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Du rififi en 301 [PV : Arwen, Athena]

Anonymous
Invité
Invité
Jeu 28 Mar - 0:15

Les dortoirs, c’est pas toujours très fun. Il y a peu d’intimité et en plus il faut faire avec des caractères différents du sien en tout temps. Franchement, ceux qui ont une piaule en dehors de la caserne ont et de la chance, et une beaucoup plus grande liberté. Ça, c’était normalement. Il peut y avoir une exception, et c’est dans ce genre de cas que Solus brille par sa chance extraordinaire. Écoutez bien : un dortoir, avec tout ce qu’il a de spacieux, mais en plus, vous vivez seul dedans. De quoi s’étaler et vivre correctement sans les désavantages et avec tout ce qu’il y a de plus plaisant.

C’était, jusqu’à présent, la situation dans la chambre numéro 301 de la caserne de la capitale. Solus y était seul et si, comme un garde de son rang, il devait maintenir quelques apparences, c’était tout ce qu’elles étaient. Son bordel existait, omniprésent, mais suffisamment organisé pour paraître, d’un coup rapide, comme réglementaire. Pour quiconque vivrait ici sans être lui, cela dit, ce serait sans doute insupportable. Ses affaires étaient dans tous les coins et recoins qu’il avait pu trouver, de babioles relativement inutiles à vêtements en passant par des bouts de métal, avec lesquels il avait pu s’amuser et qu’il avait eu la flemme de mettre ailleurs. Son seul salut, c’était qu’il n’avait jamais subi une inspection très poussée. Étant seul dans une grande chambre et avec un grade respectable, on lui faisait quand même assez confiance pour que sa chambre soit en ordre. Laissez moi vous dire une chose : on avait tort. Il fallait dire qu’il était régulièrement en mission en dehors de la capitale, donc il avait au moins une raison de ranger de temps en temps.

Aujourd’hui ne faisait pas partie des jours où il avait la volonté de ranger. Aujourd’hui ne faisait même pas partie des jours où il avait la volonté de faire quoi que ce soit. Pourtant, il avait bien dû sortir un peu, ce matin ! Il avait quelques corvées à effectuer, déjà, et puis il avait fait un petit tour pour prendre des provisions et les ramener dans ce qu’il considérait comme son antre.

Il s’agissait de son jour de repos, qu’il était bien décidé à gaspiller en en faisant le moins possible, en commençant par économiser ses déplacements et donc son énergie. Selon l’heure qu’il serait quand il se déciderait à exister, il rejoindrait peut être un entraînement en cours afin de rester en forme. Une journée parfaite selon lui.

Il était présentement affalé sur son lit en mangeant une pomme, d’un air totalement nonchalant et sans rapport avec le rang qu’il possédait. Il réfléchissait à ce qu’il pourrait faire de sa soirée, plus tard, pour s’amuser un peu sans mourir pendant sa patrouille matinale, tout en chantonnant un air sans conséquence. Il avait également un petit carnet qu’il zieutait de temps en temps. Il ne sera pas révélé pour le moment ce qu’il contient, malgré votre curiosité évidente !

Solus, quant à lui, était accoutré de manière assez simple. Il avait son sempiternel manteau rouge sur les épaules et n’avait pas de maillot quelconque en dessous, montrant donc ses muscles saillants à environ personne puisqu’il était pour l’instant seul dans la piaule. C’était son confort personnel. Ses cheveux étaient relativement en bataille comme il était avachi depuis sa sortie de plus tôt. Il portait tout de même un pantalon, mais il était pieds nus, vu qu’il était sur son lit. C’était donc une vision assez incongrue, mais en même temps il ne comptait pas vraiment sur une visite, c’était donc parfaitement calculé.

Une surprise, dans cette journée qui devait pourtant être sans événement ! Est ce qu’on avait oublié de le prévenir, est ce qu’il avait oublié, est ce qu’il aurait dû se renseigner lui même mais son manque évident d’organisation l’en avait empêché ? Il entendit la porte s’ouvrir et quelqu’un rentrer sans qu’il y fut inviter. Ce ne pouvait être que deux choses : un gradé, ou un inopportun ! Et comme au contraire si un gradé avait prévu de venir l’embêter, il l’aurait su bien en avance (parlons de l’instinct du dilettante), ce devait donc être le second choix !

Il lança donc, sans vraiment y prêter attention et surtout sans quitter des yeux son carnet :

« Hé, dis donc, on ne t’a a jamais appris à frapper avant d’entrer ?! »
Anonymous
Invité
Invité
Ven 29 Mar - 21:16


Un dortoir. Un dortoir ? Une chambre à partager avec d'autres personnes et qu'elle ne connaissait pas ? Arwen s'attendait à une excentricité et un écart avec la capitale, elle qui venait de sa petite campagne profonde et tranquille, mais elle n'avait certainement pas envisagé un seul moment qu'elle aurait été amenée à cohabiter avec qui que ce soit. Face au lieutenant qui l'avait accueillie, elle n'avait rien dit. Elle avait gardé son air impassible, salué son supérieur et était allée chercher ses affaires de voyage qu'elle avait laissées sur le dos de Fulmine. Pas un mot, pas une mimique, pas un seul rictus agacé. Intérieurement, elle bouillonnait. A la fois d'anxiété, mais aussi d'un profond sentiment de rejet.

Ça ne se passerait pas bien. Ça ne pouvait pas bien se passer. Elle n'avait nullement envie de se mélanger à qui que ce soit, encore de partager un endroit où elle était sensée se détendre et se laisser aller. La solitude allait lui manquer ces prochains mois. Pas totalement, pourtant. Le quotidien avec Jean lui manquait terriblement et arriver dans cette ville immense, grouillante et bruyante lui donnait le tournis. Se retrouver avec des inconnus dans sa chambre. "Vous verrez, Solus n'est pas souvent présent, vous devriez être plutôt tranquille...". C'est ce qu'on lui avait dit, peut-être pour la rassurer. La jeune femme avait répondu en hochant la tête. S'il le disait, c'est qu'elle pouvait le croire.

Ses pensées tournaient plus autour de la Capitale : si on la mettait rapidement en poste de nouveau, elle devrait la parcourir pour mieux la connaître et s’acclimater. Toute cette agitation, les odeurs qui traînaient dans la ville et le bruit avaient bien failli lui donner la nausée lorsqu'elle était entrée dans la cité. Passer dans le quartier des tanneurs et des teinturiers avait été une véritable torture olfactive.

