatrice de la scène, isolée dans mon coin à droite, tandis que le Commandant se faisait agresser par les deux gonzes grâce à différents artifices : le premier, le plus gros et le plus bruyant, avait fait tomber la pluie quand le second semblait posséder un don de télékinésie avec lequel il avait soudainement élevé Arban loin au-dessus du sol, comme un vulgaire fétu de paille.

« - Morbleu, » jurai-je à voix basse, quelques instants avant que la silhouette de mon compagnon ne se volatilise comme par magie. Il venait d'utiliser son pouvoir pour réapparaître à mes côtés, faiblard.

Ni une ni deux, toutefois, j'agissais alors que les deux hommes avaient leur attention portée sur mon absence de supérieur. Passant dans le dos du plus gros qui essayait vainement de distinguer Höls dont la chute se faisait décidément attendre, j'administrai un coup digne d'un maître espion, percutant brutalement le crâne de ma victime avec le manche de ma dague. Le bibendum s'effondra de tout son large et le bruit rendu par son corps massif touchant le sol prévint aussitôt son comparse qui tendit deux mains aux doigts fortement écartés dans ma direction.

Alakazam pensai-je, alors que je m'apprêtai vraisemblablement à connaître le même sort que le Commandant et que seul un acte désespéré pouvait me sauver. Pouvoir contre pouvoir, je tendis à mon tour mes deux mains en direction du bandit et fermai les yeux. Malgré le coût en énergie que cela représentait en l'heure, j'illuminai aussitôt la zone d'un puissant flash éclatant qui dura bien plusieurs secondes et, lorsque je sentis la prise psychique de mon adversaire se desserrer, je compris que la cécité soudaine l'avait assez déstabilisé pour que je puisse prendre avantage de la situation.

« - Arb ! » tonnai-je tout en me précipitant sur le magicien pour le plaquer à terre et profiter de l'effet de surprise pour lui enseigner les bonnes manières. Une demi-dizaine de marrons eurent raison de sa conscience.

« Dépêche-toi de récupérer la petite et partons d'ici ! »

Au-dehors du hangar, des aboiements se faisaient entendre : ceux des gardes qui n'étaient plus dupes et avaient bien compris, suite au flash lumineux, que la véritable menace était à l'intérieur de l'entrepôt.

Retrouvant un équilibre précaire, je me précipitai en direction du Commandant qui venait d'atteindre la chaise sur laquelle la gamine s'époumonait en cris et appels à l'aide jusqu'alors. À présent plus calme, tandis que Höls desserrait ses liens, elle affichait un regard plein d'espoir. Il ne restait plus qu'à bondir dans sa direction et espérer que le pouvoir de l'officier fasse à nouveau effet.

C'était sans compter sur une main qui attrapa ma cheville à la volée, alors que je dépassais le corps étendu du gros plein de soupe.
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Dim 15 Déc - 14:40

Comme je l’espérais, la jeune garde réussit à se débarrasser sans problème d’un de ses adversaires, puis de l’autre, le plus dangereux, mais faisant ainsi un grand flash lumineux, parfaitement visible pour ceux qui sont dehors. Elina me demande ensuite de libérer la petite, chose que j’arrive à faire malgré ma migraine, et qui semble reconnaissante et surtout beaucoup plus terrifié maintenant, qu'il y a quelques secondes, après tout, elle reste une enfant qui a été enlevé.

Mais la partie n’est fini, car l’homme dont le pouvoir est d’invoqué la pluie et qui m’a complètement noyé il y a moins d’une minute attrape la cheville de la jeune femme, l’empêchant d’avancer. Il s’agit là d’un problème mineur que je résous avec une précision chirurgicale en lui envoyant mon pied directement en plein face, faisant ainsi lâcher au bandit sa proie et l’assommant pour de bon.

Puis sans prendre plus de manière, j’attrape l’enfant par la taille, avant de la mettre sur mon épaule. Dans le même mouvement je prends de mon grand sac sans fond, un piège ralentisseur petite et moyenne proie qui permet de ralentir la proie de 80% de ses mouvements lors de son activation, afin de le jeter devant l’entrée, afin de bloquer ainsi, leur voie d'accès dans l’édifice.

Puis malgré la douleur qui me taraude le crâne, qui crispe tout mon visage et doit me faire ressembler à un véritable mort-vivant, j’avance en direction de la sortie. Une fois dehors, je vois un mécréant, sans doute plus intelligent que les autres qui a fais le tour et fonce vers nous dès qu’il nous aperçoit. Ne pouvant pas encore me battre, je lui crie :

Attention, un solstice !