La brune marchait d'un pas vif dans les étages de la caserne dédiés aux dortoirs. Décidée, à la fois plongée dans ses pensées et toujours aussi fermée que d'habitude, on évitait de croiser son regard et on se rangeait même sur le côté. La brune, elle, n'y faisait pas attention, son sac sur le dos pesant un peu lourd, puisqu'elle y avait rangé ses pièces d'armure et que son épée pendait sur son côté, tapant régulièrement ses mollets.

Chambre 301. Arwen s'immobilisa. C'était là. Froncement de sourcils. Un rai de lumière s'échappait de la porte à moitié ouverte. Elle n'hésita pas et elle ouvrit la porte avec la même énergie. Un peu de surprise passa dans ses yeux noirs, mais ils recouvrirent vite leur sévérité et leur dureté.

Le dénommé Solus, visiblement, n'était pas absent ce jour-là. Son regard se tourna brièvement sur les affaires laissées à même au sol, au bazar caractérisant la chambre pour retomber sur le jeune homme aux cheveux pâles, affalé dans son lit. Il n'avait pas quitté un seul instant le livre qu'il avait entre les mains et l'accueil qu'il réserva à Arwen suffit à ce qu'elle réagisse au quart de tour. Si son nouveau camarade ne daignait pas lui jeter un seul regard, elle, elle le dévorait des yeux, à la même manière d'un chien prêt à se jeter à la gorge d'une biche.

" Et toi, on t'a visiblement jamais appris à être chose qu'un crasseux. "

La pique était lancée. Le ton était froid et sec à la fois, sans une once d'émotion un tant soit peu chaleureuse. Elle lui avait répliqué sans hésitation pour bien lui montrer qu'elle n'était pas quelqu'un de timide ou de fragile. Qu'il n'avait pas intérêt à lui tirer dans les pattes. S'il s'y osait, c'était elle qui allait lui retourner la tête.

Sans plus faire attention à lui, elle se dirigea vers l'un des deux lits en face du sien qui était inoccupé pour s'y asseoir et déposer ses affaires. Nouant alors ses longs cheveux bruns, elle reposa l'onyx de ses yeux sur le soldat, avec un air toujours aussi impassible. S'il faisait attention, il y décèlerait de la colère et de l'agacement. Elle n'aimait pas sa tenue, son air nonchalant, son incapacité manifeste à respecter les règles et l'étiquette, à être un bon soldat tout court.

" Si tu as le temps de lire et de manger, je suppose que tu as le temps de ranger. Si tu habitais tout seul jusque-là, j'ai le profond regret de t'annoncer que je suis ta nouvelle camarade de chambre et qu'on va devoir cohabiter " Elle ne renifla pas, elle ne lança aucun regard de dédain ou quoi que ce soit. La seule chose qu'on pouvait percevoir, c'était sa colère, pareille à celle d'un serpent prêt à répliquer face à une agression. Arwen avait une ligne de vie stricte et sans heurts. L'ordre, elle le faisait régner aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur. C'est pourquoi elle rajouta sur le même ton détaché : " On m'avait dit que tu n'étais pas souvent présent ici. Je ne savais pas que je te trouverais... Comme ça. "

Elle faisait évidemment référence à son aspect négligé. Jean aurait mis un taquet derrière la nuque à ce jeune homme pour avoir aussi peu de tenue et de soin de soi. C'était donc ça, la garde civile de la Capitale ? Un ramassis de personnes dégrossies ?
Andraste d'Aubépine
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Andraste d'Aubépine
Nouvel arrivant
Sam 30 Mar - 23:15

Beaucoup de choses avaient changé dans la vie d'Athena ces derniers mois. Sa récente promotion au sein de la garde royale avait impliqué l'arrivée de nouvelles responsabilités, de nouveaux collègues et bien évidemment, un nouveau dortoir. D'abord placée toute seule durant ces 3 derniers mois, on décida un beau jour de la réaffecter précipitamment à un autre dortoir où les effectifs manquaient. Un officier vint alors la trouver un soir et pria la jeune fille à la chevelure bleue de quitter les lieux dès le lendemain, avant de lui indiquer rapidement le numéro de sa future chambrée ; la 301.

Aussi, Athena rassembla rapidement ses quelques effets –des vêtements, quelques bibelots et surtout, sa rapière- pour se trainer difficilement hors de ce qui avait été son havre de paix, le temps de quelques mois ; elle qui aimait tant la tranquillité et la solitude, elle allait de nouveau devoir partager son intimité avec de parfaits inconnus. Et par-dessus tout, il s'agissait d'une chambre de trois.

Des membres de la garde qui occupaient déjà les lieux, Athena ne savait rien ; l'annonce avait été bien trop précipitée, et c'était à peine si on lui avait énoncé les deux prénoms de ses futurs colocataires qu'elle n'avait pas eu le temps de les saisir. Un homme et une femme, c'est tout ce qu'elle avait réussi à comprendre.

« Ça ne pouvait pas être pire » soupira-t-elle, tout en s'orientant dans les couloirs, à la recherche de son nouveau dortoir, avant de finir par le trouver. Ce dernier avait la porte légèrement la porte entrouverte, et la garde se stoppa net en entendant quelques brides d'une conversation visiblement…Musclée.

Une voix masculine s'éleva d'abord ;

« …t'a a jamais appris à…avant d'entrer ?! »
Puis, ce fut au tour d’une femme de s’exprimer.
« Et toi…on t'a…qu'un crasseux. Si tu as… temps de lire et manger… le temps de ranger… habitais seul... ta nouvelle camarade de chambre...va devoir cohabiter. »

D’après les quelques brides de conversation qu’elle avait saisi, Athena comprit que la jeune femme –comme elle- venait d’arriver. Mais, la mésentente audible des deux ne faisait qu’inquiéter la garde quant à la future vie quotidienne. Comment supporter deux partenaires de chambre ne s’entendant pas, se chamaillant constamment, quand déjà, on a du mal avec le contact humain ? Cela s’avérait tout bonnement insupportable voir invivable pour la  jeune fille à la chevelure azurée, qui regrettait bien plus encore sa solitude passée.

Et puis, si elle avait bien saisi le ton des reproches de la jeune femme, alors la chambre ne devait pas être rangée ou ordonnée… Si ce n’était pas un parfait dépotoir. Or, Athena ne concevait pas la possibilité de vivre dans une porcherie, elle qui avait toujours mis un point d’honneur à l’ordre et à la propreté, telle que l’éducation stricte de son père l’avait façonnée.

Malgré tout, il fallait bien finir par entrer. D’un pas nonchalant, non sans soupirer et grommeler quelques mots incompréhensibles, elle toqua à la porte pour ensuite pénétrer dans la chambre… Qui était bel et bien en désordre. Le jeune homme avait étalé toutes ses affaires aux quatre coins de la pièce –ce qui fit soupirer Athena de nouveau. Puis, observant avec attention ses nouveaux partenaires –une brune et  un homme à la crinière argentée-  probablement étonnés de l’arrivée d’une troisième personne. Aussi, afin de tenter de calmer la discussion, Athena se présenta ;

« Enchantée, je suis Athena. Athena Winterhound. J’ai été nouvellement promue à la garde royale et on vient de me notifier ma réaffectation à la chambre 301… Et je vois qu’il va falloir peut-être remettre un peu d’ordre… » dit-elle tout en jetant un regard sur l’état du lieu, avant de reprendre « Mais malgré tout, je pense qu’en tant que futurs camarades de chambre, nous devrions partir sur de bonne base. Cessez-donc de vous chamailler. » finit-elle sur ce ton on ne peut plus formel dont elle avait le secret.

Puis, plus hésitante, elle ajouta ;

« Où dois-je déposer mes affaires ? » demanda-t-elle, ses quelques effets personnels entre les bras.
Anonymous
Invité
Invité
Dim 31 Mar - 12:47

Quelle terrible mauvaise surprise. C’était la fin d’un rêve, que dis-je, la fin d’une époque. D’une époque de liberté et d’insouciance. De vie sereine dans l’intimité d’un dortoir beaucoup trop grand affecté à une seule personne voyageant de surcroît beaucoup par on ne sait quelle erreur administrative que Solus s’était bien gardé de faire rectifier. Le réel s’était rendu compte de cette différence entre ce qui est et ce qui devrait être et s’était corrigé naturellement.

Toutes les bonnes choses ont une fin.

Donc, un nouveau colocataire. Il fallait garder son calme et observer, si ça se trouve, ce ne serait pas si terrible, et…

Première erreur. La pique le cingla comme un coup de fouet psychique. C’est à dire qu’il arqua les sourcils, doutant de la réalité de ce qu’il venait d’entendre. Il se redressa sur son lit, terminant l’ultime bouchée de son délicieux fruit (gâché par cette intervention, s’il fallait le préciser !), et consenti à jeter un regard offensé sur celle qui venait de pénétrer dans la chambre. Elle avait des affaires (des affaires !), ça ne pouvait signifier qu’une chose : son petit paradis venait d’être envahi, souillé, et il ne serait plus jamais le même. Il serait à tout jamais occupé par des forces étrangères qui ne veulent rien d’autre que de le forcer à… à… être quelqu’un de responsable, un être humain correct ! Impensable !

Elle continuait à parler, mais il ne l’entendait pas, sous le choc. Il déposa son déchet à un endroit au hasard, laissa son livre sur son lit et leva les mains précipitamment devant lui, dans un mouvement qui pouvait paraître demander une trêve, mais qui était plutôt un moyen pour lui de retrouver ses esprits et d’articuler clairement ce qui pesait sur son pauvre esprit :

« A- a- attends une minute. Qu’est ce que tu veux dire par cohabiter ?! Il doit y avoir une erreur. C’est ma chambre ici ! C’est pas un hôt- »

Il se stoppa net. En une phrase, il venait de passer les deux premières étapes du modèle de Kubler-Ross : le choc et le déni. Pourtant, il savait bien que ça ne pouvait pas durer éternellement. Et puis, si on voulait être totalement honnête, il ne pouvait pas finir son dernier mot : dans un hôtel, effectivement, il y avait un service de chambre et on rangeait plus ou moins, au moins par respect. Ici, on s’attendait à ce que les gardes aient la décence de faire le ménage eux même, et c’était peut être en demander beaucoup pour Solus. Éplucher des patates quand il avait été de corvée, plus jeune et moins gradé, il avait su faire, mais faire les poussières convenablement, disons que ses camarades préféraient quand ce n’était pas lui qui le faisait. Et comme il était seul là dedans depuis un moment, il n’y avait personne pour le gronder.

La deuxième pique coupa dans l’humeur déjà entamée de Solus comme une lame chauffée à blanc dans du beurre à température ambiante. Comment pouvait-on lui reprocher de vivre sa meilleure vie ! Et lui demander de ranger, en plus ! Il décida de prendre, lui, un ton plein d’ironie, comme c’était la coutume quand il commençait à s’énerver mais qu’il n’avait pas la foi de lancer des insultes parce que ça ne collait pas avec son image.

« Si j’ai le temps de ranger ! C’est mon jour de repos, tu penses bien que non. Qui fait des corvées sur son temps libre ? J’ai énormément de choses à faire, aujourd’hui ! D’ailleurs, je devrais y all- »

Encore une phrase coupée. Décidément, c’était une journée pleine de surprise. Il avait même pris la peine de se lever pendant qu’il faisait sa phrase, afin de mieux fuir. Ranger pendant le repos ! Plutôt se jeter nu dans le gouffre, tiens. Sauf qu’il ne pouvait pas fuir. Il était pris dans une formation qu’il aimait appeler le sandwich poulet, plus communément appelée « la pince ». Quelqu’un d’autre venait de rentrer.

Une autre femme, avec des affaires venue envahir son paradis. C’était probablement la pire journée de sa vie, à part la fameuse nuit de son sombre passé. Il resta pantois, hésitant sur la marche à suivre. Elle parlait de bien s’entendre et que sait-on. Lui avait-elle donné un ordre ? Cessez de vous chamailler ? Quelle chamaillerie ! Solus défendait son territoire contre l’envahisseur ! C’était une question de vie ou de mort !