Et pendant qu’il regarde ailleurs, je tire, toujours de mon objet magique, un autre piège mais celui-ci, contrairement à l'autre, est empoisonné et permet d'affaiblir doucement la cible lors de son activation et je lui balance sur sa route. Celui-ci regardant ailleurs, marche dessus et je vois bientôt ses jambes qui ont du mal à le supporter, avant de s’écrouler par terre.

Je ne suis pas loin de finir comme mon opposant, tellement je souffre, j’ai l’impression qu’un forgeron tape avec son marteau directement sur mon cerveau, encore et encore, pourtant je serre les dents et tiens bon, la douleur ne peut que s’amenuiser avec le temps et j’arrive ainsi à la lisière de la forêt, l’enfant toujours sur mes épaules qui commence à gesticuler pour que je la libère, ce que je fais, car je n’ai plus aucune énergie. Je lui indique juste, maintenant que nous sommes relativement en sécurité :

Désolé mademoiselle, c’était la seule solution.


Puis quand nous sommes rejoints par la guerrière, je lui indique :

Bien joué Biche, je n’ai pas pu utiliser mon pouvoir de téléportation, je ne peux l’activer qu’une fois par jour, mais vous vous en êtes sortit comme une véritable professionnelle.


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Sam 21 Déc - 0:28

Pouvions-nous seulement parler d'une victoire ? J'imputais notre réussite sur la chance, beaucoup de chance. La chance qu'un seul garde ait pensé à bloquer l'issue à l'arrière et que le Commandant soit parvenu à le neutraliser aussi facilement. La chance que j'avais pu le suivre à la trace tandis qu'il s'évadait, se faufilait dans le sous-bois à l'orée de la forêt et disparaissait devant moi derrière un buisson. La chance enfin que les projectiles tirés par les malfrats, derrière nous, m'avaient évitée de justesse tandis que je courrais comme une dératée vers mon supérieur.

Il se tenait là, dans un sale état malgré tout, ridiculisé par la fatigue avec la petite qui s'était relevée et qui époussetait sa robe ; geste inutile car celle-ci s'était considérablement salie depuis le début de l'enlèvement. Voyant qu'elle pouvait marcher, cependant, je hochai la tête et saisis, sans lui demander sa permission, le bras de Höls pour supporter une partie de son poids.

« - Nous ne pouvons rester ici, il nous faut retourner au Village Perché au plus vite ! Tu peux courir petite ?

- Je crois...

- Très bien. Allons-y ! » lançai-je alors que les voix des criminels commençaient à ses faire entendre dans notre dos. Nous n'étions pas partis très loin, après tout.

Loin d'avoir un sens de l'orientation hors du commun, je me laissais guider par mon supérieur tandis que la petite gambadait devant nous. Il était aussi risqué de regagner la route, car les hommes possédaient des chevaux et pourraient aisément nous rattraper sur un sentier praticable ; nous devrions trouver un endroit à mi-chemin, bien caché, pour passer la nuit.

Au bout de trente minutes, la nuit environnante retrouva le silence qu'on lui connaît et, après une seconde demi-heure de marche soutenue, nous fîmes enfin halte sous un grand orme. La fillette était visiblement exténuée et peinait à garder les yeux ouverts ; j'imaginais que l'adrénaline était tombée et qu'elle ne tarderait pas à tomber de sommeil, que l'on continue ou non. J'avisai alors un parcours de branches en hauteur et la motivai pour un dernier effort :

« - Montons dans l'arbre, nous serons plus en sécurité. Demain, Arb utilisera à nouveau ses pouvoirs et on sera sortis d'affaire. D'ici là, il faut nous cacher.

- C'est d'accord, » acquiesça l'enfant tout en faisant la moue : définitivement fille à papa, ce n'était pas son genre de monter aux arbres, mais elle s'y voyait contrainte et n'osa pas protester.

Je l'aidai aussitôt à escalader les branches, la tenant à bout de bras tandis que moi-même je progressais sur les lourdes ramifications du grand arbre. Il ne nous fallut pas monter bien haut pour atteindre le sommet du tronc qui offrait une base solide et assez large pour que nous y demeurions tous les trois pour la nuit.

Redescendant l'entrelacs de feuilles et de branches, je venais porter une main secourable à mon supérieur qui poussait sur ses dernières forces lui aussi et s'avérait encore plus peiné que la gamine.