Il considéra quelques instants évoquer son rang. C’est moi le chef, dirait-il, c’est moi qui décide ! Mais c’était une lâcheté qu’il ne s’autorisait que rarement, en dernier recours. Et puis, il plissa les yeux en regardant les deux intrus, elles avaient l’air du genre à aller cafter qu’il s’occupait mal de son espace personnel s’il faisait trop le malin avec les règles. Son instinct de survie l’empêcha de continuer sur cette voie.

Il resta un peu bouche-bée, ne sachant trop que répondre. Fallait-il tout retourner, ou au contraire essayer de la jouer cool ? Toutes ces émotions complexes s’affrontaient dans un crâne plus habitué à la simplicité de la hiérarchie qu’à de vrais contacts conflictuels avec de vrais gens.

« Tu… Je… Mais, où tu veux ! Où il y a de la place ! On est même plus chez soi dans cette caserne, alors tiens ! Il n’y a qu’à balancer mes affaires, après tout, qu’est ce qu’elles font là ! C’est comme si je vivais ici, quelle idée ! »

S’emportant dans la colère qui suit le déni, il chercha à croquer dans un fruit qui n’était depuis longtemps plus dans sa main, ce qui, l’embarrassant, n’en finit plus de le rendre énervé pour compenser.

Quelle poisse !
Anonymous
Invité
Invité
Lun 1 Avr - 0:22


Il aboyait. A la manière d'un chien à qui on aurait retiré subitement l'os chéri et tant désiré. Aussi choqué, surpris et contrit qu'elle visiblement, le jeune homme ne se laissait pas faire mais son ton capricieux et son incapacité manifeste à ne pas pouvoir gérer hygiéniquement un espace de vie commun, tendaient plus à exaspérer de plus en plus Arwen qu'à la calmer.

Elle ne compatirait pas. Elle ne lâcherait pas. Elle ne le lâchait pas du regard d'ailleurs et le foudroyait. Si elle s'était vue dans un miroir, elle aurait reconnue l'expression terrible que Jean lui assénait lorsqu'elle osait contredire une de ses indications. Mâchoire serrée, corps raidi, pas un seul mot ne vint passer ses lèvres, mais toute la rage qui l'habitait passait simplement par ses grands yeux noirs. C'était la tempête qui se préparait.

Lorsque la porte s'ouvrit une nouvelle fois après que quelqu'un y ait toqué, elle fut cependant aussi surprise que son nouveau camarade de chambre face à la jeune garde, toute fine et fluette, aux cheveux bleus, qui se présenta à eux. Arwen réprima un tic nerveux, qui aurait signalé son agacement et son ras-le-bol. Elle fit bien, puisque la dénommée Athena appuya ses dires et ses remarques quant à l'état lamentable de leur pièce commune. Propre sur elle, visiblement ordonnée, la jeune femme sentit qu'elle n'aurait aucun mal à s'entendre avec elle sur ce point.

Fait rare, elle n'hésita pas à lancer un léger sourire, tout juste teinté de froideur à Solus :

"Deux contre un. La majorité décide. Et même pour des questions d'hygiène, j'ai vu des auberges qui se seraient faites épinglées pour moins que ça."

Arwen aurait jubilé, si sa camarade n'avait immédiatement pas douché l'altercation qui les occupait depuis seulement quelques minutes. Elle fronça les sourcils, resta impassible, mais ne dit rien, puisque la dernière réaction du jeune garde aux cheveux argentés suffirait certainement à les décider toutes les deux. La brune se retenait d'aller lui coller une claque. Sa chambre ? Déplacer ses affaires comme bon lui semblait ? Plus chez soi ici ? Était-il un gamin capricieux ? Qu'est-ce qu'il ne comprenait pas dans chambre triple, espace commun ou dortoir ? En plus d'être réticent à faire du ménage, il ne se gênait pas pour leur faire sentir qu'elles n'étaient définitivement pas les bienvenues ici.

La mâchoire serrée, la garde se leva subitement, essaya de garder son calme en se massant les tempes. Et puis, elle explosa. Pas comme un volcan et un ton rugissant, non. La langue et les piques d'Arwen avaient plus souvent le goût du métal et l'aiguisé des couteaux.

"Ce n'est pas contre toi Athena, j'aimerais vraiment partir sur de bonnes bases... Mais vu son attitude, je ne compte pas rester les bras croisés. J'aurais franchement préféré une chambre simple, mais ce n'est pas à moi de choisir, c'est comme ça. On s'adapte et on respecte les règles." Sur ces mots, elle se retourna vers Solus et appuya chacun de ses mots : "Dor. Toir. Dortoir. Si tu as quelque chose dans le ciboulot, tu dois bien comprendre le sens. Tu pensais que les deux lits étaient là pour faire jolis ?"

Excédée était un mot approprié pour la décrire en cet instant. Excédée par Solus, excédée par Athena qui voulait faire ça de manière diplomatique. Arwen n'y croyait pas en ça, c'était l'action qui résolvait tout en général. Un coup de poing sur la table ou un bon coup d'épée suffisait. Par épée, elle entendait une bonne pique verbale acérée, évidemment. Jean n'avait jamais aimé son impulsivité, mais maintenant qu'il n'était plus là, qu'elle était jetée dans la capitale et qu'elle se familiarisait à un tout autre mode de vie, elle était comme un cheval qui se se serait emballé et dont la course était inarrêtable.

Elle étendit les bras pour lui montrer ses affaires étalées et les moutons de poussière qu'on pouvait discerner dans les coins :

"J'aime pas vivre dans une porcherie. J'crois pas qu'une garde royale apprécie le cadre non plus. C'est pas un peu d'ordre qu'il faut ici, c'est littéralement un nettoyage de printemps ! "

Elle s'était rapprochée de lui, clairement fulminante. Ses yeux lui lançaient des éclairs, à la fois rebelles et provocateurs. Vas-y, si tu l'oses, réponds-moi. J't'écraserai autant que t'essaieras de m'écraser.

"J'te conseille de bouger tes miches, de ramasser tes affaires et d'être un peu plus conciliant pour nous  accueillir et vivre avec nous.", finit-elle par dire en le fixant droit dans les yeux et sans aucune hésitation. Seul son ton sec et acéré constituait la seule animation de son visage fin. De plus près, Solus pouvait voir l'horrible brûlure qui barrait son visage. S'il n'était pas effrayé par ça, alors qu'il attende le coup qui finirait par partir s'il continuait à faire le fanfaron.

Le "vivre avec nous", elle aurait voulu le vomir. Elle n'avait rien à voir avec eux. Elle ne les connaissait pas. Elle n'avait envie de faire la connaissance de personne de toute manière. Jean lui avait suffi. Maintenant que Jean était parti, elle se suffisait à elle-même. C'était ce qu'elle se disait pour mieux se rassurer et mieux comprendre le dégoût qui lui venait de partager son intimité avec deux inconnus.

L'étrangeté et la nouveauté lui donnaient soudainement le vertige, sans qu'elle n'en laisse rien paraître. Arwen, masque de militaire et de statue jusqu'au bout des griffes.
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Andraste d'Aubépine
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Mar 9 Avr - 20:52

A mesure que la « conversation » -si l'on pouvait nommer cet échange d'aboiements ainsi- avançait, la patience d'Athena, elle-aussi, tendait à disparaître. La petite garde n'apprécia que très peu la façon qu'avait eu le jeune homme -dont elle ne connaissait même pas encore le prénom- de lui répondre. Décidemment, quel manque d'éducation ! Pensa-t-elle, non sans grimacer et froncer les sourcils. Malgré tout, le voir quelque peu s'humilier publiquement en croquant dans un fruit qui n'était plus fut comme une petite vengeance pour la jeune fille, qui ne put s'empêcher d'esquisser un petit sourire narquois.

Quant à la brunette, de l'autre côté, Athena le fixa tandis qu'elle l'observait se crisper et entendait son ton monter en puissance. Elle comprenait sa colère, la garde aurait elle-aussi largement préféré rester seule, plutôt que de partager son dortoir avec deux parfaits inconnus qui plus est aussi…Indisciplinés ? Sauvages ? Athena avait toujours mis un point d'honneur à être ordonnée, d'une discipline de fer et respectueuse -surtout dans le cadre de ses fonctions-. Voir ce tel chaos à peine la cohabitation entamée ne la rendait pas bien optimiste pour la suite des évènements... Si jamais les choses n'allaient pas en s'améliorant, elle songeait même à aller en toucher un mot à sa capitaine, afin d'être au moins réaffectée dans un dortoir plus...Paisible.
Malgré tout, le ton sur lequel la jeune femme s'était adressée à Athena n'avait certainement pas plu à la petite garde à la chevelure azurée qui ne manquait certainement pas de répartie :

«  Moi non plus, je n'ai certainement pas choisi de rejoindre ce dortoir. J'aurais d'ailleurs largement préféré m'épargner la tâche d'une cohabitation si...compliquée. » répondit Athena, fronçant les sourcils. « J'ai appris hier soir qu'on me réaffectait dans un dortoir occupé par des gens dont je ne connais rien, et qui plus est au manque de manières et de savoir-vivre flagrants... Donc non, à ce stade, je n'envisage même plus de partir sur de bonnes bases ! Faisons déjà en sorte que cette cohabitation puisse s'avérer viable. » termina-t-elle, exaspérée par les deux soldats.

Puis, notifiant ses vêtements qu'elle tenait toujours au creux de ses bras et excédée par l'attitude de l'un comme de l'autre, elle décida qu'il fallait bien à un moment être en mesure de les ranger. Remarquant une petite table de chevet à côté de l'un des lits -recouvert d'affaires appartenant au jeune homme- elle s'en approcha. Impulsive et pas forcément délicate, Athena avait tendance à avoir du mal à gérer sa colère et son agacement. Aussi, d'un coup de bras rapide et sec, elle poussa vers le sol tout ce qui était disposé sur le petit meuble. Plus délicatement par la suite, elle disposa ses propres vêtements et les replia impeccablement, avant d'adresser un sourire narquois au garde à la crinière argentée :

« Voilà, j'ai posé mes vêtements là où bon me semblait, en balançant tes propres affaires. Comme tu me l'as conseillé » lui adressa-t-elle, non sans une pointe d'ironie.

Finalement, s'asseyant sur le lit, la jeune fille maugréa quelques paroles inaudibles avant de croiser les bras, mâchoire serrée et sourcils froncés, n'en attendant plus rien de ces deux énergumènes.
Anonymous
Invité
Invité
Sam 13 Avr - 15:37

Solus ne voulait pas s’avouer vaincu, mais il fallait avouer que gagner la bataille dans ces conditions ne serait probablement pas simple. Tout allait très vite et il s’avérait que les trois personnes avaient un fort caractère, même si chacun à sa façon, pouvait-on dire. Dans ce qui pouvait paraître comme un ralenti extrême, pour lui, il fit un peu le point de la situation. D’un côté, devant lui, il avait un genre de monstre musclé qui lui aboyait des choses beaucoup trop proches de son visage, dans le but non dissimulé de le faire ployer sous l’intimidation. C’était vrai qu’elle était impressionnante, en même temps, avec la brûlure sur son visage. Solus en avait vues d’autres, donc ce n’était pas du genre à le dégoûter, mais il fit note mentalement que ce n’était pas le genre de personne avec lequel il fallait rigoler. De l’autre côté, d’une manière peut être plus pernicieuse, une autre personne avait décidé d’ignorer tout ce qu’il pouvait en penser et de se poser là sans plus de cérémonie.

À partir de là, il ne pouvait y avoir que deux issues. Soit il continuait à résister, en essayant de faire reculer les deux catastrophes naturelles qui avaient envahi son domaine, soit c’était lui qui laissait couler dans un geste mature et responsable d’apaisement. Pour être tout à fait honnête, ça ne l’enchantait pas du tout, mais il avait peur, si jamais ça continuait, que la situation explose, qu’on finisse par en venir aux mains, et là il y aurait un point de non retour atteint qui serait terrible. En plus, comme il n’était pas non plus certain de gagner ou d’avoir le support ou au moins la neutralité d’Athena, il y aurait forcément des traces, les gens jaseraient, et comme c’était lui le supérieur il ne pourrait pas se plaindre, sinon tout lui retomberait sur le visage (c’était son bordel et sa responsabilité, après tout. Quelle autorité pour un chef qui se bat et qui perd contre un subordonné!). La situation était très déplaisante (comme toutes les défaites), mais il se consolait en se disant que ce n’était qu’une maigre concession et que de toute façon il reprendrait le contrôle plus tard. Du moins, c’est ce qu’il espérait.