« - Allez, un petit effort, on y est presque... » fis-je tout en récupérant la masse sombre qui se hissait tant bien que mal de marche en marche dans cet escalier naturel. Je ne pus retenir une forme de soulagement lorsque le Commandant roula enfin sur le haut du tronc et nous rejoignit sur la minuscule plateforme.

Comme pour justifier que mon choix était le bon, deux bandits qui étaient visiblement à nos trousses passèrent sous l'orme quelques minutes après nous, sans remarquer quoi que ce soit. Je chuchotai alors à Höls :

« - Je vais monter la garde pour la nuit. Profitez-en pour recharger les batteries pour que nous puissions, au moins, rejoindre le téléporteur. Cela ne m'étonnerait pas qu'ils aient des complices au Village Perché... »

L'homme d'un âge certain ne chercha pas à me contredire et sombra volontiers dans un sommeil qu'il peinait à repousser jusqu'alors. Par chance, j'étais habituée aux veillées à Forteresse et je tins bon jusqu'aux premières lueurs sans problème, uniquement témoin du passage d'une biche sous nos pieds et de quelques hululements nocturnes.

La petite devait véritablement être exténuée, car le quadragénaire se réveilla le premier et sembla même me dévisager le temps d'un instant avant de se rappeler de la situation cocasse dans laquelle on était. Je lui laissai le temps de décoincer, n'ayant pas de café sous la main, avant de lui demander :

« - Votre pouvoir est-il prêt, Commandant ? »

Nul besoin de jouer de la comédie à présent. J'espérai un aller simple car, sinon, nous étions bien dans la panade pour la suite. Comme la téléportation de Höls me semblait être instantanée, je n'évoquai même pas la nécessité de mettre pied à terre, par mesure de sûreté, et l'engageai à agir au plus vite. Nous étions encore plus ou moins entassés les uns sous les autres et la petite dormait à poings fermés.
Arban Höls
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Arban Höls
Commandant de la Garde
Sam 21 Déc - 14:45

Heureusement que j’ai l’habitude de faire des marches nocturnes dans la forêt et que je suis soutenu par Elina, sinon je serais tombé d’épuisement. J’arrive ainsi à tenir et même à monter à l’arbre mais une fois ce dernier effort fait, je m’écroule comme une masse. Je me réveille le matin, et je ne suis clairement pas du matin, car je me mets un peu de temps à émerger.

La soldate n’attendait que mon réveil car elle me demande d’utiliser mon pouvoir, mais je dois lui répondre par la négative en lui expliquant mes raisons :

Mon pouvoir ne fonctionne ne me permet de me téléporter que dans un rayon d’une centaine de kilomètres, près d’une personne avec qui j’ai passé un accord, comme je l’ai fait avec vous. Je suis navré, mais il va falloir marcher encore un peu.


Je commence à manger une pomme qui me tend les bras, car nous sommes dans un pommier et je descends avec la petite fille dans mes bras, prenant soin de ne pas la réveiller. Puis nous prenons le chemin du Village Perché, passant par des chemins détournés pour arriver à notre but, le téléporteur. N’ayant plus rien à craindre, je fais usage de mon grade pour que nous passions en premier.

C’est donc ainsi que nous arrivons à la capitale, fatigués, sales, mais victorieux et je confie l’enfant au bon soin d’un Garde Royal, lui demandant d’en prendre soin et de la garder dans un des appartements inoccupés, m’assurant ainsi sa protection. Puis je demande à un des gardes stationnés à proximité de prévenir le père de l’ex-otage, en lui indiquant où se trouve sa fille.

Je n’assiste pas à leur retrouvaille et à la place je prends directement le chemin de la Caserne, trop fatigué pour marcher, je prends une monture et je propose à mon compagnon d’aventure de monter également, car je la sens aussi épuisé que moi. Arrivé à destination, je ne rêve que d’un bon bain et je lui indique :

Je vous laisse vous reposer, le débriefing aura lieu ce soir, dans mon bureau à vingt heures, d’ici là, vous avez quartier libre.


Je me demande si je dois ajouter quelque chose, puis je continue :

Vous avez fait de l’excellent travail, c’est grâce à vous qu’aujourd’hui un père à récupérer son enfant indemne.

Sur ces dernières paroles, je rentre dans mes appartements privés où je suis accueilli par mes deux chattes qui me miaulent immédiatement dessus, en manque de caresse. Je miaule également en souriant pour les calmer et je joue avec elles, heureux d’avoir réussis ma mission.


ARBAN HÖLS, commandant de la garde royale
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