Devant les diatribes des uns et des autres, qui répétaient sans relâche que cet endroit était pire que tout et qu’ils n’avaient pas l’intention de vivre là dedans (ce que Solus comprenait moyennement, lui qui s’en accommodait très bien), et sa propre incapacité à suivre la vélocité des reproches qu’on lui faisait, il finit par faire un mouvement de paix. D’abord pour se protéger, puis pour amorcer une résolution à cette situation explosive. Il commença, sans détourner le regard d’Arwen (bien qu’il fit une certaine grimace en entendant ses affaires tomber au sol), par glisser entre eux deux ses mains dorénavant vides, paumes vers l’extérieur, un signe universel (qui peut signifier « je viens en paix » ou « j’abandonne » selon les interprétations). Il les fit aller d’avant en arrière, comme pour dire « du calme, du calme », avant de commencer, du ton irrité des mauvais perdants qui doivent avouer qu’ils ont tort mais cherchent quand même des excuses :

« C’est bon, c’est bon, vous avez gagné, pas la peine d’aller aussi loin. Je vois pas ce que vous reprochez à mon espace mais vous pouvez au moins avouer qu’on aurait pu me prévenir ! Ça fait longtemps que je suis là dedans, ça aurait pu qu’il reste beaucoup de place ailleurs, qu’est ce que j’en sais, moi. Je suis même pas si souvent là que ça. »

Il soupira et recula de quelques pas, afin d’avoir une vision globale de la pièce. Bon, c’est vrai qu’elle n’était pas la mieux entretenue de la caserne. Mais il y avait probablement pire… Au moins n’y avait-il pas de rats ?

« Après tout, faites comme chez vous, installez vous, on va pas rester comme ça trois plombes. Puisque personne ne peut rien y faire, en tout cas probablement pas moi… On peut… essayer… de… ouais, ‘‘cohabiter’’. Quel fun extraordinaire. »

Sans plus attendre, en soupirant à nouveau, le dos voûté d’un homme vaincu, il alla ramasser le tas de ses trucs qu’Athena avait balancé au sol, pour les poser dans le même genre de tas sur son propre lit, de s’asseoir à côté et de passer une main dans ses cheveux mi long, comme dépassé par les événements.  

Avec une pointe d’ironie, il termina par :

« Heh. Bienvenue chez vous. »
Anonymous
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Mer 17 Avr - 22:13

Arwen se retint de pousser un grognement mécontent de plus. Quelle arrivée et quel commencement dans la capitale, décidément. Elle regrettait bel et bien d'être partie de son village. La mutation n'avait été définitivement pas à son avantage. Continuer à s'occuper des querelles entre fermiers et les commérages du coin était d'un barbant, mais cela aurait au moins été plus agréable qu'ici. Il lui aurait fallu rester et habiter dans la maison de Jean... A cette seule pensée, son coeur se noua et elle la fit bien vite disparaître au fin fond de son esprit.

Au ton plein de répartie à Athena, elle ne répondit rien et fronça simplement les sourcils. Elle venait d'arriver comme elle ici, qu'avait-elle pu faire de mal ? Elle avait au moins un peu de caractère derrière ses airs doucereux, ce qui n'était pas pour déplaire à Arwen, bien que la réciproque n'ait pas l'air vraie... Elle se retint de rire lorsqu'elle prit au pied de la lettre la suggestion de Solus et dégagea les affaires du jeune homme sans aucune sommation et avec une jolie pointe d'ironie. Si sa collègue avait eu le temps de jeter un coup d’œil, elle aurait vu pendant un instant le visage de la brune s'éclairer d'une malice rare. Regarder leur échange était amusant et lui fit oublier un instant sa colère. Elle s'était même reculé du jeune homme, envers lequel elle s'était montrée agressive plutôt, pour récupérer ses affaires et s'installer près du lit.

Enfin, le garde aux cheveux argentés abandonna la bataille, non sans une pointe de sarcasme qui donna à Arwen un relent de colère. Mon dieu, qu'il était égoïste et dans un autre monde. Elle se retint d'une pique amère et sèche, comme "T'as bien l'air du gars qu'est jamais au courant des opérations et qu'est toujours en retard aux entraînements. M'étonne pas, vu ta tête de branleur". Elle s'assit avec un soupir de soulagement, parce qu'il fallait admettre qu'une semaine à cheval depuis les plaines, avec quelques pauses, lui avait mis le dos et les fesses en compote. Sous les draps qui étaient visiblement un peu défait, son regard fut vite attirée par quelque chose. Quelque chose qui ne lui appartenait certainement.

La dernière pointe d'ironie de Solus tomba directement lorsqu'elle sortit la dite chose de sous les draps.

Un sous-vêtement sale, très clairement masculin.

Le nez pincé, le regard glacial, son regard alla d'Athena, puis fusilla Solus sur place.

"En effet. Bienvenue." La garde laissa le vêtement tomber par terre. Se releva. Et ne se gêna pas pour rouspéter sèchement : "T'es vraiment qu'un porc. J'arrive même pas à croire que tu aies pu passer les visites d'hygiène mensuelle, ou que ne sais-je. Est-ce que tu prends des douches au moins ?"

Complètement dégoûtée, et pas totalement soulagée de lui avoir simplement persiflé à la figure, Arwen n'attendit pas une seule seconde pour défaire totalement les draps du lit qui lui était resté sur les bras lorsqu'Athena avait choisi le sien. Hors de question qu'elle se risque à dormir là-dedans après cette découverte, encore moins si Solus avait des poux. Tandis qu'elle défaisait le lit, elle grommelait à voix haute, sans s'en rendre totalement compte:

"Va falloir signaler ça aux supérieurs... J'espère vraiment qu'y'a pas de rats ici, sinon je vais passer la soirée à les trapper, c'est moi qui vous le dit..."

Elle se retourna un instant vers Solus, maussade et grognon, pour lui lancer froidement :

"Va m'chercher un seau d'eau, des serpillières et du savon. Tu vas m'aider à récurer tout ça avant que je ne fasse une syncope devant le manque à l'étiquette et à l'hygiène".

Arwen n'était pas lieutenant et le jeune homme devait bien s'en douter. Mais elle n'en avait rien à faire, c'était soit ça, soit un coup de pied aux fesses. Même si elle ne l'avait pas dit explicitement.

Andraste d'Aubépine
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Andraste d'Aubépine
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Mar 23 Avr - 22:00

Le jeune homme, finalement, avait fini par s'avouer vaincu. Athena ne put s'empêcher d'esquisser un léger sourire, tant elle était fière d'être sortie victorieuse de cette bataille.
Pourtant, écoutant attentivement ce dernier, elle ne pouvait s'empêcher de quelque part compatir. Elle non plus n'aurait pas supporté l'intrusion innopinée de deux camarades de chambre, après une longue période de vie solitaire. D'autant que personne ne lui en avait touché un mot... L'administration de la caserne n'avait encore pas dû faire son travail de ce côté là, mais Athena n'était pas étonnée. Elle s'était toujours méfiée des fonctionnaires et du personnel administratif, bien souvent trop peu réactifs et investis dans leurs travails.

Pour le reste, la jeune garde aux cheveux azur ne fit que froncer les sourcils aux quelques piques qu'il lui envoya.  Elle souffla un petit "Merci" quand ce dernier, non sans ironie, lui souhaita la bienvenue, tout en se saisissant de ses affaires. Athena y était peut-être allée un peu trop fort, sur ce coup-là... Après tout, elle n'avait pas été obligée de pousser ses affaires avec une telle violence, et la jeune femme ne put s'empêcher de quelque peu culpabiliser en voyant le principal concerné reprendre ses affaires. Néanmoins, sa trop grande fierté l'empêchait de s'excuser, et elle se contenta de simplement détourner le regard.

Fixant désormais la brune -qui s'était visiblement calmée- Athena poussa un long soupir de soulagement ; les tensions semblaient s'être appaisées au sein de cette chambre 301. Enfin, ils allaient pouvoir partager cet espace de vie dans des conditions optimales. Quelques ajustements -notamment quant à l'ordre et à la propreté du lieu- allaient devoir être faits, mais le plus gros était derrière eux.

Mais c'était sans compter sur cet incident.

C'était presque trop beau ; après ce déluge de piques et de coups bas, tout le monde se calmait, et repartait sur de bonnes bases. Athena aurait dû se méfier. Arwen s'était appaisée, mais la moindre petite étincelle suffisait à la ré enflammer d'aussitôt. Et il a fallut, que, justement, dans ses draps, se trouve un sous-vêtement masculin.

Sur le moment, la petite garde trop souvent si sérieuse, ne put s'empêcher de pouffer de rire tant la situation s'avérait comique. Athena n'aurait pas forcément non plus réagis avec plus de douceur à sa palce, mais, malgré tout, la réaction de sa camarade lui semblait quelque peu... Disproportionnée. La petite garde, qui n'y avait pas forcément prêté attention auparavant, remarqua d'ailleurs l'accent champêtre de la brune -qui se faisait fortement entendre lorsqu'elle était énervée-. Cela lui rappela le temps de quelques secondes, son enfance bien loin de la capitale… Avant qu'un énième grognement ne la ramène à la réalité.

Athena déchanta ; la brune, contrairement à elle, ne riait sûrement pas de la situation. Catégorique, elle exigeait de nettoyer de fond en comble la chambre -non sans là encore envoyer quelques piques-.
Les tensions entre cette dernière et l'homme à la crinière argenté tendaient ainsi à se raviver, ce qui ne pouvait que déplaire à la petite garde qui pensait que la situation était désormais sous contrôle. De plus, si Athena n'était pas contre passer un coup rapide dans la chambre, -rien ne valait un lieu de vie bien rangé- elle se sentait déjà épuisée par la discussion musclée qui venait d'avoir lieu.

Malgré tout, comprenant qu'il fallait rapidement concentrer l'attention des deux protagonistes sur autre chose -sans quoi ils allaient continuer- elle acquiesça. Mais plus que de laisser son camarade masculin s'occuper de toute la besogne, elle proposa à tout le petit groupe de s'y mettre :  

"Il est vrai que nous ferions mieux de tous ensemble remettre cette chambre à neuf. Malgré tout, gardons notre calme, ça ne sert à rien de se disputer plus. Cet..." Elle étouffa un petit rire, par peur de s'attirer elle-aussi les foudres de sa camarade, incident n'était pas voulu. Il ne savait pas que nous viendrions. Aidons le donc à remettre de l'ordre ici de ce pas."

De suite, Athena ôta les anciens draps de son lit. Puis, rapidement, avant que l'un ou l'autre n'ait trop le temps de protester, elle partit chercher deux seaux d'eau savonneuse et quelques chiffons, pour les ramener dans la chambre quelques minutes plus tard.

"Bon, on se met à nettoyer cette chambre ou pas ?" demanda-t-elle, se saisissant d'un chiffon et commençant à frotter vigoureusement le sol "De toute façon, si tu ne ranges pas tes affaires du côté de mon lit, je te préviens, personnellement, je jette tout." termina-t-elle en s'adressant au jeune homme.

Puis, remarquant finalement qu'elle ne connaissait toujours pas les prénoms de ses nouveaux comparses, elle demanda :

"D'ailleurs, il me semble m'être présentée, mais je ne connais toujours pas vos prénoms ?"

HRP:
 
Anonymous
Invité
Invité
Dim 28 Avr - 22:20

La situation semblait s’être un peu calmée. « Ouf », avait pensé Solus. Parce que bon, s’énerver, c’était bien, il ne fallait pas se laisser marcher sur les pieds mais... Quand on ne pouvait objectivement pas gagner, il valait parfois mieux prendre sur soi et laisser un peu de leste. Et puis surtout, il tenait à garder un certain confort de vie, d’une manière ou d’une autre. Cela sous entendait de ne pas se détester si fort avec ses colocataires que la cohabitation soit insupportable. Puisqu’il fallait qu’il fasse les concessions lui même, hé bien ! Peut être emmènerait-il la conversation sur un autre chemin, au pire.

C’est à dire qu’il allait, en bon chef/manager/coupable, prendre sur lui pour le moment, même si ça le piquait légèrement au vif de se prendre autant de remarques pour un style de vie qui lui paraissait complètement honnête et désirable. C’est à dire de vivre tranquillement sans se prendre trop la tête. Il ne comprenait pas vraiment les gens qui étaient aussi « stricts » dans leur manière de vivre. Boire un coup leur ferait peut être du bien.

Lorsqu’Arwen trouva et jeta par terre son slip, le lieutenant se sentit un peu honteux quand même. C’est vrai qu’il y avait des limites, quelque part. Ce qui l’embarrassait surtout c’est qu’il ne se rappelait plus de quand datait ce sous vêtement, donc il était potentiellement là depuis un petit moment. Il rougit tout de même un peu, ce qu’il sentit et tenta de contenir en forçant un sourire contrit, comme si ça l’amusait. Il le récupéra d’un leste coup de pied pour le ramener de son côté, en s’exclamant, encouragé par le petit rire d’Athena :

« Ah ! C’était donc là qu’il se trouvait ! Il couvrait sa réelle surprise en affectant une surprise feinte et ironique. Merci, en vérité je le cherchais. Et pour répondre à ta question... Quand j’ai le temps. »

Pour préciser, c’était éminemment faux. Son hygiène corporelle, si elle n’était probablement pas la plus irréprochable de ce royaume, était sans doute au moins correcte, c’est à dire qu’il se lavait régulièrement (lire : quand pas en mission de plusieurs jours dans un coin paumé sans eau pour se laver correctement). Mais il n’avait pas envie de se défendre, d’avoir à se justifier, donc ce n’était pas le propos.

Pour faire bonne mesure, et preuve de bonne volonté également, il avait commencé à ramasser des choses qui traînaient et à les rassembler en plusieurs tas de son côté de la chambre. Ça ferait un simili-tri et il pourrait jeter des choses qu’il voulait balancer depuis un moment mais n’avait jamais eu le courage de le faire, et remettre dans des endroits accessibles ces objets qui avaient atterri dans des endroits improbables alors qu’il en avait besoin, parfois. Franchement, si on regardait du côté positif de la vie, c’était une bonne occasion de faire les choses bien. Pas comme ça qu’il avait pensé effectuer son jour de repos, mais la vie était ainsi faite, n’est ce pas ? On ne choisit pas tout le temps. Solus avait commencé à soigner sa mauvaise humeur carabinée en se forçant à l’auto persuasion.

Mais Arwen ne l’entendait pas de cette oreille.

Quand elle mentionna de rapporter ça à la hiérarchie, Solus se figea sur place. Il était devenu, pendant l’espace de quelques instants, une véritable statue. De petites perles de sueur s’étaient formées sur son illustre front. Son esprit était retombé dans les abîmes sombres et ténébreuses de la noirceur. Son cerveau allait à toute allure. Il rétorqua d’un ton un peu tremblant, prouvant qu’il était un peu nerveux :

« Aaaaah oui, ça, oui, disons que, ah, ils sont souvent très occupés, tu sais. Enfin on est pas obligé d’arriver à ce genre d’extrémités tu sais, le savoir vivre c’est important. En plus en ce moment il n’y a pas beaucoup de rapports papier, mais tout le monde est très occupé, oui. Ne faisons pas ça. »

Son plan machiavélique, il l’imaginait, était d’orienter justement la communication, par des phrases apparemment maladroites, vers les formulaires de réclamation écrits. Solus avait toujours détesté le travail qui consistait à s’enfermer dans un bureau et analyser les différents rapports et problèmes, il l’avait donc toujours esquivé. Mais. Il avait techniquement l’autorité pour les faire, et la personne sur qui il se déchargeait habituellement serait sans doute enchantée de savoir qu’il se mettait à prendre son travail au sérieux. Donc, les jours où Arwen serait particulièrement de mauvais poil, Solus se mettrait sans doute à effectuer ce travail vraiment sérieusement. Histoire de jeter si nécessaire les éventuelles réclamations. Est ce qu’il abusait de son pouvoir ? Oui. N’avait-on pas évoqué plus haut le confort de vie ? C’était important pour lui. Très.

Il allait de ce fait aller chercher de quoi nettoyer (savait-il seulement où tout ça se trouvait ? Il allait probablement mettre un temps gigantesque pour trouver tout ça mais ça n’avait pas d’importance) quand Athena était revenue avec de quoi faire. Il sentit que les choses ne se passeraient peut être pas aussi mal que ce à quoi il s’était attendu. Il poussa un léger soupir de soulagement et ses épaules se détendirent un peu. À côté du tyran Arwen il y avait Athena pour aider un peu !

« Ah ! Oui, nettoyons, oui, bien entendu. Merci pour le coup de main. »

Sa voix n’était pas tout à fait rétablie, parce qu’il était encore, comme on dit dans le jargon, SHOOK par les menaces d’Arwen, qui prenait tout ce qui lui était cher en otage. Du coup, il était vraiment reconnaissant envers cette action pourtant insignifiante d’Athena et avait presque oublié qu’elle faisait partie des aliens intrus sur ce qui était dans le passé sa propriété.

« Mais oui, c’est vrai ! On s’est tellement emballés, ça nous a fait oublié la plus élémentaire des politesses. Je m’appelle Solus Argent, et je suis dans la garde civile. »

Il se retint bien sûr de façon volontaire d’évoquer son rang. Ça pouvait mettre son plan à mal si Arwen découvrait qu’il avait des responsabilités et des pouvoirs.

Tout de même, devant tout ce travail, il était un peu perdu. Autant il pouvait imaginer des plans d’action pour pénétrer dans un repaire de monstres ou de bandits, pour gérer les patrouilles de quelques types de façon relativement efficace, ou pour tabasser des trucs, autant le plan d’action « nettoyer la chambre un peu grande en bordel depuis la création de l’univers », il n’était pas compétent. Du coup, au lieu de commencer à travailler, il était un peu... Immobile. Trop, peut être. Il sentait la pression Arwenienne monter, ce n’était pas bon. Elle allait lui jeter un sceau ou quoi et ils allaient devoir se battre. Il se retourna plutôt vers eux en faisant un appel à la pitié tel que suit :

« Bon euh, hum, je propose que je commence par désencombrer un peu, ouais, genre. Trier. Ça doit être ça le début, je crois. Allez hop Solus on y va. »

Et sur ces mots, continuer ses tas en libérant les parties réservées maintenant aux deux femmes.
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